L'Australie pèse sur la croissance de Pernod Ricard

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Même si pour Pernod Ricard, 2004 est un "bon cru", le marché en attendait davantage. Le groupe français de vins et spiritueux, propriétaire notamment des whiskies Chivas et Glenlivet, a publié un chiffre d'affaires consolidé de 3,7 milliards d'euros, en hausse de 1,1% d'une année sur l'autre. Certes, ce chiffre reflète une croissance organique solide de 5,8% sur un an de la division vins et spiritueux. Mais si ces résultats ont été obtenus grâce à "l'excellente performance des spiritueux" - croissance interne de 6,7% -, l'année a été marquée par un ralentissement de la croissance interne de la zone Asie au quatrième trimestre. Après des croissances internes de 12,9% au premier trimestre, 13,4% au deuxième et 24% au troisième, le quatrième trimestre 2004 n'a affiché qu'une croissance interne de 1,5%!En effet, outre la Chine qui continue de profiter de l'engouement pour les spiritueux haut de gamme (Chivas en tête), l'Australie a pesé sur les ventes de la zone Asie-Pacifique: l'activité des vins y a reculé de 13% au quatrième trimestre par rapport à l'année précédente. "L'Australie a été une déception en fin d'année", avoue Patrick Ricard, le président du groupe, qui ajoute que "des mesures seront prises" au sujet de cette activité.Mais cette n'est pas la seule à être sous pression: la Corée et le Japon demeurent des marchés difficiles pour le groupe, surtout en fin d'année. Confiant vis-à-vis du Japon, où la rentabilité est solide, Pernod Ricard va réorienter sa stratégie en Corée, pour se recentrer sur des produits plus modernes au détriment de produits traditionnels. Pour leur part, les autres zones géographiques résistent. La France est stable en 2004 et le reste de l'Europe affiche une croissance interne de 3,5% avec des résultats contrastés, marqués notamment par des ventes faibles en Espagne et en Italie. De son côté, la zone "Amériques" affiche une croissance interne de 8% sur l'année, marquée par une accélération (+12,5%) au quatrième trimestre. Reste que ces chiffres ne suffisent pas pour orienter le titre à la hausse le jour de la publication. Et si Pernod Ricard confirme par ailleurs ses objectifs de croissance du résultat opérationnel pour l'exercice 2004 (entre +8 et +10%), l'action recule toutefois à la clôture de 1,84% à 106,60 euros.

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