Le rachat de PeopleSoft pèse sur les comptes d'Oracle

Nul doute que la phase d'expansion dans laquelle se trouve Oracle va lui donner une nouvelle dimension. Il n'empêche qu'à court terme, elle n'est pas sans conséquence. En témoignent les chiffres du troisième trimestre (à fin février) de l'éditeur de logiciels, grevés par l'intégration de PeopleSoft.Outre les coûts judiciaires attachés à la bataille de 18 mois qui a entouré cette reprise, Oracle explique - sans donner de détails - qu'il a dû procéder sur la période à l'amortissement d'actifs incorporels liés à cette acquisition et inscrire des provisions pour le paiement des indemnités de départ des personnes licenciées.Conséquence: le bénéfice net des trois mois écoulés a chuté de 15%, passant de 635 millions à 540 millions de dollars, alors même que les ventes ont progressé de 18% à 2,95 millions de dollars.Pour autant, les chiffres délivrés par l'éditeur ne sont pas catastrophiques. En excluant les éléments exceptionnels, le bénéfice a gagné 25% à 814 millions de dollars. A 16 cents par action, il est même supérieur aux attentes du marché de 15 cents par action. Se déclarant "extrêmement satisfait" de ce résultat, Oracle s'est de surcroît permis de relever très légèrement sa prévision annuelle. Hors exceptionnels, le résultat à fin mai devrait ressortir entre 64 et 65 cents par action et non plus autour de 62 cents. Jusqu'ici, les analystes espéraient un chiffre de 63 cents par action.A la direction financière, Safra Catz a aussi tenu à assurer que les opérations de rachat de la taille de PeopleSoft n'étaient plus à l'ordre du jour. Après cette bataille qui a tenu les marchés en haleine pendant plusieurs mois et le rachat annoncé hier de Retek pour 670 millions de dollars (voir ci-contre), Oracle devrait donc maintenant s'attacher à soigner sa rentabilité.Les investisseurs sont néanmoins restés prudents. L'action - qui se traite à une valorisation inférieure à celle de beaucoup de ses concurrents dont SAP - trébuchait de 0,16% deux heures après l'ouverture de Wall Street. Peut-être le marché veut-il maintenant des résultats. Peut-être a-t-il été également déçu par les ventes. Car, même s'il prétend avoir pris des parts de marché à IBM, Oracle n'a pas atteint les 3,05 milliards de chiffre d'affaires visés par les analystes.

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