Rafael Correa élu président en Equateur

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Le candidat de gauche Rafael Correa, 43 ans, a remporté dimanche soir l'élection présidentielle en Equateur avec une avance moyenne de 14 points sur le magnat conservateur Alvaro Noboa, selon les dernières projections."Grâce à Dieu, nous avons gagné", a déclaré à Quito devant une foule de sympathisants l'ancien ministre de l'Economie, un nationaliste ouvertement anti-américain, proche du président vénézuélien Hugo Chavez. "Après des années de politiques sociales et économiques d'exclusion (...), ils n'ont pas réussi à nous voler l'espoir", a ajouté Rafael Correa, crédité de 56,9% des voix et 14 points d'avance, selon une projection électorale confirmant trois sondages de sortie des urnes.Dans une conférence de presse dans son fief familial de la localité portuaire de Guayaquil, Alvaro Noboa a déclaré qu'il "n'acceptait pas les résultats car il n'y a pas de résultats officiels"."C'est un scénario qui a été préparé" en faveur de Correa, a accusé l'homme d'affaires, première fortune du pays, à la tête de 120 entreprises.Les résultats officiels ne sont pas attendus avant mardi ou mercredi, a averti le Tribunal suprême électoral (TSE). Lors d'une conférence de presse, Rafael Correa a annoncé son intention de "rejoindre l'Opep" (Organisation des pays exportateurs de pétrole), que l'Equateur avait quitté en 1992. "Si c'est possible nous réintégrerons l'Equateur dans l'Opep parce que seulement unis, nous pourrons nous imposer devant les pays pétroliers", a-t-il estimé, fixant à son futur gouvernement la tâche de "chercher des unions avec d'autres pays pour affronter les pouvoirs hégémoniques du monde".L'ex-ministre souhaite imposer une renégociation des contrats pétroliers avec les multinationales opèrant dans le pays, cinquième producteur d'Amérique latine avec 543.000 barils de brut par jour."Je ne suis pas une nouvelle version de Chavez ou de Fidel Castro", a-t-il aussi indiqué tout en soulignant qu'il "coopérerait avec Caracas sans compromettre la souveraineté du pays". "Ce serait merveilleux si le gouvernement de Caracas pouvait aider l'Equateur à éponger sa dette extérieure de 11 milliards de dollars", a-t-il ajouté à moins, a-t-il ironisé, que le présidenr américain soit prêt à lui "offrir les mêmes avantages".

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