Lancement réussi pour le premier satellite de Galileo

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Baptisé Giove A, le premier satellite du système européen de localisation Galileo a été lancé avec succès ce matin à 5h19 GMT sur le cosmodrome de Baïkonour, dans le Kazakhstan, par une fusée Soyouz. Quelques minutes après le lancement, la séparation des étages du lanceur s'est déroulée normalement. Et 3h40 plus tard, le satellite a été placé sans problème sur son orbite définitive, à 23.000 km de la Terre. En début d'après-midi, l'ESA (Agence spatiale européenne), qui pilote le programme avec l'Union européenne, a du coup pu affirmer que la mission est un succès. "Nous avons un satellite qui marche", a affirmé à l'AFP le chef du projet Galileo à l'Esa, Javier Benedicto. "Tout s'est passé encore mieux que prévu, grâce une mise en position de très grande qualité - merci au lanceur Soyouz - qui a permis d'accélérer les opérations de stabilisation du satellite depuis le sol", a-t-il ajouté. Le satellite va désormais être testé intensivement et devrait pouvoir transmettre son premier signal dans "trois ou quatre jours".Giove A va permettre de tester les technologies mises au point pour le programme Galileo, qui sera progressivement déployé pour être pleinement opérationnel en 2010. Ce lancement sera suivi par celui de Giove B en avril.Dans l'hypothèse où la mission Giove A serait un échec, l'ESA (Agence spatiale européenne), qui pilote le programme avec l'Union européenne, a prévu de lancer Giove B dès février. Il est essentiel, en effet, qu'un satellite Galileo soit opérationnel d'ici juin prochain: à défaut, l'ESA risquerait de perdre les droits sur les fréquences qui seront utilisées par le système européen. Le compte à rebours est donc désormais très serré, du fait des retards accumulés par le projet.Après les Giove A et B, quatre autres satellites seront lancés en 2008, permettant de compléter la phase de validation en orbite. Au total, la constellation Galileo comprendra 30 satellites pour un investissement global de l'ordre de 3,8 milliards d'euros, dont 1 milliard pour la phase de développement et de validation. Le système devrait entrer en exploitation commerciale en 2010. Il permettra à l'Union européenne de s'affranchir du quasi-monopole des Etats-Unis sur la localisation et la navigation par satellite grâce à leur système GPS. Galileo aura de multiples applications civiles, dans les transports, les télécoms, l'exploration pétrolière et minière, etc. Mais le système sera également largement utilisé par les militaires, qui y trouveront une possibilité d'autonomie par rapport au dispositif américain.

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