Les Américains ont dépensé plus que prévu en mai

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Enfin une bonne nouvelle en provenance des Etats-Unis. Selon les chiffres publiés vendredi par le département du Commerce, les dépenses des ménages américains ont augmenté de 0,8% en mai. C'est bien meilleur que prévu, les économistes attendant un hausse allant de 0,6% à 0,7%. Il s'agit de la plus forte hausse des dépenses depuis novembre. En avril, elles avaient augmenté de 0,4%. La consommation a bénéficié des quelque 48 milliards de dollars (30,5 milliards d'euros) de restitutions fiscales, particulièrement bienvenues dans un contexte de ralentissement de l'économie. Le revenu des ménages a pour sa part augmenté de 1,9%, du jamais vu depuis septembre 2005. En avril, il avait progressé de 0,3%. L'indice des prix liés aux dépenses de consommation (PCE) a progressé de 0,4% (sa plus forte hausse depuis novembre 2007) et celui mesuré hors alimentation et énergie, qui est celui privilégié par la banque centrale, a augmenté de 0,1%, ce qui inférieur aux attentes des analystes qui tablaient sur +0,2%.Pour avril, le ministère a révisé en légère hausse l'accélération des dépenses à +0,4%, contre +0,2% annoncé initialement, et celle des revenus à +0,3%, contre +0,2% publié dans un premier temps. Sur un an, l'inflation a atteint 3,1% pour l'indice général en mai (après +3,2%), et 2,1% pour l'indice de base (après +2,1% également).Le revenu disponible, lui, affiche un bond de 5,7% en mai, du jamais vu depuis mai 1975, grâce principalement aux aides de l'Etat fédéral. Le département du Commerce précise en effet que, sans ces chèques, le revenu disponible n'aurait augmenté que de 0,4%, après avoir progressé de 0,2% le mois précédent, les ménages achetant un peu plus de biens durables (+0,1%) et davantage d'autres biens et de services (+0,4% pour les deux catégories). Signe de l'anxiété ambiante, le taux d'épargne des Américains a atteint 5% le mois dernier (après 0,4% le mois précédent), soit 555,7 milliards de dollars en rythme annualisé, le montant le plus élevé depuis le début du suivi de cette statistique en 1959.La Réserve fédérale espère que les dépenses de consommation resteront soutenues même quand les chèques du fisc auront fini d'arriver dans les boîtes aux lettres. Mais certains économistes s'attendent à ce que l'économie accuse le coup de la disparition de ce soutien au cours des prochains mois. "On observe une consommation très solide mais la majeure partie des remboursements d'impôts est allée à l'épargne, ce qui veut peut-être dire que l'on va en rester là", a commenté Pierre Ellis, économiste senior du cabinet new-yorkais Decision Economics, cité par l'Agence Reuters. Le plan de relance de l'administration Bush, voté sous le nom d'"Economic Stimulus Act", prévoit d'injecter au total 106,7 milliards de dollars dans l'économie cette année pour compenser en partie les effets de la crise des crédits "subprime" et de la baisse des prix de l'immobilier. Le versement de la majeure partie a débuté à la fin du mois d'avril et devrait s'échelonner jusqu'à la mi-juillet.

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