Compass insatisfait de ses performances

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Compass ne voit pas encore le bout du tunnel. Engagé dans une passe difficile depuis son sévère avertissement de septembre 2004, le groupe vient de délivrer des résultats semestriels (à fin mars) qui ne parviennent toujours pas à convaincre.En fin de journée, le titre chute de plus de 5,6% à Londres et le directeur général Michael Bailey s'est dit lui-même "insatisfait" de la performance récente du groupe de restauration. Il faut dire que la rentabilité se dégrade à vue d'oeil.Pendant que le chiffre d'affaires progressait de 5,9% à 6,19 milliards de livres, le résultat opérationnel (avant goodwill) a chuté de 5,2% à 328 millions de livres. La faiblesse du dollar a beau être responsable d'une partie de la chute, elle n'explique pas tout. En tout cas, la marge a souffert, passant de 6,1% à 5,4%.La tendance est à peu près la même au niveau du résultat imposable, tombé de 282 à 260 millions de livres. Reste que les analystes ne se sont pas fait surprendre - ils s'attendaient à un chiffre équivalent -, le groupe ayant averti fin mars que son bénéfice du premier semestre serait amputé "compte tenu du fait que certains contrats militaires [au Proche-Orient] ont été remplacés par des activités de maintien de la paix, aux marges inférieures" (voir ci-contre).Si ce premier semestre a été nuancé, le groupe ne s'attend pas plus à briller sur l'ensemble de l'exercice, preuve qu'il est encore convalescent. La prévision d'une hausse de 6% du chiffre d'affaires (en comparable) a été maintenue, mais le ratio de retour sur capitaux employés devrait chuter par rapport aux 6,4% de 2004. La génération de liquidité devrait quant à elle être comprise entre 350 et 370 millions de livres. Ce n'est donc que plus tard que Compass devrait être en mesure de passer à la vitesse supérieure. A moyen terme (2006-2008), le Britannique espère améliorer de 100 points de base son ratio de retour sur capitaux et dégager 1 milliard de livres de liquidités. Mais après la crise de confiance engendrée par l'avertissement de septembre dernier (le titre avait perdu 25% en une journée), la communauté financière aura certainement du mal à croire le groupe sur parole.

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