Les entreprises étrangères, notamment françaises, quittent la Bourse de New York

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cite>Danone, Sodexho Alliance, Scor, Lafarge... La liste des entreprises qui décident de quitter la Bourse américaine ne cesse de s'allonger, au fil des mois. Ainsi, le 30 mai 2007, le conseil d'administration de Sodexho a "pris la décision d'entreprendre les formalités nécessaires à un retrait volontaire de ses ADR du New York Stock Exchange, ainsi qu'à un désenregistrement de la réglementation boursière américaine", expliquait Sodexho dans un communiqué. Le groupe de restauration collective, pourtant très présent aux Etats-Unis, n'est donc plus coté qu'à Paris, sur Euronext, après que la notification officielle de son intention de retirer les ADR, American Depositary Receipts, de la cote a été remise au Nyse, le New York Stock Exchange (la Bourse de New York). Pour sa part, Danone, numéro deux mondial des produits laitiers, a pris le même chemin, en annonçant également en avril le retrait de la cote de ses actions sur le New York Stock Exchange. Le réassureur français Scor a de son côté officialisée sa volonté de quitter le Nyse le 24 mai derrnier. "Scor fait part de son intention de demander, le retrait volontaire de la cote de ses ADS", expliquait Scor dans un communiqué publié en mai.A ces quelque exemples s'ajoutent d'autres groupes, comme Adecco, Britsh Airways, Swisscom , ou encore Havas, et Vivendi...Une règlementation plus soupleLa soudaine accélération de ces départs de la cote américaine n'est pas le fait du hasard. Ces départs en série de la cote américaine s'expliquent notamment par le changement en mars dernier de règle de cotation, qui facilient le retrait de cotation. Un assouplissement des règles qui a permis aux groupes de fuire un marché couteux et sans grand intéret pour leur image de marque compte tenu des faibles volumes de transaction. La nouvelle règle prévoit qu'une entreprise doit présenter un volume de transactions aux Etats Unis inférieur à 5% du volume total des transactions répertoriées sur l'ensemble des marchés où elle est cotée dans le monde.Ainsi, Danone a pu faire valoir son droit au départ "face au faible nombre d'actions échangées à New York". Le retarit de Danone, est effectif depuis le 5 juillet 2007. "Le volume de transactions des ADR du groupe Danone est demeuré très bas depuis 2002 et n'a représenté qu'environ 2% du volume total des actions négociées sur les 4 dernières années", explique Danone, justifiant ainsi son souhait de quitter la cote américaine. Comme pour Danone, Scor indique que "plus de 97% des volumes sont réalisés sur son principal marché, Euronext". En outre, "les volumes d'échanges sur les ADS ont constamment diminué pour ne plus représenter qu'e 1% du volume total des actions échangées au cours des douze derniers mois (ajusté du regroupement d'actions effectué en janvier 2007)", ajoute Scor. Un intérêt limité et des coûts élevésLes départs massifs de la cotation américaine s'expliquent aussi par les coûts élevés liés aux lourdes réglementations en matières de communication financières outre-Atlantique. "Le faible volume de négoce réalisé aux Etats-Unis, les frais administratifs relativement élevés ainsi que la simplification des démarches d'annulation d'enregistrement entreprise récemment par la SEC ont conduit à cette décision", explique ainsi l'opérateur téléphonique suisse Swisscom, qui a lui aussi choisi de quitter le marché américain. Sans compter que la fusion récente du Nyse et d'Euronext rend la double cotation encore plus inutile. "Lafarge prend acte des évolutions récentes, notamment du rapprochement entre le New York Stock Exchange et Euronext", explique pour sa par le cimentier dont les transactions aux Etats-Unis représentent 1% de ses transactions globales.Enfin, l'harmonisation des normes comptables joue également un rôle, comme l'explique le réassureur français Scor, pour qui le niveau et la qualité de l'information communiquée aux investisseurs par les normes comptables US GAAP et IFRS sont globalement équivalents. "Il n'est pas nécessaire de publier les comptes sous deux normes différentes", commente Scor.

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