François Fillon réfléchit à une modulation des allègements de charges

 |   |  379  mots
Au cours de sa première participation à la séance des question au gouvernement, à l'Assemblée, le Premier ministre a mis en valeur sa "politique économique juste" fondée sur les investissements dans la recherche et l'université, et la "libération du travail.

"Le gouvernement réfléchit à une modulation des allègements de charges en fonction des politiques salariales qui sont conduites" dans les entreprises, a indiqué François Fillon, ce mardi, lors de sa première participation, comme Premier ministre, à la traditionnelle séance des questions des députés au gouvernement.

Sans donner plus de précision sur les pistes envisagées pour mettre en oeuvre cette réforme, le Premier ministre l'a lié à la volonté du président de la république de répondre au "problème de pouvoir d'achat" en France et de "libérer" le travail. Pour y parvenir, le Premier ministre a appelé à nouveau les entreprises à entamer des négociations salariales. Il souhaite également que "nul Français ne doit donner à l'Etat plus de 50% de ce qu'il gagne au cours de sa vie".

A côté, le Premier ministre a cité la recherche et l'université comme "priorité principale, pour ne pas dire la seule priorité" du projet de budget pour 2008, an réponse à une question de Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste. C'est le moyen d'une croissance plus forte, a-t-il insisté en citant les mesures décidées par son gouvernement pour y parvenir comme l'augmentation du budget 2008 des universités et de la recherche, le triplement du crédit impôt-recherche, le statut de la jeune entreprise innovante et la réforme de la gouvernance de l'université.

Pour l'avenir, le Premier ministre voit ensuite deux autres étapes dans les réformes. La première comprendrait des réformes de structures. Elles seraient lancées en 2008, avec notamment un texte sur les droits des consommateurs et des mesures qui stimulent la baisse des prix dans la grande distribution. Ces deux mesures sont en préparation. Seconde étape enfin, l'accélération, année après année, de la remise en ordre des finances publiques avec, en ligne de mire, l'équilibre budgétaire en 2012.

Il n'est pas certain qu'avec ce rappel des réformes à accomplir pour réaliser les promesses de campagne de Nicolas Sarkozy et ces quelques mesures nouvelles, François Fillon ait répondu à la demande des élus de la majorité de le voir exister à côté de l'hyper-président qui domine sans partage la vie politique depuis son élection.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :