Grande-Bretagne : Tony Blair passe la main à Gordon Brown

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Après dix ans de gouvernement, Tony Blair quitte ses fonctions de Premier ministre de la Grande-Bretagne. Il confie les clés du 10, Downing Street à son ministre des Finances depuis 1997 Gordon Brown. Ce dernier hérite toutefois d'une situation délicate.

Le grand jour est enfin arrivé pour Gordon Brown. Tony Blair quitte ce mercredi ses fonctions de Premier ministre de la Grande-Bretagne, un poste qu'il aura occupé pendant dix ans. Il confie les clés du 10, Downing Street à son ministre des Finances depuis 1997, Gordon Brown.

A midi, Tony Blair, 54 ans, se livrera pour la dernière fois à la séance des questions à la chambre des Communes, un exercice dans lequel son habileté oratoire a toujours fait des merveilles. Puis il se rendra au palais de Buckingham pour remettre officiellement, à la moitié de son troisième mandat, sa démission à la reine Elizabeth II. La souveraine convoquera ensuite Gordon Brown à Buckingham pour lui demander s'il accepte de diriger le gouvernement et de devenir ainsi le onzième Premier ministre de son règne.

L'austère dirigeant écossais Gordon Brown, qui est devenu dimanche le nouveau chef du parti travailliste en remplacement de Tony Blair, répondra accepter cette charge. Il pourrait commencer immédiatement à procéder à la formation d'un nouveau gouvernement. Au Royaume-Uni, le chef du parti majoritaire à la chambre des Communes se voit automatiquement confier le poste de Premier ministre, sans qu'il soit nécessaire de recourir à des élections anticipées.

Tony Blair doit dans la soirée se rendre dans sa circonscription de Sedgefield, dont il est député depuis 1983, pour assister à une réunion de travail du Labour. Il pourrait y renoncer aussi à son fauteuil de député, dans l'hypothèse où il aurait été nommé d'ici là émissaire du Quartette pour le Proche-Orient (Union européenne, Russie, Nations unies, Etats-Unis), comme la presse britannique le suppute fortement.

Après dix années de pouvoir de Tony Blair, marquées par les succès économiques mais aussi la guerre en Irak, Gordon Brown succède enfin à celui avec lequel il a contribué à refonder le Labour et à rénover le pays.
Pour cet Ecossais de 56 ans, qui a patiemment oeuvré en sous-main au départ de Tony Blair, autrefois ami fidèle devenu rival intime, c'est une ambition de longue date qui s'accomplit enfin. Il hérite toutefois d'une situation délicate, devant montrer qu'il peut être "l'homme du changement" à un pays qui ne l'a pas élu et l'a vu acquiescer depuis dix ans à toutes les décisions de son prédécesseur

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