Les clivages sur le SMIC ressurgissent dans la campagne électorale

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Olivier Besancenot se déclare ce mardi pour un "salaire minimum européen". Alors que Ségolène Royal s'engage à porter le SMIC à 1.500 euros brut le plus tôt possible, Nicolas Sarkozy ne souhaite pas donner de "coup de pouce" supplémentaire le 1er juillet, date de la revalorisation légale du SMIC.

Interrogée pour savoir si le SMIC pouvait devenir un élément de "clivage" dans la campagne, la candidate PS à la présidentielle Ségolène Royal a répondu : "bien sûr". Et de fait, la plupart des candidats prennent actuellement position sur le salaire minimum.

Ce mardi, c'est le candidat de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) Olivier Besancenot qui s'est déclaré sur France Info "pour une autre Europe basée sur ce qu'il y a de meilleur en terme social (...) dans un pays pour en faire profiter [les pays voisins]. Pourquoi pas un salaire minimum européen basé sur les revenus nationaux les plus élevés ?"

Si une majorité de pays européens bénéficient actuellement d'un salaire minimum, de montants très variables allant de 61 euros bruts par mois en Bulgarie à 1.403 euros au Luxembourg, d'autres (l'Allemagne, l'Italie, la Suède ou le Danemark) n'ont en revanche pas mis en place de véritables minima nationaux.

Dernièrement, Arlette Laguiller préconisait de son côté une augmentation de 300 euros pour tous les salaires et un Smic à 1.500 euros net tout de suite.

Concernant les deux candidats qui mènent la course en tête dans les sondages, le candidat UMP Nicolas Sarkozy a indiqué dans une interview à l'hebdomadaire L'Express qu'il ne souhaitait pas donner de "coup de pouce" supplémentaire au SMIC le 1er juillet, date de la revalorisation légale, promettant plutôt d'engager "une discussion avec le patronat dès l'été" pour pérenniser les allègements de charges mais les différencier selon la politique salariale des différentes branches.

Ségolène Royal propose à l'inverse une augmentation du SMIC vers 1.500 euros brut "dès que possible au cours de la législature", ainsi que "la réunion annuelle d'une conférence salariale pour garantir une revalorisation de l'ensemble des salaires".

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