Le conflit de PSA Aulnay au point mort

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Une nouvelle rencontre entre direction et grévistes ce mercredi matin a débouché sur une impasse.

La septième réunion entre direction et grévistes de l'usine PSA d'Aulnay, en Région parisienne, n'a pas donné plus de résultat que les précédentes. Et ce, alors que le conflit a déjà généré un manque à produire de 12 000 Citroën C2 et C3. Suvi par 400 salariés sur 5 000, le mouvement a démarré le 28 février. "La direction ne discute pas sérieusement. Nous maintenons nos revendications: 300 euros d'augmentation de salaires par mois; aucun salaire au-dessous de 1 500 euros, alors que la majorité des salariés n'y est pas; l'embauche de 700 intérimaires et la retraite à 55 ans", martèle Jean-Pierre Mercier, délégué syndical central adjoint (CGT) à Aulnay, qui avoue "gagner 1 400 euros net, toutes primes confonues, après 12 ans de maison".

Le conflit revêt désormais une dimension politique, après la visite de José Bové, candidat altermondialiste à l'élection présidentielle, et surtout de Ségolène Royal, la candidate du PS. Il risque, en devenant symbolique, d'être encore plus difficile à résoudre. Le Conseil général de Seine-Saint-Denis a indique avoir voté mardi "une aide exceptionnelle" de 20.000 euros aux salariés de PSA. La mairie de Montreuil a décidé pour sa part d'apporter une obole de 5 000 euros.

La grève divise les syndicats. "Face aux revendications démagogiques d'une minorité de salariés, il convient de rappeller que cinq organisations syndicales ont signé un accord majoritaire (d'augmentation des salaires), qui s'applique à l'ensemble du groupe (et) que cette infime minorité sur Aulnay entend refuser d'appliquer", indique ainsi brutalement FO dans un communiqué. "La démagogie, telle qu'elle est pratiquée à Aulnay, ne peut que donner des arguments supplémentaires aux employeurs pour délocaliser ou fermer des sites, au détriment de l'emploi en France", souligne l'organisation.

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