Veolia s'éloigne encore un peu plus de Vivendi

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La présence de Vivendi Universal dans le capital de Veolia Environnement s'efface encore un peu plus. L'ancienne maison mère de Veolia a en effet engagé avec la Société Générale la "résiliation anticipée de la structure dérivée" mise en place avec la banque en décembre 2004. Cette cession porte sur 5% du capital de la compagnie présidée par Henri Proglio, soit environ 18,3 millions de titres qui retournent de fait sur le marché, dans le cadre d'une procédure de placement accélérée. Du coup, en Bourse, cet afflux de papier se traduit pour Veolia Environnement par un repli technique de 1,67% à la clôture.Vivendi et la Société Générale avaient mis en oeuvre une structure dérivée complexe qui permettait à Vivendi de bénéficier de toute hausse de l'action Veolia pendant trois ans tout en limitant à 3% son risque de moins-value (voir ci-contre). Vivendi avait ainsi déjà techniquement cédé ces titres 7,5% du capital de Veolia en 2004 à la Société Générale. Le solde de la participation détenue par la banque peut encore être mise sur le marché, à la demande de Vivendi, dans un délai de deux ans. "Cette opération permet au groupe Vivendi Universal de capitaliser sur la dynamiqueboursière du titre Veolia Environnement tout en mettant fin, sur son compte de résultat,dans le cadre des normes IFRS, à la source de volatilité potentielle liée à cet instrumentdérivé", explique Vivendi Universal dans un communiqué, diffusé hier, tard dans la soirée. Par ailleurs, cette opération devrait rapporter à Vivendi 140 millions d'euros de produit net de primes. Elle se traduira également par un produit financier net d'environ 115 millions d'euros dans ses comptes 2005. Globalement, la cession par Vivendi de 15% du capital de Veolia depuis près d'un an lui a permis de récolter la modique somme de 1,5 milliard d'euros.Pour Veolia, cette cession de titres par la banque Société Générale (qui conserve encore 2% du capital du groupe à placer) traduit une nouvelle avancée vers son indépendance et surtout vers la stabilisation de son cours, toujours sous la menace d'un retour de papier sur le marché. Le groupe reste d'ailleurs encore lié à Vivendi Universal, qui détient toujours 5,3% du capital de la société, soit 21,5 millions de titres. Vivendi s'est engagé à ne pas céder ces titres dans un délai de trois mois.

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