Huit groupes allemands (Airbus Defence and Space, Autoflug, Diehl Defence, Hensoldt, Liebherr, MBDA Deutschland, MTU Aero Engines et Rohde & Schwarz) vont former une alliance industrielle baptisée « Team Gen 6 ». Objectif, développer un avion de combat européen de 6e génération.A peine libérée de la coopération avec la France sur le Scaf (Système de combat aérien du futur), l'industrie aéronautique est déjà en ordre de marche. Au salon aéronautique de Berlin (ILA), où le Chancelier Friedrich Merz doit officiellement annoncer la fin du SCAF, huit groupes allemands (Airbus Defence and Space, Autoflug, Diehl Defence, Hensoldt, Liebherr, MBDA Deutschland, MTU Aero Engines et Rohde & Schwarz) vont divulguer une alliance industrielle baptisée « Team Gen 6 », selon nos informations.
Et le discours est clair, très clair. « L’industrie allemande est prête à assumer ses responsabilités, en partenariat avec d’autres acteurs, pour le développement d’un avion de combat de 6e génération et, par là même, pour la supériorité aérienne future », explique-t-on à La Tribune. Objectif de l'industrie allemande, renforcer durablement la capacité de défense et la sécurité de l'Europe dans le domaine de l'aéronautique militaire. D'autant que Berlin souhaite investir beaucoup d'argent dans la défense. L'Allemagne, qui a dépensé environ 86 milliards d'euros en 2025, vise plus de 100 milliards dès 2026, et prévoit d'atteindre environ 153 milliards d'euros par an vers 2029.
Une coopération multinationale
Cette alliance industrielle est également prête à s'engager en faveur d'une coopération multinationale. Pour autant, les huit groupes allemands expliquent qu'un « partenariat européen solide fondé sur l'égalité ne peut aboutir que s'il est soutenu par des industries nationales technologiquement avancées et performantes, et s'il repose sur une volonté politique ».
Cette remarque ne manque pas de saveur au vu des divergences profondes entre Airbus et Dassault Aviation, désigné comme le maître d’œuvre du pilier 1 (avion de combat ou NGF), dans la conduite de la gouvernance. Pourtant, initialement, la France, et en particulier l'ancienne ministre des Armées Florence Parly, prônaient le concept de « best athlete » dans le cadre du SCAF.