Le mobile met la planète télécoms en ébullition

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Pendant que la France faisait le pont de la Toussaint et son break d'automne sous une météo de printemps, l'espagnol Telefonica franchissait la Manche et mettait la main sur les 25 millions d'abonnés mobiles du britannique O2, en Grande Bretagne et en Allemagne. Il devenait ainsi le deuxième opérateur mobile européen, avec 112 millions de clients. Au même moment, le premier bouquet de télévision payante d'Europe, BSkyB, apportait ses chaînes au premier opérateur mobile, Vodafone, pour lancer le service Sky Mobile TV. Et de l'autre côté de l'Atlantique, quatre câblo-opérateurs, dont les trois plus importants - Comcast, Time Warner et Cox - ont ajouté la téléphonie mobile à la palette de services offerts à leurs clients (télévision, Internet, téléphone fixe), en s'alliant à l'opérateur Sprint Nextel.Le téléphone portable, ses 3 milliards d'abonnés attendus en 2010, consommant une multitude de services, sa croissance à deux chiffres et ses cash-flows généreux suscitent donc de gargantuesques appétits. C'est vers ce terminal magique que tout semble vouloir converger. Même le téléphone du domicile se transformera irrésistiblement en intégrant le mobile qu'on met dans sa poche en sortant. Pendant ce temps, justement, le déclin de la téléphonie fixe pour les opérateurs historiques est déjà réalité: Deutsche Telekom, premier opérateur européen, a annoncé mercredi la suppression de 32.000 emplois, dans les trois ans à venir, dont les deux tiers chez T-Com, sa filiale de téléphonie fixe. En France, les mauvais résultats de France Télécom, qui révise à la baisse sa prévision croissance 2005 à moins de 3% contre une fourchette de 3 à 5% précédemment, tiennent aussi au recul du fixe.Et pour couronner le tout, voilà qu'on a ouvert cette semaine 57 numéros de renseignements téléphoniques, en 118XYZ, - vive la concurrence! - et programmé la mort du 12 créé en 1939, pour avril prochain. Fini le service unique de renseignements permettant de trouver facilement le numéro d'un correspondant, qui représentait 225 millions d'euros de revenus annuels pour France Télécom. Décidément, cette semaine riche en secousses illustre le séisme à l'oeuvre sur la planète télécoms.

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