Piratage de logiciels, un avenir radieux

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Fléau planétaire dans les nouvelles technologies, le piratage n'est pas près de ralentir, en particulier dans le logiciel. C'est ce que révèle une étude concoctée par le cabinet IDC et commandée par la Business Software Alliance, une association industrielle. Les dépenses mondiales en matière de logiciels devraient atteindre 300 milliards d'ici cinq ans tandis que dans le même temps la valeur des solutions piratées pourrait augmenter jusqu'à 200 milliards de dollars. "A mesure qu'Internet et surtout le haut-débit se développent, le piratage potentiel s'accroît", écrit l'étude. Plus d'un tiers des logiciels installés dans les ordinateurs à travers le monde sont des outils pirates. En 2004, le chiffre d'affaires généré par les logiciels était de 59 milliards de dollars, bien en dessous de la valeur du total des outils installés, qui, elle, atteignait 90 milliards de dollars. Point positif, le taux de piratage a reculé d'un point à 35% dans le monde.A eux seuls, les Etats-Unis, le Canada et l'Union européenne ont représenté plus de la moitié des outils illégaux l'an passé. Le taux de piratage a reculé dans ces zones de deux points à 39%, mais en valeur absolue il est passé à 15,7 milliards de dollars. En Europe, la palme revient à la France où le taux de piratage atteint 45%, en raison du nombre très élevé de petites entreprises, plus enclines à utiliser des outils illégaux. En revanche, le niveau de piratage a augmenté de 3 points en Amérique latine et a atteint 53% en Asie. Les deux champions en la matière sont la Chine et le Vietnam où 90% des logiciels recensés étaient des copies pirates. Faisant appel aux gouvernements, l'étude assure qu'une réduction de 10 points du niveau d'illégalité permettrait de créer 1,5 million d'emplois et augmenterait de 64 milliards de dollars les taxes issues des ventes.

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