Nicolas Hulot fait avancer son pacte écologique à droite comme à gauche

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Heureux Nicolas Hulot ! En une semaine, l'animateur de télévision "chouchou" des Français a réussi à obtenir des deux poids lourds de la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, qu'ils s'engagent à signer son pacte écologique. Ce jeudi, le président de l'UMP a reçu Hulot pour débattre des dix objectifs et cinq propositions contenues dans le pacte, réunion à l'issue de laquelle le ministre de l'Intérieur s'est engagé à le signer "dans les prochains jours". Mardi, Ségolène Royal avait fait de même, tout en précisant vouloir apporter au pacte écologique de Nicolas Hulot des "nuances" et des "compléments".Dans ce pacte, l'animateur de télévision prône notamment la création d'un poste de vice-Premier ministre chargé du développement durable, une taxe sur les émissions de dioxyde de carbone, une réorientation de la politique agricole, le débat participatif sur les questions d'environnement et l'éducation à l'écologie. D'autres candidats à la présidentielle, comme François Bayrou, président de l'UDF, Dominique Voynet (Verts) ou Marie-George Buffet (PC), se sont déjà engagés à signer ce pacte.Que va faire Nicolas Hulot de ces soutiens également répartis sur l'échiquier politique? Il a d'ores et déjà annoncé qu'au-delà de la signature de son pacte, il attendait du "concret clairement énoncé" de la part des candidats à l'Elysée, avant de se décider de participer ou non au scrution présidentiel. Du côté de l'UMP, on avance ainsi "quarante mesures précises dont l'objectif est d'aider chacun à vivre de manière écologique, sans peser sur le pouvoir d'achat, l'emploi et le progrès". Et Nicolas Sarkozy a proposé de doubler en cinq ans le poids de la fiscalité écologique, d'instaurer un crédit d'impôt écologique et de créer un grand ministère du développement durable.Hulot, qui répète haut et fort qu'il ne sera récupéré par personne, se contentera-t-il de ces engagements électoraux? Il peut constater en tout cas que sa démarche est plutôt bien relayée médiatiquement. Cette semaine, il a fait la Une du Nouvel Observateur et, dans le dernier sondage Ipsos-Le Point, il arrive en troisième position en termes de potentiel électoral, derrière Royal et Sarkozy. Ce sondage ne le classe pas dans les intentions de vote puisque l'animateur écologiste ne s'est pas encore déclaré. Alors que l'entourage de Nicolas Hulot fait savoir que les promesses de signatures d'élus locaux et nationaux commencent à arriver, faisant ainsi passer le message qu'il n'aurait aucun mal à recueillir les 500 parrainages requis, les interrogations sur sa candidature devraient être vite levées. Nicolas Hulot a en effet indiqué publiquement et à plusieurs reprises qu'il se déciderait au plus tard dans les premiers jours de janvier.

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