La douche froide après les statistiques américaines

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Retour sous les 5.000 pour Paris, et baisse générale des indices du Vieux continent et de Wall Street. Optimistes en fin de semaine dernière, les investisseurs ont aujourd'hui été contraints d'envisager de nouvelles hausses des taux de la Fed. Des hausses destinées à combattre l'inflation, alors que les signes de ralentissement de la croissance se multiplient.Alors que les chiffres de l'emploi, vendredi dernier, avaient laissé espérer une fin rapide des hausses de taux de la Fed, les propos tenus hier par William Poole, le président de la Fed de Saint Louis, puis la publication aujourd'hui des chiffres des revenus et des dépenses des ménages, et celle de l'ISM ont ébranlé ce scénario. Les statistiques de l'emploi avaient certes mis en évidence un ralentissement de la croissance, mais les données publiées aujourd'hui trahissent une persistance des pressions inflationnistes. Après que William Poole a déclaré hier que la probabilité d'un nouveau relèvement du loyer de l'argent est désormais de 50%, la balance penche désormais pour une nouvelle hausse des taux, le 8 août prochain.A la clôture, le CAC 40 cède 1,22% à 4.948,23 points, dans des volumes relativement soutenus pour cette période creuse de l'année, avec 3,8 milliard d'euros échangés sur les valeurs de l'indice. Ailleurs en Europe, à Francfort, le Dax recule de 1,58% tandis qu'à Londres, le Footsie perd 0,84%. Outre-Atlantique, le Dow Jones perd 0,62%, et le Nasdaq 1,31%.Sur le plan des devises, le billet vert est finalement relativement stable face à l'euro, qui s'échange 1,2757 dollar, compte tenu des chiffres publiés en cours d'après-midi, mais également en vue de la réunion de la BCE jeudi prochain. Remontée du pétrole en revanche, le baril de WTI se hissant largement au-delà du seuil des 74 dollars, à 74,85 dollars. Les marchés ne croient guère à la négociation d'un cessez-le feu au Liban dès cette semaine. Israël a d'ailleurs annoncé son intention de reprendre les bombardements dès mardi. Les fuites d'un oléoduc russe d'exportation de pétrole brut vers l'Europe contribuent également au mouvement de hausse. Un ouragan approche enfin des côtes américaines.Les dépenses des ménages américains ont augmenté de 0,4% en juin, après +0,6% (révisé de 0,4%) le mois précédent. Dans le même temps, les revenus ont progressé de 0,4%, après +0,4% en mai. Des évolutions parfaitement conformes aux attentes du consensus de marché. L'indice des prix PCE est pour sa part en hausse de 0,2%, soit une hausse moins marquée que les 0,4% de mai, ce qui est également conforme. Mais en glissement annuel, l'augmentation ressort à 3,5%, contre 3,4% le mois précédent, soit sa plus forte progression en plus de dix ans. Par ailleurs, l'indice ISM d'activité américain a progressé entre juin et juillet, de 53,8 à 54,7, alors que les analystes tablaient sur un repli à 53,7. Particulièrement attendue, la composante prix de l'indice est également ressortie au-delà des attentes, à 78,5 en juillet contre 75,3 visé, et 76,5 en juin.Peu de publications du côté des entreprises. Le principal rendez-vous était ainsi constitué par le chiffre d'affaires semestriel de Suez. Celui-ci ressort à 22,35 milliards d'euros, en hausse de 10,2% et de 9,5% à données comparables. Le groupe de services aux collectivités maintient néanmoins sa prévision d'une croissance de 4% à 7% de ses facturations pour l'exercice. L'action cède 2,50% à 31,65 euros.Chez Ipsen, les facturations semestrielles ont augmenté de 6,6% à 430,6 millions d'euros, dont +3,2% au deuxième trimestre, à 218,8 millions. Le laboratoire se montre confiant quant à la réalisation de ses objectifs annuels. Le titre recule de 2,33% à 29,33 euros.Eramet (-2,56% à 121,60 euros) a enregistré un chiffre d'affaires de 1,51 milliard d'euros à fin juin, en hausse de 8,2%, dont +11,9% au deuxième trimestre. Le résultat courant du premier semestre sera légèrement supérieur à celui du second semestre 2005, mais restera inférieur à celui des six premiers mois de 2005, précise le groupe.Les immatriculations de voitures neuves ont reculé de 5% en France au mois de juillet, mais de 11% pour Peugeot PSA (-16,1% pour Peugeot et -2,9% pour Citroën). Celles de Renault ont plié de 9,3% sur la période. Le premier titre cède 1,17% à 40,61 euros, tandis que le second cède 0,18% à 85,40 euros.Au SRD, Maurel et Prom grimpe de 4,81% à 16,57 euros. Le groupe italien Eni oppose un démenti formel à une quelconque OPA sur la compagnie française. En revanche, Eni se montre intéressé par le rachat de certains actifs de la société française. Il pourrait s'agir, selon certaines sources proches du dossier relayées par Reuters, de champs de gaz situés au Congo.A noter également que ING a abaissé son objectif de cours à 20 euros sur Gemalto. Le titre abandonne 2,49 % à 16,47 euros. CA Cheuvreux est pour sa part passé à la vente sur GFI Informatique (-4,67% à 5,10 euros). Ambroise EcorchevilleCopyright Invest

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