E.ON confirme ses prévisions annuelles après un bon premier semestre

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Le groupe allemand a annoncé mardi soir des résultats moins bons au deuxième trimestre 2007 que l'année précédente mais les résultats de l'ensemble du premier semestre 2007 sont satisfaisants. Le groupe a vu son bénéfice net, part du groupe, bondir de janvier à juin de 26% à 3,9 milliards d'euros et son bénéfice d'exploitation ajusté, qui sert d'étalon pour ses prévisions internes, grimper de 7% à 5,4 milliards. Sur le deuxième trimestre, le tableau est moins rose: le bénéfice net part du groupe a reculé de 18% sur un an à 901 millions d'euros et l'Ebit de 20%, à 1,383 milliard. Pour autant, le groupe de Düsseldorf confirme ses prévisions pour l'ensemble de l'année: il s'attend à une hausse de 5 à 10% de son bénéfice net ainsi que de son bénéfice d'exploitation ajusté en 2007. Ce "bon développement souligne que notre orientation stratégique est la bonne", se félicite le patron d'E.ON, Wulf Bernotat. Alors que les prix de l'électricité restent bien orientés, l'hiver doux a fortement entamé les bénéfices tirés de ses activités dans le gaz, précise E.ON.Les performances en Grande-Bretagne ont été particulièrement bonnes, avec un Ebit ajusté en hausse de 63%, grâce à un effet de comparaison: le début d'année 2006 avait été marqué par une vague de froid brutal qui avait fait flamber le cours du gaz sans qu'E.ON puisse le répercuter par des hausses de prix au consommateur.E.ON, qui s'est retrouvé avec des caisses pleines après son échec du rachat de l'électricien espagnol Endesa, a par ailleurs commencé à mettre en oeuvre les investissements et les rachats d'actions promis à ses actionnaires. Le groupe compte investir en tout 60 milliards d'euros d'ici 2010, y compris dans des acquisitions. Dans ce cadre, il a acquis récemment l'opérateur de parcs d'éoliennes dans la péninsule ibérique Energi E2 Renovables Ibéricas pour 722 millions d'euros. Cet achat lui permet de se renforcer sur le segment porteur des énergies renouvelables, où il compte investir environ 3 milliards d'euros d'ici 2010. Il a également renforcé ses capacités de production dans le gaz naturel, en reprenant à l'anglo-néerlandais Shell une part de 28% dans un champ en Norvège.

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