Le CAC 40 finit en sourdine une année en fanfare

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De peur peut-être d'un dérapage incontrôlé, Paris a freiné en cette dernière séance de l'année. Dès les premiers échanges en effet, la séance a été placée sous le signe des prises de bénéfice. Elles ont été générales, n'épargnant que Pernod Ricard, en très légère hausse à la clôture. L'ouverture en baisse de Wall Street, sur des craintes de ralentissement économique trop prononcé en 2006, a poussé l'indice à ses plus bas. Moins de 2 milliards d'euros ont toutefois été échanges sur les valeurs du Cac 40, en l'absence d'une partie des investisseurs pendant la trêve des confiseurs, et après la clôture anticipée de Londres et Francfort en début d'après-midi. Au final, l'indice n'en clôture pas moins sur une progression annuelle de 23,4%. Il signe ainsi une troisième année consécutive de hausse, et sa plus belle performance depuis celle de la folle année 1999. Il retrouve également son niveau de l'été 2001, avant les terribles attentats du World Trade Center, à New York.A la clôture, le Cac 40 recule de 1,21% à 4.715,23 points dans un volume d'affaires étriqué de 1,95 milliard d'euros traités sur les valeurs de l'indice. A Londres, le Footsie a clôturé à 13 heures 30 sur un recul de 0,35% à 5.618,8 points, soit une progression de 16,4% sur l'ensemble de l'année, tandis qu'à Francfort, le Dax a clôturé sur une perte de 0,96% à 5.406,25 points, soit une hausse annuelle de 27%. En très légère baisse sur un an, le Dow Jones lâche 0,48% à 10.732,87 points.L'échéance février sur le brut léger américain cède 28 cents à 60,10 dollars le baril sous l'effet de prises de bénéfices après une hausse de 2,16 dollars en deux jours. Hier, les cours ont été soutenus par la baisse plus forte que prévu des stocks de produits distillés et d'essence aux Etats-Unis la semaine dernière, ainsi que par la perspective d'une réduction de la production de l'Opep fin janvier.Le dollar se reprend à 1,1840 pour 1 euro dans un marché essentiellement animé par des ajustements de positions de fin d'année. Le billet vert affiche un gain d'environ 15% face au yen et à l'euro depuis janvier, soit sa première progression annuelle depuis 2001.Les quatre plus grandes capitalisations du Cac 40 sont celles qui ont le plus pesé sur l'indice. Axa recule de 2,22% à 27,26 euros, affecté par des dégagements après un gain de plus de 50% depuis le début de l'année. Sanofi-Aventis, qui affiche une hausse annuelle de plus de 25%, cède pour sa part 1,73% à 74 euros, Total perd 0,84% à 212,20 euros après un bond de plus de 30% depuis janvier, et BNP Paribas recule de 1,16% à 68,35 euros pour terminer sur une progression annuelle supérieure à 28%. Soitec abandonne 1,52% à 13,63 euros après une progression d'environ 165% cette année. L'américain MEMC Electronic materials a également porté plainte hier contre le fabricant français de plaques de silicium pour violation de ses brevets en Europe. Soitec avait assigné MEMC devant un tribunal du Delaware en novembre afin d'obtenir un jugement de non-contrefaçon.Le Crédit Agricole baisse de 2,31% à 26,61 euros. La banque verte et quelque quarante membres de la famille Taittinger envisagent de racheter la marque de champagne éponyme, après l'avoir vendue l'an dernier, écrit le Wall Street Journal. Starwood Capital, qui avait acquis Taittinger et Société du Louvre pour environ 3,5 milliards de dollars en juillet, envisage de vendre la marque pour plus de 592 millions de dollars, afin de se concentrer sur les hôtels, ajoute le quotidien.EADS plie de 2,06% à 31,90 euros. Le titre affiche une progression de plus de 50% cette année, la troisième plus forte du Cac 40. Le groupe de défense et d'aéronautique et ThyssenKrupp ont enfin bouclé le rachat de l'allemand Atlas Electronik. La vente s'est faite pour 145 millions d'euros. Les engagements sur les retraites, qui s'élèvent à 72,4 millions d'euros, resteront à la charge d'Atlas à l'issue de l'opération. Par ailleurs, le Congrès américain a retiré la clause anti-Airbus du projet de budget du Pentagone, remettant ainsi l'avionneur européen en selle pour un appel d'offres portant sur environ 500 avions ravitailleurs, écrit le Financial Times.Enfin, la Société Générale plie de 0,95 % à 103,90 euros. Selon la presse de ce vendredi, l'américain Citigroup aurait été préférée à la banque françaises pour prendre 85% du capital du chinois Guangdong Development Bank, pour 3,2 milliards de dollars.Ambroise ErcochevilleCopyright Invest

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