"Le rejet de la Constitution crée un jeu d'arbitrage sur les marchés"

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latribune.fr- Quel est l'impact du non sur les marchés?Thierry Cantet- Les marchés étaient déjà en partie préparés à un rejet de la Constitution par les Français. Les sondages montraient le non comme gagnant. Ainsi, outre la baisse de l'euro face au dollar, on a assisté à une sous-performance des actions européennes depuis les deux derniers mois. Enfin, on constate que les marché de l'Europe de l'Est ont fait moins bien que ceux de l'Ouest.Pourquoi y a-t-il un impact boursier, alors que l'échec de la ratification de la Constitution ne signifie pas la fin de l'Europe?Les sociétés françaises sont très internationales, et leurs comptes de résultats ne sont pas touchés par le non. En revanche, on assiste sur les marchés à un jeu de prime de risque. Ainsi, des arbitrages se feront aux dépends de la France, qui se trouve dans un état de paralysie et d'incertitude, dans l'attente d'un nouveau gouvernement et de mesures de réformes.A l'inverse, l'Allemagne devrait profiter de cet arbitrage, puisqu'elle s'est clairement engagée sur la voie de réformes profondes. De même, la Grande-Bretagne, beaucoup moins engagée dans le processus européen, devrait profiter de ce jeu de prime de risque sur les marchés.Jusqu'à quand cette situation devrait-elle durer?Il est à redouter que la pression sur les marchés continue jusqu'à ce que la France applique réellement des réformes...

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