Le CAC 40 réduit ses pertes à la clôture

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Paris a encaissé tout au long de la séance, et s'est relevé juste avant la clôture. Parti en baisse au lendemain des fortes pertes de Wall Street, le marché a accusé l'annonce d'une hausse plus forte que prévu des prix à la production en juillet aux Etats-Unis, puis celle d'une augmentation de stocks de pétrole moins forte que prévu. Mais la bonne tenue des marchés américains, puis un retournement de Total dans le vert ont soutenu la place parisienne.A la clôture, le CAC 40 cède 0,11% à 4.439,63 points, après un plus bas en séance à 4.410,46 points, dans des volumes de 2,9 milliards d'euros traités sur l'indice. A Francfort, le Dax recule de 0,25%. A Londres, le Footsie plie de 0,56%. A New York, le Dow Jones progresse de 0,37% à 10.552,86 points. L'euro, qui est repassée ce matin sous le seuil de 1,23 dollar, cote 1,2296 à la clôture, contre 1,2343 au moment où Paris fermait ses portes hier.Sur le front macro-économique, les données des prix à la production de juillet ont déçu les opérateurs. Ils ont augmenté de 1% au mois de juillet aux Etats-Unis, après la stabilité enregistrée au mois de juin. Le consensus tablait sur une augmentation de 0,5% des prix pour la période. Sur un an, la hausse ressort maintenant à 4,6%. Hors alimentation et énergie, les prix sont en augmentation de 0,4%, contre +0,1% attendu, et de 2,8% en rythme annuel. Sur le front du pétrole, les stocks hebdomadaires sont ressortis très inférieurs aux attentes aux Etats-Unis. Pour la semaine écoulée, les stocks de pétrole brut ont augmenté de 300.000 barils seulement, tandis que ceux d'essence, les plus surveillés, ont chuté de 5 millions de barils. Le consensus de marché tablait sur une hausse de 1,2 million de barils de pétrole brut sur la semaine et sur une baisse de 1,4 million de barils pour ce qui concerne l'essence. Face à ces deux statistiques, les cours du baril de pétrole ont poursuivi leur reflux sous les 66 puis 65 dollars, pour s'échanger 64,80 dollars.En France, le déficit commercial s'est aggravé au mois de juin, à 1,19 milliard d'euros, contre 1,25 milliard d'euros en mai. Les exportations ont reculé de 1,16% à 29,76 milliards, tandis que les importations pliaient plus fortement encore (-2,48%), à 30,96 milliards. Le déficit commercial cumulé sur les six premiers mois de l'année s'élève à 11,19 milliards d'euros.L'actualité est très peu fournie du côté des entreprises. Hier, après la clôture des marchés, Ipsos a publié son chiffre d'affaires du premier semestre. Les facturations ressortent à 321,8 millions d'euros, en hausse de 12,5% et en progression organique de 7,8%. Elle est cependant en légère décélération par rapport à celle affichée au premier trimestre, de 12,9% à données publiées et de 8,2% sur une base organique. Ipsos maintient son objectif annuel d'une croissance organique supérieure à celle enregistrée en 2004, qui avait été de 7,5% et devrait donc approcher des 8%, supérieure à celle du marché, qui est attendue aux alentours de 5%. Le titre cède 0,71% à 91,35 euros.Adecco a pour sa part annoncé ce matin un bénéfice trimestriel de 100 millions d'euros, en hausse de 5%, pour un chiffre d'affaires en progression de 6%, à 4,54 milliards. Le groupe d'intérim prévoit une croissance égale, voire supérieure au marché pour la suite de l'exercice, avec un objectif d'amélioration des marges à moyen terme. Mais les objectifs en la matière ne seront pas tenus cette année. L'action plie de 4,84% à 40,10 euros.En revanche, Essilor est soutenu par un changement de recommandation favorable de la part des analystes de CA Cheuvreux, qui passent de sous-performance à surperformance sur le titre, avec un objectif de 66 euros. Essilor avance de 1,96% à 59,80 euros. Au même chapitre des modifications d'opinion, UBS est revenu à neutre sur Air Liquide (-0,49% à 143,50 euros) mais vise 160 euros.Ambroise EcorchevilleCopyright Invest

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