Premiere revoit ses prétentions à la baisse

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L'opération sera importante, mais de moindre ampleur qu'initialement prévu, pour la Premiere qui fait son entrée sur les marchés financiers le 9 mars prochain. La chaîne allemande s'introduira ainsi à Francfort dans une fourchette de prix comprise entre 24 et 28 euros. Cela représente une valorisation totale allant de 1,97 à 2,3 milliards d'euros, selon les calculs de Bloomberg. Au départ, les études des banques chiffraient sa valeur entre 2,1 et 3,5 milliards d'euros (lire ci-contre). La période de souscription démarre le 23 février et devrait s'achever le 8 mars, veille de l'introduction.La chaîne et ses actionnaires mettront 42,1 millions de titres sur le marché dans un premier temps, soit une levée de fonds totale de 1,18 milliard d'euros. Une option de surallocation est prévue portant sur la cession de 5,5 millions de titres supplémentaires. Au final, si l'option de surallocation est exercée, 51,3% du capital de la chaîne sera coté à Francfort tandis que ses dirigeants visent dans une période de 12 à 18 mois une entrée au sein du MDAX, l'indice des valeurs moyennes de la Bourse allemande. A elle seule, Premiere proposera 12 millions d'actions nouvelles et lèvera donc au maximum 336 millions d'euros. Permira devrait réduire de plus de moitié sa part dans Premiere ramenant sa participation à 23,7% contre 55% jusque là. De son côté, le holding de Georg Kofler fera passer sa part de 20,5 à 13,9% tandis que les banques HVB et Bayerische Landesbank réduiront leur participation à 4,3% chacune, contre 10% détenus actuellement. Premiere compte utiliser les fonds levés pour rembourser une partie de sa dette: la chaîne veut remener son fardeau financier entre 150 et 200 millions d'euros, alors qu'il était encore de 431 millions d'euros fin 2004. Après avoir frôlé la faillite il y a trois ans, l'ancien fleuron du groupe Leo Kirch a connu un redressement spectaculaire. La chaîne est passée d'un déficit brut d'exploitation de 775 millions d'euros en 2001 à un excédent de 83 millions en 2004, même si la perte nette est encore importante à 80,6 millions. Mais pour les banques, CSFB et UBS, Premiere devrait porter sa marge brute de 8,4% à près de 25% en 2009, proche de celle de ses homologues britannique BSkyB et espagnol Sogecable.

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