Moins de 50 milliards d'euros de bénéfices au premier semestre pour les sociétés du CAC 40

Le total des bénéfices des sociétés du CAC 40 au premier semestre a reculé de 5,7% à 49,9 milliards d'euros contre 52,9 milliards un an plus tôt, selon un calcul réalisé par Reuters.

Les arbres ne montent pas jusqu'au ciel, les bénéfices non plus. Le total des bénéfices des sociétés du CAC 40 au premier semestre a reculé de 5,7% à 49,9 milliards d'euros contre 52,9 milliards un an plus tôt, selon un calcul réalisé par l'agence Reuters à partir des comptes publiés par 36 valeurs de l'indice phare de la Bourse de Paris et ceux de Suez Environnement (qui intégrera le CAC le 22 septembre).

Même si elle repasse sous la barre des cinquante milliards, cette somme montre que les firmes françaises ont bien résisté à la crise financière et au ralentissement économique. Elle aurait même bondi de 12,3% sans les mauvaises performances des établissements financiers, Axa, BNP Paribas, Crédit Agricole, Dexia et Société Générale, directement touchés par cette crise du subprime.

La progression de l'activité témoigne elle aussi de cette bonne résistance. Le chiffre d'affaires cumulé des entreprises du CAC est passé au premier semestre de 593,2 à 633,5 milliards d'euros, en progression de 6,8%.

Dans l'ensemble, malgré le ralentissement économique en Europe, aux Etats-Unis et au Japon, les groupes ont su tirer partie de leur internationalisation et notamment de leur présence dans les pays en fort développement, Chine, Inde, Russie, Brésil... A l'inverse, ils ont souffert de l'évolution des changes (euro fort contre dollar faible) et de la flambée des prix des matières premières, pétrole en tête, et des produits alimentaires.

Au palmarès de ces bénéfices des six premiers mois de 2008, on trouve toujours le géant pétrolier Total avec un bénéfice de 8,3 milliards d'euros, en progression de 29%, suivi loin derrière par le leader mondial de l'acier ArcelorMittal et ses 5,4 milliards de résultat net, qui ont bondi de 43%. BNP Paribas, malgré la crise, a tout de même gagné 3,5 milliards, un chiffre en recul toutefois de 27%.

Reuters indique que la plus forte progression est signée du groupe européen d'aéronautique, d'espace et d'armement EADS, maison-mère d'Airbus, avec un résultat net multiplié par près de six à 403 millions d'euros. A l'inverse, Crédit agricole signe la plus forte chute : - 72% à 1,2 milliard d'euros.

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