Fiat relève ses objectifs de bénéfice pour 2006

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Après les années noires, Fiat Auto, la branche du groupe industriel italien regroupant les marques Fiat, Lancia et Alfa Romeo, reprend de belles couleurs. Le succès de son modèle vedette la "Grande Punto" n'est pas étranger à cette renaissance. Et le constructeur italien entend bien continuer à profiter de cette bonne tendance. Réunissant durant deux jours, mercredi et jeudi, la communauté financière, Sergio Marchionne, l'homme de la résurrection du groupe Fiat, a annoncé que les résultats 2006 seront meilleurs que prévu. L'objectif de bénéfice courant, l'indicateur de performance industrielle, pour Fiat Auto a ainsi été porté à 275 millions d'euros pour 2006, contre 250 millions précédemment, a indiqué l'administrateur délégué de Fiat, Sergio Marchionne, lors de la présentation du plan industriel 2007-2010. Fiat, qui croulait sous les pertes il y a deux ans, vise un bénéfice net compris entre 1,6 et 1,8 milliard d'euros en 2007. Par ailleurs, Fiat Auto lancera 23 nouveaux modèles sur les trois prochaines années et procèdera au renouveau de 16 modèles existants, "soit une dizaine de lancements par an", a précisé Harald Wester, responsable ingénierie et design de Fiat Auto."Nous tiendrons et même chercherons à anticiper le calendrier des lancements, comme nous l'avons fait pour la Grande Punto, dont le lancement a été anticipé de pratiquement deux mois", a indiqué Sergio Marchionne. A l'horizon 2010, la branche auto entend vendre 2,8 millions de véhicules, soit une hausse de 40% par rapport aux 2 millions attendus en 2006. Cela devrait permettre à Fiat auto de générer un chiffre d'affaires de 32,5 milliards d'euros en 2010, contre 19,5 milliards en 2005, pour une marge d'exploitation comprise à cette date entre 4,2% et 5,3% des ventes. En incluant Ferrari et Maserati, la branche automobiles devrait atteindre un chiffre d'affaires de 35,5 milliards d'euros pour une marge comprise entre 5,3% et 6,1%, a précisé encore le patron de Fiat. "Nous devons réduire l'écart avec Toyota, le leader du secteur. Ce n'est pas une option, c'est une nécessité", a déclaré Sergio Marchionne. Ce dernier abandonnerait en 2007 sa fonction d'administrateur délégué de Fiat Auto, qu'il cumule avec celle de Fiat depuis deux ans. "Nous avons assez de talents en interne" pour reprendre le poste, a-t-il laissé entendre. Le patron de Fiat a mis l'accent sur le renforcement de la politique de coopérations ciblées dans les pays en développement pour trouver des relais de croissance ainsi qu'avec d'autres constructeurs pour partager les plates-formes de production et dégager des synergies de coûts. Les derniers accords en date ont été signés avec l'indien Tata et le chinois Chery Automobile. En misant sur les marchés émergents, Fiat veut être moins dépendant de son marché historique, l'Europe, où les perspectives de croissance sont très faibles et la concurrence féroce. Toutefois, Fiat sera l'un des rares constructeurs cette année à y gagner des parts de marchés. D'ici 2010, il vise une part de marché de 11% en Europe contre un peu moins de 8% en 2006. En Italie, le constructeur turinois cible les 35% toujours à l'horizon 2010 contre plus de 30% cette année. A Milan, le titre subit aujourd'hui des prises de bénéfice, avec une baisse de 1,90% à 14,98 euros en fin de séance. Depuis le début de l'année, l'action Fiat enregistre la plus importante progression du marché italien (+108%).

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