Le bonus-malus automobile coûte cher pour Eric Woerth, il doit être reconduit selon Jean-Louis Borloo

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Le bonus-malus écologique pour les automobiles est un succès qui coûte trop cher aux finances publiques, a déclaré ce jeudi le ministre du Budget, Eric Woerth, soulignant que les critères pourraient être revus l'an prochain. Sur Radio Classique, il a précisé attendre un coût de 200 millions d'euros cette année, alors que "ce dispositif avait été prévu au départ cette année comme équilibré". "On pourrait augmenter les malus et se passer des bonus mais comme je sais que c'est politiquement plus vendable, c'est aussi plus pédagogique, je dis simplement "attention à la fixation des critères"", a poursuivi Eric Woerth. Prié de dire si le dispositif serait reconduit l'an prochain, il a répondu: "c'est un critère qui vaut pour cette année, on verra dans le projet de loi de finances de l'année prochaine." "J'en dis pas plus, je dis que c'est un bon système, c'est un système qui a du succès mais c'est un système qui coûte et qu'il faut donc bien régler les curseurs de ce type de fiscalité, c'est vrai pour toute la fiscalité écologique d'ailleurs", a-t-il ajouté. Pour sa part, Jean-Louis Borloo assure n'avoir "aucune inquiétude particulière pour l'année prochaine" et la reconduite du dispositif. "Depuis quand une mesure qui a du succès est menacée ?", a-t-il lancé à l'AFP, l'Agence France Presse. Rappelant que le texte du Grenelle prévoit un malus "annualisé", c'est à dire reconduit chaque année, sur "les très très grosses (voitures) consommatrices", il a promis: "On va le faire". Le ministre de l'Ecologie estime que le dispositif bonus-malus "est un succès spectaculaire, on serait déjà à l'équilibre si on avait décidé l'annualisation tout de suite comme je l'avais demandé". Ce système d'annualisation serait à l'étude.Pour lui, ce dispositif s'inscrit dans une "stratégie de très long terme" qui doit être réévaluée tous les deux ans afin de tenter de gagner à chaque fois cinq grammes supplémentaires. Il plaide aussi pour son extension à d'autres produits de grande consommation (pneus, électroménager, électronique...).Par ailleurs, Eric Woerth a confirmé la prévision du gouvernement d'une croissance comprise entre 1,7% et 2% en 2008, mais a préféré ne pas se prononcer pour celle de 2009. Pour le budget 2009, "nous verrons comment nous l'arrêtons, je ne vais pas citer de chiffres, nous verrons (...) à quel niveau la croissance prévisionnelle peut être affichée". Le gouvernement tablait jusqu'ici sur une croissance comprise entre 1,75% et 2,25% en 2009.

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