Galileo : l'exploitant n'est toujours pas choisi

Une nouvelle fois, la question n'a pas été tranchée. Les deux consortiums en compétition pour l'exploitation du GPS européen Galileo restent en lice en attendant de nouvelles négociations, d'après les annonces faites mardi par la Commission européenne. "La Commission européenne a pris note de la décision de l'entreprise commune Galileo d'entamer avec les deux candidats encore en lice les négociations du contrat de concession". L'entreprise publique européenne Galileo JU a encore une fois renoncé, à ce stade, à départager les deux consortiums, que sont iNavSat (EADS, Thales) et Eurely (Alcatel, Finmeccanica). "Les deux consortiums ont substantiellement amélioré leur offre originale" et ont tous les deux "démontré leur capacité à devenir concessionnaire", explique le président de l'entreprise l'Allemand Rainer Grohe dans un communiqué. Des négociations sur des aspects plus sensibles du contrat d'exploitation vont ainsi être entamées. Le contrat de concession doit déboucher avant la fin de l'année. A l'origine, un exploitant devait être choisi à la fin du mois d'octobre 2004, mais le choix n'avait pu être fait et les candidats en lice avaient dû refaire une proposition affinée en janvier. Une décision encore une fois reportée. Galileo espère maintenant que le choix avec le candidat apte à mener les "négociations finales" sera fait dans les trois mois. "Non seulement la procédure de sélection ne prend aucun retard, mais les négociations menées en parallèle avec les deux candidats vont au contraire, compte tenu de la concurrence entre eux, permettre de progresser plus vite que si les négociations n'étaient menées qu'avec un seul consortium", a tenté de rassurer la Commission.A cette annonce, EADS s'est dit "très déçu" craignant que le délai supplémentaire de réflexion de trois mois que s'est donné l'entreprise Galileo JU n'entraîne "une augmentation des coûts et des retards pour le programme." Le consortium élu obtiendra un contrat d'exploitation de 20 ans. La Commission européenne avait estimé les recettes commerciales potentielles à 500 millions d'euros par an à l'horizon 2020. Mais le concessionnaire devra aussi apporter un investissement d'1,4 milliard d'euros, soit les deux tiers environ du coût de déploiement du système de 30 satellites (2,1 milliards d'euros), le reste (700 millions d'euros) étant fourni par le budget européen.

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