Gazprom autorisé à concurrencer GDF dans l'Hexagone

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Premier producteur et exportateur mondial de gaz, Gazprom ne fait plus mystère de ses ambitions en Europe. Alors que le vieux continent lui achètera cette année 145 milliards de m3 de gaz, soit 27% de ses approvisionnements, "nous voulons exporter 180 milliards de m3 d'ici à 2010", a indiqué le directeur des affaires internationale de Gazprom, Stanislav Tsygankov, de passage à Paris.Plus surprenant, le groupe veut devenir lui-même fournisseur. "Dans le cadre de la libéralisation en cours, notre objectif est de couvrir, à terme, 10% du marché français", a-t-il confié à La Tribune. Le géant russe en a les moyens juridiques: il vient d'obtenir l'autorisation officielle d'y vendre du gaz naturel avec l'arrêté signé le 14 novembre par la Direction de la demande et des marchés énergétiques (Dideme) du ministère délégué à l'Industrie.Sur un marché ouvert depuis le 1er juillet 2004 à toutes les entreprises - et avant la possibilité qui sera offerte le 1er juillet 2007 aux particuliers de faire jouer la concurrence -, l'arrivée de Gazprom marque l'entrée en lice d'un acteur de poids. Loin derrière GDF (80% du marché), le Russe viendrait d'emblée disputer son deuxième rang à Total (10%) qui devance Suez, BP et Eni (5% à eux trois). Seule limite à l'offensive, "nous avons des contrats à long terme en cours avec Gaz de France", explique le directeur international de Gazprom qui fournit aujourd'hui 21% du gaz vendu par le groupe français, derrière la Norvège (27%) mais devant les Pays-Bas (16%) et l'Algérie (14%). "Il ne s'agit pas, tempère-t-il, d'aller vendre en direct aux clients de GDF. Mais à chaque fois que l'un d'eux voudra changer de fournisseur, il sera une opportunité pour nous".

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