• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Tech & IAIntelligence Artificielle

Comment 400 puces Nvidia A100, l'or noir de l'IA, se sont envolées vers la Chine malgré l'embargo américain

latribune.fr

Publié le 25 novembre 2025 à 13:57

Le détournement de 400 puces Nvidia A100, via une logistique complexe passant par la Floride, la Thaïlande et la Malaisie, met en lumière les limites de l’embargo américain.

Le détournement de 400 puces Nvidia A100, via une logistique complexe passant par la Floride, la Thaïlande et la Malaisie, met en lumière les limites de l’embargo américain.

Nvidia

L'essentiel de l'actualité

mardi 9 juin

  • Trump dans les « derniers efforts » en vue d'un accord avec l'Iran
  • Alibaba, Baidu et BYD dans le viseur de Washington
  • Un projet d'avion mené par Airbus
  • Le Relais réduit ses collectes, 60 emplois en insertion supprimés
  • Les dépassements d'honoraires des médecins dans le collimateur
Voir plus

Le Quotidien Numérique

10 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Un Rafale français a effectué une nouvelle première en abattant un drone, vraisemblablement russe

  • 2

    Automobile : pendant que le marché chinois plonge de 22 %, les exportations de véhicules électriques s’envolent de 112 %

  • 3

    Comment la famille Trump a bâti un empire crypto sans risque… et refilé les pertes aux investisseurs

  • 4

    OPINION. « La France paie beaucoup : elle comprend de moins en moins »

  • 5

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 6

    SCAF : pourquoi Airbus et Dassault étaient définitivement devenus irréconciliables

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
L'embargo technologique américain sur les puces d'intelligence artificielle crée un marché noir international extrêmement lucratif. Une affaire vient de révéler comment un réseau sophistiqué, depuis une façade immobilière en Floride, a réussi à contourner les contrôles douaniers.

L’adresse de Janford Realtor, LLC, à Tampa, en Floride, est celle d’une façade. Fondée en mars 2023 par Hon Ning Ho, alias « Mathew Ho », un citoyen américain, l’entreprise était officiellement une agence immobilière. Pourtant, comme le montrent les documents judiciaires fédéraux, Janford Realtor n’a « jamais été impliquée dans une seule transaction immobilière ». Son unique fonction était de servir d’écran pour dissimuler l’acquisition et l’exportation illégale de matériel stratégique.

Des armes ? Des documents secrets ? Non, plus actuel : des processeurs graphiques (GPU) Nvidia A100, H100, et H200. Ces puces sont le cœur battant de l’entraînement des modèles d’intelligence artificielle les plus massifs. Elles constituent aujourd’hui le goulot d’étranglement critique de l’innovation en IA.

L’embargo, une ligne rouge pour la sécurité nationale

Ces composants sont inscrits sur la Commerce Control List (CCL) américaine sous la stricte nomenclature ECCN 4A090.a. Depuis l’amendement du Bureau of Industry and Security (BIS) d’octobre 2022, leur exportation vers la République populaire de Chine (RPC) et Hong Kong est soumise à des contrôles sévères et nécessite une licence d’exportation.

A LIRE AUSSI

« Son nom est Nvidia » : Michael Burry pointe les responsables de la bulle IA

Car l’enjeu est stratégique et militaire. Washington vent absolument empêcher l’émergence de systèmes d’IA à des fins de surveillance ou d’armement autonome alimentés par cette technologie. L’acte d’accusation martèle que les co-conspirateurs connaissaient parfaitement l’exigence d’une licence du BIS et l’ont « sciemment ignorée ». Le crime est qualifié d’intentionnel, ciblant directement la sécurité nationale.

Près de 3,5 millions de dollars Injectés

Le Département de la Justice (DoJ) ne s’est pas contenté d'arrêter les cargaisons. Le coup de massue judiciaire repose sur l’accusation de « complot pour blanchiment d’argent », une arme légale qui permet de s’attaquer à la structure financière du crime.

Newsletter

Tech & IA

Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité tech.

Illustration de la newsletter Tech & IA

Le réseau se composait de quatre individus : Hon Ning Ho (à Tampa), l’homme de la façade ; Brian Curtis Raymond, citoyen américain et PDG d’une société de distribution d’Alabama, la U.S. Company 1, maillon indispensable pour l’acquisition ; et deux ressortissants chinois, Cham Li et Jing Chen, assurant le lien vers l’Asie.

A LIRE AUSSI

L’alliance du silicium et du pétrole : Trump brandit l’IA pour réconcilier la Silicon Valley et les populistes

L’analyse des flux financiers est la preuve du « complot ». Les fonds ont transité des comptes de deux sociétés chinoises basées à Hong Kong (Chinese Company 1 et Chinese Company 2) vers les comptes bancaires de Janford Realtor et de la U.S. Company 1. Entre novembre 2024 et avril 2025, le DoJ a identifié près de 3,5 millions de dollars qui ont servi de carburant direct aux opérations de contrebande.

En ciblant le financement, Washington envoie un message : la bataille contre la contrebande technologique est irrémédiablement devenue une guerre financière où la traçabilité des virements l’emporte sur le contrôle douanier seul.

Logistique de la tromperie : Malaisie, Thaïlande et falsification industrielle

Le réseau a exploité le talon d’Achille du commerce international : la logistique des pays de transit. Pour éviter le veto d’une exportation directe vers la Chine, les conspirateurs ont utilisé la Malaisie et la Thaïlande comme faux points de destination.

La méthode reposait sur la falsification systématique de deux documents : les lettres d’instructions d’expédition (shipper’s letters of instructions), fournies aux transitaires ; et la déclaration d’exportation électronique (EEI), le document légal soumis au gouvernement américain qui doit indiquer l’utilisateur final réel.

Ces documents étaient remplis de « fausses informations » pour donner l’illusion d’une livraison finale en Asie du Sud-Est. L’objectif était de créer de faux contrats ou documents pour « donner l’impression que la Chine n’était pas le destinataire ultime », attestant d’une méthode de dissimulation délibérée et industrialisée.

A LIRE AUSSI

Quand Nvidia va, tout va ? La chronique de Marc Fiorentino

Cette stratégie a permis l’exportation illégale d’environ 400 GPU A100 entre octobre 2024 et janvier 2025. Un volume suffisant pour doper significativement les capacités de calcul chinoises durant cette période.

La traque, menée par la Homeland Security Investigations (HSI), a toutefois permis la saisie d’opérations ultérieures. Celles qui sont révélées dans l’acte d’accusation comprennent l’interception de 50 GPU Nvidia H200 et d’une cargaison de 10 supercalculateurs Hewlett Packard Enterprise (HPE) équipés de GPU Nvidia H100. Ces modèles, parmi les plus récents, confirment l’appétit constant pour la puissance de calcul malgré le risque pénal.

20 ans de prison et l’assèchement des actifs

L’issue de cette affaire est désormais cadrée par la sévérité du droit américain. Les 18 chefs d’inculpation retenus, incluant l’exportation sans licence, la contrebande de marchandises, et le blanchiment d’argent, exposent les accusés à des peines maximales qui se chiffrent en décennies. Chaque chef d’accusation de violation de l’Export Control Reform Act (EcraA) et de complot de blanchiment d’argent expose les prévenus à une peine maximale de 20 ans de prison.

A LIRE AUSSI

La folle semaine où Nvidia a relancé l’euphorie autour de l’IA

Au-delà de l’emprisonnement, la justice vise la neutralisation totale du réseau par la clause de saisie (forfeiture). Les États-Unis exigent la confiscation non seulement des produits bruts des violations (les 3,5 millions de dollars de virements) mais aussi de tout bien utilisé pour faciliter le crime. Cela comprend, de manière explicite, les 50 GPU Nvidia H200 saisis, ainsi que tous les autres articles exportés ou destinés à l’être.

latribune.fr

Sur le même sujet

  • 1

    Bruxelles ordonne à Meta de rouvrir WhatsApp aux IA concurrentes

  • 2

    Korben for People ambitionne de devenir le « Microsoft de la robotique »

  • 3

    Nouvelle usine à Toulouse, levée de fonds, filiales à l'étranger… La pépite de défense Alta Ares change de dimension

  • 4

    « Il y a une part de surenchère »… Pourquoi les milliards de l’IA annoncés à Choose France défient toute logique