Les chefs d'entreprise allemands de plus en plus pessimistes

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L'indice IFO de confiance du climat des affaires en Allemagne a reculé pour le troisième mois consécutif, à 104,9 en septembre, contre 105 au mois d'août. Les économistes s'attendaient à un recul plus marqué à 104,4.

Les statistiques le confirment à chaque publication: la conjoncture de la première économie européenne est sur le déclin. Toujours très attendu, l'indice IFO du climat des affaires, qui prend chaque mois le pouls de 7.000 chefs d'entreprise, a reculé en septembre à 104,9 contre 105 le mois dernier. Les économistes s'attendaient toutefois à un déclin plus marqué à 104,4. En juin, l'indice s'était inscrit au plus haut depuis quinze ans à 106,8.

Toujours très en recul, la composante des attentes sur six mois a accusé une nette baisse à 98,9, contre 101,4 en août. Les analystes avaient prévu 100,6. En revanche, celle des affaires courantes a nettement augmenté, à 111,3, après 108,7 le mois précédent, déjouant les paris des économistes qui avaient misé sur un recul à 108,3. "C'est un plus haut depuis le boom de la réunification en 1991, le recul de l'euro et des cours du baril ont probablement joué dans cette amélioration", estime Sylvain Broyer, économiste chez Ixis.

"Les résultats de ce sondage parlent en faveur de la poursuite d'une évolution globalement robuste de la conjoncture. Mais il faut compter sur un ralentissement au début de l'année prochaine", a estimé Gebhard Flaig, membre du directoire de l'Ifo cité dans un communiqué. La hausse graduelle mais continue des taux directeur de la Banque centrale européenne (BCE), ajoutée à l'augmentation de la TVA de trois points à 19% à partir de janvier prochain en Allemagne, fait craindre un net ralentissement.

Jean-Claude Trichet a clairement annoncé qu'il procèderait jeudi 5 octobre à une cinquième hausse des taux d'un quart de point depuis décembre dernier, pour le porter à 5,25%. En outre, le ralentissement de l'économie mondiale devrait peser sur les exportations germaniques, qui constituent un moteur de croissance essentiel outre-Rhin. Déjà, l'augmentation de 8% de l'euro face au dollar cette année a érodé la compétitivité des produits allemands.

Résultat, selon le Fond monétaire international (FMI), la croissance allemande devrait ralentir à 1,3% après une croissance du PIB de 2% cette année. Pour l'ensemble de la zone euro, la croissance devrait atteindre 2,4% cette année et 2% l'an prochain.

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