6 000 participants venus de 65 pays sont attendus jusqu’à vendredi à Bordeaux pour le Forum mondial de l’économie sociale et solidaire (ESS). L’exécutif brille par son absence à cet événement d’envergure internationale qui adoptera trois déclarations pour appuyer le rôle économique et politique de l’ESS à tous les échelons de gouvernance.« Un autre monde est déjà là ! » : c’est le thème retenu pour la 7e édition du GSEF, le Forum mondial de l’économie sociale et solidaire, qui s’ouvre à Bordeaux ce mercredi 29 octobre. La capitale girondine, qui succède à Séoul, Montréal, Bilbao, Mexico et Dakar, attend environ 6 000 visiteurs venus de 65 pays. Au-delà des trois jours de débats, ce forum entend servir de caisse de résonance aux acteurs de l’ESS aux quatre coins du monde.
« Cette 7e édition doit marquer un tournant pour une économie où l’utilité sociale prime sur la recherche de profit individuel. Le constat de son efficacité est partagé, il nous manque désormais une reconnaissance et un soutien politique », déclare ainsi Pierre Hurmic, le maire de Bordeaux.
Un absent de marque et trois déclarations
Alors que l’ESS n’est pas représentée au sein du gouvernement Lecornu, l’événement sera ouvert par le maire de Bordeaux et président du GSEF (Global Forum for Social and Solidarity Economy), ainsi que par les représentants de Bordeaux Métropole, du Département de la Gironde et la Région Nouvelle-Aquitaine. Mais ni Emmanuel Macron ni Sébastien Lecornu ne feront le déplacement, seul le ministre des PME, Serge Papin, est attendu. La vidéo d’introduction promise par le chef de l’État n’avait toujours pas été envoyée à la veille du forum.
« Je ne comprends pas ce choix, ce n’est pas normal que l’État ne soit pas représenté à haut niveau alors même que la voix de la France est attendue sur ce sujet ! », regrette Timothée Duverger, le président du comité scientifique du GSEF. Une absence taclée également par Benoît Hamon, le président d’ESS France : « On pèse 14 % de l’emploi privé en France. En comparaison, le secteur de la tech, qui ne pèse que 3 %, fait venir 15 ministres dès qu’il organise un événement. Il y a quand même un problème… » Une absence de l’État à laquelle il faut ajouter des problèmes dans l’attribution de visas aux membres de plusieurs délégations africaines.