La croissance américaine moins forte que prévu au troisième trimestre

L'économie américaine a enregistré une croissance légèrement moins forte qu'attendu au troisième trimestre, en raison d'une contraction du marché immobilier, la plus forte constatée en quinze ans, selon les chiffres publiés ce jeudi par le département du Commerce. Le PIB a crû de 2% en rythme annuel de juillet à septembre, par rapport au trimestre précédent, contre un taux de croissance de 2,2% estimé en novembre dernier. Ces données marquent un net ralentissement par rapport au deuxième trimestre, lorsque le PIB avait progressé de 2,6%.Les économistes de Wall Street s'attendaient plutôt à ce que le PIB ressorte inchangé par rapport à l'estimation de novembre mais, d'après le département du Commerce, les dépenses des consommateurs en services ont été moins solides que prévu. "C'est assurément le chiffre le plus bas du PIB jusqu'à présent cette année et cela témoigne de la plus forte contraction qu'ait connu l'immobilier depuis des années", commente Andy Busch, chez BMO Capital Markets, cité par l'agence Reuter. L'expert "ne pense pas que cet élément tirera vers le bas l'économie américaine au quatrième trimestre. Nous n'allons pas assister non plus à un rebond spectaculaire mais nous n'aurons pas davantage à constater de nouveaux reculs vu que c'est déjà bien lent". De son côté, l'indice des prix, hors alimentation et énergie, a ralenti à 2,2%, contre 2% au deuxième trimestre. Mais cet indice s'inscrit en hausse de 2,4% au troisième trimestre par rapport au trimestre correspondant de 2005, soit son taux le plus fort depuis le deuxième trimestre de 1995. Au deuxième trimestre 2006, l'indice des prix avait augmenté de 2,2% par rapport à la période correspondante de 2005.Par ailleurs, les bénéfices après impôts des entreprises américaines ont augmenté de 4,2% au troisième trimestre, un chiffre révisé en baisse par rapport à l'estimation précédente de 4,6% publiée le mois dernier, selon le département du Commerce. Au deuxième trimestre, la hausse des bénéfices a été de 0,3% seulement.Enfin, le nombre de demandes hebdomadaires d'allocations de chômage a progressé de 9.000 au cours de la semaine achevée le 14 décembre par rapport à la précédente, pour s'inscrire à 315.000 (soit le niveau attendu par les analystes), a indiqué jeudi le département du Travail.

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