• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Idées & Débats

OPINION. « Genre et climat : un paradoxe qui peut faire bouger les lignes  »

latribune.fr

Publié le 17 novembre 2025 à 07:40

Sylvie Borau et Robert Mai

Sylvie Borau et Robert Mai

DR

Le Quotidien Numérique

10 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Un Rafale français a effectué une nouvelle première en abattant un drone, vraisemblablement russe

  • 2

    Automobile : pendant que le marché chinois plonge de 22 %, les exportations de véhicules électriques s’envolent de 112 %

  • 3

    Comment la famille Trump a bâti un empire crypto sans risque… et refilé les pertes aux investisseurs

  • 4

    OPINION. « La France paie beaucoup : elle comprend de moins en moins »

  • 5

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 6

    SCAF : pourquoi Airbus et Dassault étaient définitivement devenus irréconciliables

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
A l’heure de la COP 30 et dix ans après les accords de Paris, le débat climatique reste profondément polarisé. Si la science confirme l’urgence d’agir, une partie de l’opinion, souvent située à droite de l’échiquier politique, continue de minimiser le rôle des activités humaines dans le dérèglement climatique et freine l’adoption de politiques ambitieuses de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Par Sylvie Borau, TBS Education et IAST Toulouse, et Robert Mai, Grenoble Ecole de Management

Au moment où se tient la COP 30 au Brésil, le débat climatique reste profondément polarisé. Alors que la science confirme l’urgence d’agir, une partie de l’opinion, souvent située à droite de l’échiquier politique, continue de minimiser le rôle des activités humaines dans le dérèglement climatique, freinant l’adoption de politiques ambitieuses de réduction des émissions de gaz à effet de serre. 

Face à ces résistances, que faire ? Nos travaux, basés sur des données recueillies dans 63 pays auprès de plus de 56 000 personnes, montrent que cette polarisation n’est pas seulement politique : elle est aussi de genre. De manière quasi universelle, les femmes croient davantage que les hommes à la causalité humaine du changement climatique et affichent un soutien plus important aux politiques environnementales. Cette différence entre les genres est particulièrement robuste, comme celle observée également dans les choix d’orientation ou de carrière, avec des femmes nettement moins présentes dans les filières d’étude et les métiers scientifiques et techniques (STEM).

Un paradoxe surprenant apparaît par ailleurs : comme pour l’orientation scolaire et professionnelle, plus une société promeut l’égalité entre les hommes et les femmes (et plus elle valorise la coopération et le soin plutôt que la compétition), plus les écarts entre les genres se creusent. 

Autrement dit, dans les pays les plus progressistes sur le plan du genre et les plus coopératifs, comme les pays scandinaves, et dans une moindre mesure, la France, les femmes sont plus pro-environnementales et les hommes en moyenne, davantage résistants aux messages pro-climat, là où on pourrait, au contraire, attendre un rapprochement des comportements. 

Un segment en particulier — les hommes conservateurs dans les pays égalitaires — constitue le noyau dur de la résistance aux politiques climatiques. Malgré les campagnes d’information, ils restent opposés à un changement de mode de vie comme la réduction de la consommation de viande ou la moindre utilisation de véhicules polluants. Moins de la moitié d’entre eux reconnait ainsi en France le fait que le dérèglement climatique est lié à l’activité humaine et non au hasard ou à des cycles naturels, alors que 90% des femmes très à gauche sont dans ce cas. 

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Nos données indiquent même que ces hommes conservateurs des pays égalitaires réagissent négativement à certaines campagnes : les messages émotionnels anxiogènes renforcent leur résistance au lieu de les mobiliser comme espéré.

Les publics plus réceptifs sont, d’après nos recherches, les hommes de gauche, mais surtout, et étonnamment, les femmes de droite. Certes, elles adhèrent moins spontanément aux discours écologistes que leurs consœurs à gauche, mais ces femmes de droite se montrent sensibles à des arguments concrets et non idéologiques. 

Dans nos expériences, l’évocation d’actions collectives réussies — comme la résorption du « trou » dans la couche d’ozone grâce à l’accord de Montréal en 1987 — renforce leur engagement. Dans notre étude, de telles évocations ont augmenté de 5 % leur soutien aux politiques de lutte contre le changement climatique dans les pays les plus égalitaires. Montrer que des solutions existent, qu’elles préservent la qualité de vie et profitent aux générations futures, s’avère également efficace.

Dans un contexte de polarisation croissante, mobiliser exclusivement les convaincus ne suffira pas. Pour accélérer la transition écologique, il est stratégique de s’adresser à des segments ambivalents. Convaincre les femmes conservatrices pourrait d’ailleurs aussi entraîner les hommes de leur foyer : des recherches sur les comportements alimentaires montrent que les choix se diffusent au sein des familles, y compris sur les choix climatiques.

L’enjeu est clair : adapter les récits aux différentes cibles. Moins de catastrophisme, et moins d’idéologie ; davantage d’exemples concrets, de solutions basées sur la coopération, en montrant des bénéfices tangibles, et en utilisant comme levier une projection positive pour les générations futures. 

Certains redouteront le fait qu’un ciblage spécifique des femmes conservatrices accentue la fracture de genre. Mais reconnaître des différences n’équivaut pas à les figer. Au contraire : s’adresser en priorité aux segments réceptifs permet de désamorcer la résistance frontale qui alimente ces divisions. En mobilisant ces femmes, on ouvre des espaces de dialogue et de transformation progressive, susceptibles, à terme, de reconfigurer les normes et de réduire les clivages idéologiques et genrés plutôt que de les cristalliser.

(*) Sylvie Borau est professeur de marketing à TBS Education et chercheur à l'Institut for Advanced Studies in Toulouse (IAST). Robert Mai est professeur de marketing à Grenoble Ecole de Management.

latribune.fr

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Face à l’IA offensive, la France et l’Europe doivent reprendre le contrôle de leur cybersécurité »

  • 2

    OPINION. « PLF 2027 : le dilemme des capacités »

  • 3

    OPINION. « Arménie : Pachinian a gagné son pari européen »

  • 4

    OPINION. « Iran : quand la crise économique devient une crise de régime »