Le Tribunal se prononce sur le calendrier de la fusion entre Suez et GDF

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Le juge des référés du TGI de Paris doit se prononcer aujourd'hui sur un référé déposé par le Comité d'entreprise européen de Gaz de France (GDF). Une audience très importante puisque selon la décision du juge, elle pourrait aboutir à un report de la date du conseil d'administration de GDF prévu, comme celui de Suez, ce mercredi.Or le calendrier pour mener à bien la fusion entre les deux groupes annoncée par le gouvernement fin février est très serré. Sans compter les modalités financières liées à la fusion qui ne sont toujours pas fixées. Alors que l'échéance approche, le ton monte entre les différents protagonistes du dossier. Selon "La Tribune", Albert Frère, qui détient 8% de Suez est prêt à accepter que sa part soit diluée dans le nouvel ensemble à 5%. Mais pas à n'importe quel prix. Il souhaite que le dividende exceptionnel versé pour chaque titre Suez soit porté de 1 à 4 euros. Gérard Mestrallet, PDG de Suez, sait que sa marge de manoeuvre est étroite. Il a essayé de transiger autour de 3 à 3,5 euros. Sans succès apparemment. Un autre actionnaire de Suez, le trublion Eric Knight, milite lui aussi pour une hausse du dividende exceptionnel. Toujours jusqu'au boutiste, il réclamarait jusqu'à huit euros par titre. Latribune.fr a publié hier en exclusivité la lettre du financier à la direction du groupe d'énergie et d'environnement.Ces doléances embarrassent l'Etat actionnaire de Gaz de France. Si les 4 euros sont acceptés, cela revient à donner 4,8 milliards d'euros aux actionnaires de Suez. Or, si l'on en croit les déclarations du ministre de l'Economie Thierry Breton lundi matin sur Europe 1, "l'Etat dirait non à la fusion entre Gaz de France et Suez si les actionnaires de Suez sont "trop gourmands".

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