Amundi, JPMorgan, BNP Paribas, ou encore Goldman Sachs, les géants de la finance envisagent d’augmenter leurs investissements dans des actions et des obligations d’entreprises de pays asiatiques.Après la tech américaine, place aux actions asiatiques. C’est du moins la conviction de plusieurs grandes banques européennes et américaines. Dans leurs projections économiques pour 2026, J.P. Morgan Private Bank, Goldman Sachs AM mais aussi Amundi et BNP Paribas AM font une place de choix aux entreprises asiatiques. À l’heure où le monde financier craint l’éclatement d’une bulle de l’intelligence artificielle et doute des perspectives des valeurs technologiques américaines, « les marchés émergents offrent de nombreuses opportunités », affirme Amundi, dans sa note de conjoncture.
Et parmi ces pays jusqu’ici au ban de la finance mondiale, les regards se tournent vers l’Est. « L’Asie restera le principal moteur de la croissance, malgré un ralentissement en Chine et en Inde », ajoute le géant français de la gestion d’actifs qui prévoit une croissance moyenne de 4,0 % pour les marchés émergents en 2026.
L’Inde et Taïwan, nouvel eldorado des investisseurs
Plus précisément encore, deux pays attirent particulièrement les banques d’investissement.
« Nous identifions des opportunités particulièrement attractives en Asie, notamment en Inde et dans les secteurs technologiques et exportateurs de Taïwan, portés par leur dynamique de croissance autonome », confie dans une note Grace Peters, co-responsable de la stratégie d’investissement mondiale chez J.P. Morgan Private Bank.
Déjà en 2025, l’action du géant taïwanais des semi-conducteurs TSMC a grimpé de plus de 25 % portée par des ventes records auprès des géants du cloud qui investissent à toute allure dans le développement de data centers dédiés à l'intelligence artificielle.
Une très bonne santé économique qui devrait se poursuivre selon les géants de la finance. Pour Amundi notamment : « Nous sommes positifs sur l’Inde à moyen terme, la transformation « Make in India » présentant un potentiel de croissance à long terme dans de nombreux domaines. » Ce grand plan industriel lancé par le gouvernement indien en septembre 2014 vise à attirer les investissements domestiques et étrangers pour développer la manufacture nationale, créer des emplois qualifiés et faire de l’Inde un hub manufacturier mondial. Si ce projet d’ampleur est encore loin de son objectif d'une industrie manufacturière représentant 25 % du PIB (contre 15 % aujourd'hui), il devrait commencer à porter ses fruits en 2026 pour le gérant d’actifs français.