L'Angola champion de la croissance en Afrique pour 2006, le Zimbabwe "mouton noir", selon l'ONU

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Le Zimbabwe arrive dernier au classement des pays africains en matière de croissance pour 2006, alors que l'Angola, la Mauritanie et le Mozambique forment le trio de tête, selon un rapport des Nations-Unies publié ce mardi. Globalement, la croissance du continent a atteint 5,7% en 2006, après 5,3% en 2005.

Les Comores, la Côte d'Ivoire, les Seychelles, le Swaziland et le Zimbabwe sont les cinq pays ayant "enregistré les taux de croissance les plus bas pendant la période 1998-2006", selon un rapport intitulé "Aperçu de l'évolution de la situation économique et sociale de l'Afrique, 2006" et publié ce mardi à Addis Abeba par la Commission économique pour l'Afrique de l'ONU. En 2006, la Côte d'Ivoire, coupée en deux depuis une tentative de coup d'Etat en 2002, a connu la troisième plus faible croissance en Afrique (1,2%), et le Zimbabwe, qui traverse une crise économique et politique, la plus mauvaise, à savoir une récession de 4,4%.

"Les conflits politiques et l'insécurité continuent de dissuader les investisseurs et de compromettre les résultats économiques en Côte d'Ivoire. Au Zimbabwe, l'économie a continué à s'effriter au cours des huit dernières années, en raison principalement des difficultés politiques aggravées par des sécheresses récurrentes", explique le document de l'ONU.

A l'autre bout de l'échelle, l'Angola (+17,6%), la Mauritanie (+14,1%) et le Mozambique (+7,9%) ont enregistré les plus fortes croissances en 2006, selon le rapport qui souligne que l'Angola et la Mauritanie sont des producteurs de pétrole, et que le Mozambique est riche en ressources naturelles. Pour l'ensemble du continent, "les économies africaines continuent de maintenir la dynamique de croissance des années précédentes, affichant un taux global de croissance du PIB réel de 5,7% en 2006, contre 5,3% en 2005 et 5,2% en 2004".

Le rapport prévoit une croissance de 5,8% pour l'Afrique en 2007, jugeant cependant que celle-ci pourrait être menacée par plusieurs facteurs, comme "l'aggravation de la pandémie de sida qui réduit l'offre de main d'oeuvre et sa productivité" et l'absence de diversification de la production.

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