DoubleClick racheté pour 1,1 milliard de dollars

Malgré la reprise des investissements publicitaires sur Internet, DoubleClick ne pouvait continuer sa route seul. Il y a six mois, la régie spécialisée dans la publicité en ligne avait mandaté la banque Lazard Frères pour "évaluer toutes les options". Ce lundi, elle a accepté une offre de rachat de la part du fonds Hellman & Friedman pour un montant de 1,1 milliard de dollars.Dans le détail, le fonds propose de racheter les actions DoubleClick à 8,50 dollars l'unité. C'est un peu en-dessous des 8,57 dollars affichés en clôture vendredi. Mais, profitant d'informations de presse sur une offre imminente, le titre avait bondi de plus de 16% jeudi dernier. L'offre fait donc ressortir une prime de 15,6% sur le cours de mercredi, avant l'envolée spéculative.Le cas DoubleClick est symbolique de l'odyssée des valeurs Internet ces dernières années. Entrée en Bourse en 1998 à un prix de 4,25 dollars, l'action s'est envolée au début de l'année 2000 jusqu'à un pic de 134 dollars. La suite a naturellement été moins rose, avec une chute vertigineuse qui l'a entraînée tout près des 4,50 dollars en 2002.Certes, contrairement à nombre de groupes de la sphère Internet, DoubleClick a survécu. Mais la tempête qu'il a traversée a laissé des traces. L'an passé, alors même que les dépenses publicitaires en ligne ont rebondi de 30%, ses tarifs sont restés sous pression. Conséquence: le résultat a à peine dépassé les 37,5 millions de dollars. Insuffisant pour envisager l'avenir avec sérénité, d'autant que le premier trimestre 2005 n'a guère témoigné de progrès. Le résultat n'a pas dépassé le million d'euros, en raison - il est vrai - des coûts liés à la recherche d'un acquéreur.Avec Hellman & Friedman, DoubleClick a donc trouvé un partenaire pour asseoir son développement, que ce soit dans ses activités classiques de régie ou de marketing. "Nous sommes impatients de travailler avec les équipes de DoubleClick afin d'aider la société à profiter de ses opportunités de croissance à la fois dans la publicité en ligne et dans ses activités de bases de données", a précisé le directeur du fonds, Philip Hammarskjold. Reste à savoir quel accueil les actionnaires feront à cette offre.

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