Le luxe donne un coup de fouet aux ventes de PPR

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PPR a amorcé il y a plusieurs mois un virage délicat en décidant de se concentrer sur le luxe et la distribution grand public. Depuis, les avis sont partagés quant à ces orientations. Mais aujourd'hui, au vu de son bilan annuel d'activité, le groupe se dit conforté dans ses "choix stratégiques". C'est que le luxe a été son véritable moteur au cours des derniers mois de l'exercice 2004. Pour preuve, sur novembre et décembre, les ventes de ce pôle ont progressé de 17,1%, d'après Serge Weinberg, le président du directoire.Conséquence, PPR a battu les pronostics du marché au quatrième trimestre 2004. Ses ventes ont dépassé les 7,2 milliards d'euros, alors que le marché visait un chiffre plus proche de 7 milliards. Mais pour analyser ces chiffres, il convient d'effectuer de nombreux retraitements. Car le visage du groupe a changé entre l'intégration de Gucci dans le luxe ou encore la sortie de Rexel de son périmètre. C'est pourquoi PPR publie en marge de ces données brutes un chiffre d'affaires à données comparables.Dans cette configuration, les ventes ne sont plus que de 6,77 milliards d'euros (+6,3%) car, en données brutes, le quatrième trimestre du pôle luxe intègre notamment des ventes sur cinq mois afin d'harmoniser les dates de clôture d'exercice des différentes entités. Si sa croissance (5% en comparable) est moins spectaculaire que celle du luxe (10,6%), le pôle distribution grand public (Fnac, Conforama...) représente tout de même la majeure partie de ces ventes, avec 4,5 milliards de chiffre d'affaires.Ce niveau d'activité de 6,77 milliards intègre également Rexel cédé le 10 décembre. En l'excluant, c'est-à-dire en prenant ce que le groupe nomme le "nouveau PPR", le chiffre d'affaires ressort à 5,3 milliards d'euros (+5,8%).Sur l'ensemble de l'année, la lecture des chiffres est aussi complexe. En données brutes, PPR accuse une légère érosion de ses ventes (à 24,21 milliards d'euros), en raison de la cession de plusieurs activités en 2003. En revanche, en données comparables, les taux de croissance sont dans la lignée de ceux du quatrième trimestre. La progression est de 6% en comprenant Rexel et de 6,4% (17,26 milliards d'euros) pour le nouveau PPR.Jeudi soir, le titre recule de 0,12%, à 80,90 euros.

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