Pléthore de candidats à la reprise de Cesky Telecom

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L'heure est à l'expansion hors des marchés matures pour les opérateurs télécoms. Pour preuve, la bataille que se livrent actuellement certains d'entre eux en République tchèque. Mardi, un dernier candidat s'est déclaré pour la reprise des 51,1% de Cesky Telecom mis en vente par l'Etat et dont l'appel d'offre se terminait aujourd'hui à midi. Swisscom a donc fait savoir que la prise de contrôle de l'opérateur tchèque l'intéressait, sans préciser aucun détail sur son offre. Swisscom entre ainsi en compétition avec Telefonica, Belgacom et France Télécom, l'opérateur français ayant présenté son offre dans le cadre d'un consortium auquel se sont associés les fonds Blackstone Group, CVC Capital Partners et Providence Equity Partners. Ces trois derniers ont confirmé de manière officielle leur candidature à l'appel d'offre dans la foulée du groupe suisse. Selon les sources de marché, le montant de l'opération est évalué à environ 3 milliards d'euros.La décision concernant cette vente sera discutée demain lors d'une commission interministérielle chargée de recommander le vainqueur. "Nous n'informerons sur les dossiers qu'après la réunion mercredi de la Commission", a affirmé à l'AFP Petra Krainova, la porte-parole du Fonds de la Propriété Nationale (FNM), administrateur de la vente. "Les recommandations de la commission seront connues mercredi dans la soirée ou durant la nuit."Selon le premier ministre tchèque Stanislas Gross, le premier critère de choix résidera dans le prix de vente, cette vente s'inscrivant dans la volonté du gouvernement de lever de l'argent afin de soulager les finances publiques.L'affluence de candidats européens du secteur s'explique par leur besoin de trouver des relais de croissance, alors que l'Europe occidentale parvient peu à peu à maturité. Et ce dans les communications fixes comme mobiles. Il y a deux semaines, Vodafone annonçait la reprise de 79% de MobiFon en Roumanie et de 100% d'Oskar Mobile en République tchèque, le tout pour 1,8 milliard de livres (3,5 milliards de dollars) en cash. Le premier opérateur mobile européen poursuivait ainsi une stratégie dont les premiers sillons avaient déjà été tracés. De fait, il était déjà présent en Hongrie, en Albanie, en Grèce et en Pologne.

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