Lufthansa garde confiance malgré la hausse des coûts de carburant

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Le kérosène coûte de plus en plus cher, mais Lufthansa pense être capable d'absorber ces surcoûts. Le transporteur allemand s'est en effet montré relativement confiant en faisant le point sur le premier trimestre.Bien sûr, le contexte n'est guère favorable. "La situation du secteur aérien dans le monde entier continue à être difficile. Les surcapacités pèsent de manière persistante sur les revenus. En outre, nous continuons à tabler sur un maintien des prix des carburants à un niveau élevé", a noté le groupe. La facture énergétique a ainsi gonflé de 35% à 458 millions d'euros au premier trimestre. Et elle devrait s'avérer plus élevée que prévu sur l'ensemble de l'année. Même si Lufthansa dit avoir envisagé des couvertures jusqu'à 60 dollars le baril, la facture pourrait grimper à 2,5 milliards d'euros sur l'année au lieu des 2,2 milliards initialement envisagés. En 2004, les coûts de carburant avaient été de 1,8 milliard.Toutefois, l'Allemand affirme pouvoir amortir cette envolée ainsi que les coûts d'intégration de Swiss, vus à 101 millions d'euros en 2005. "Lufthansa va largement compenser ces charges grâce à une gestion très précise des capacités", qui sera accompagnée d'une poursuite de la réduction des coûts. Après les 378 millions économisés en 2004, l'objectif est de réduire les frais de 402 millions d'euros en 2005. Or, les résultats trimestriels publiés mardi soir montrent que la compagnie a déjà fait un pas dans cette direction. Les coûts ont été allégés de 137 millions d'euros entre janvier et mars, ce qui donne depuis le début de 2004 un cumul de 515 millions d'euros pour un objectif cumulé de 780 millions à fin 2005 et de 1,2 milliard à fin 2006."Nous sommes sur la bonne voie", a donc fait remarquer Wolfgang Mayrhuber, le président du directoire. En tout cas, ces économies ont permis une réduction significative de la perte opérationnelle sur le premier trimestre, traditionnel point bas pour le groupe. De 116 millions d'euros début 2004, le déficit a été ramené à 26 millions d'euros et ce malgré une stagnation des revenus à 3,9 milliards d'euros. Les analystes visaient des pertes de 88 à 94 millions d'euros selon les consensus."Dans ces conditions, nous pensons pouvoir atteindre un résultat d'exploitation au niveau de l'an dernier", souligne la compagnie qui avait dégagé un bénéfice opérationnel de 383 millions d'euros en 2004.La Bourse se veut rassurée. En fin de journée, l'action grimpe de 1,4% dans un marché indécis. Les investisseurs passent donc sur la chute du résultat net, de +62 millions à -116 millions d'euros. Il est vrai que cet indicateur apparaît moins significatif: l'an passé il avait été gonflé par la cession de parts dans Amadeus.

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