30.000 contrats aidés supplémentaires dans le médico-social en 2007

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Les établissements sanitaires et médico-sociaux (hôpitaux, maisons de retraite et foyers d'hébergements pour personnes handicapées) vont recruter 30.000 contrats aidés supplémentaires en 2007, selon une circulaire des ministères de l'Emploi et de la Santé datée du 7 décembre."L'objectif est d'atteindre 10.000 nouveaux recrutements en janvier et 10.000 recrutements supplémentaires en février", précise la circulaire, signée par les ministres Jean-Louis Borloo (Emploi), Xavier Bertrand (Santé) et Philippe Bas (Sécurité sociale). Ces nouveaux recrutements se répartiront selon les besoins: 16.000 sont prévus pour les maisons de retraite et les foyers d'hébergements pour personnes handicapées, et 14.000 pour les hôpitaux et établissements psychiatriques, la situation de ces derniers étant considérée comme catastrophique par les professionnels.Les contrats de travail prévus sont des contrats aidés et réservés à certaines catégories sociales. Les contrats d'avenir sont réservés aux bénéficiaires de minima sociaux comme le RMI ou encore l'allocation spécifique de solidarité (ASS) que touchent les chômeurs qui ne sont plus indemnisés par les Assedic. Les contrats d'accompagnement dans l'emploi (CAE) s'adressent, eux, à des chômeurs qui rencontrent des difficultés sociales et professionnelles d'accès à l'emploi. De fait, la circulaire demande aux établissements de privilégier les emplois qui n'exigent que de faibles qualifications comme les postes de "relation aux usagers" (animation d'une bibliothèque, aide à la lecture du courrier, aide à l'accueil, etc.). Cette opération est vivement critiquée par la Fédération hospitalière de France (FHF) et la fédération FO des services publics et de santé. Les hôpitaux sont face "à des injonctions totalement contradictoires", déplore la FHF, avec d'un côté des restrictions budgétaires qui "les obligent à comprimer leurs effectifs", et de l'autre, des demandes d'embauche "de personnes sans aucune qualification sur des emplois d'accueil et d'aide administrative (...) alors même que font défaut, faute de financements suffisants, des emplois de soignants". Les établissements "ont bien besoin de 30.000 emplois, mais de vrais emplois, pas d'emplois précaires", a dénoncé FO dans un courrier aux trois ministres concernés. "Il ne s'agit que de contrats de 36 mois maximum et sans mesure d'intégration sur un emploi permanent dans la fonction publique hospitalière", et de contrats "à temps partiel" (20 à 26 heures hebdomadaires), rémunérés "entre 716 et 931 euros mensuels", déplore le syndicat.

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