Robots, drones, bornes mobiles : ADP prépare l’aéroport du futur avec son réseau mobile privé
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

ADP a déployé son propre réseau mobile privé à Roissy. C'est l'un des plus vastes de France.
ADP
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

ADP a déployé son propre réseau mobile privé à Roissy. C'est l'un des plus vastes de France.
ADP
Des robots rondiers patrouillant à proximité des pistes de l'Aéroport Paris-Charles de Gaulle pour éviter des intrusions, cela paraît surréaliste. Pourtant, le dispositif est déjà en expérimentation et il pourrait bientôt faire son apparition à Roissy. Surmontées d’une tête avec Lidar et caméras, ces machines autonomes se déplacent sur deux roues et sont capables de détecter des anomalies sur des parcours de plusieurs kilomètres.
Mais pour fonctionner, elles auront besoin de se connecter au réseau mobile privé du groupe ADP (Aéroports de Paris). Déployé il y a quatre ans en 4G par sa filiale télécom et cybersécurité HubOne, il est en train d'être complété par de la 5G, ce qui promet de nouveaux usages dans le futur. Des flottes autonomes de drones avec des cartes SIM sont aussi à l’étude pour aider les aéronefs à atterrir ou encore détecter un FOD (Foreign Object Debris), caillou, morceau de métal ou déchet à l’origine du crash du Concorde, par exemple. ADP réfléchit même à connecter ses dégivreurs, de sorte qu’ils se coordonnent plus facilement et qu’ils mettent encore moins de temps à terminer une piste.

Avant cela, il faudra densifier le réseau 4G existant. Pour le moment, il comporte 15 grosses antennes et 60 plus petites, ce qui permet de couvrir pistes, zones arborées, routes, aérogares ou zone de fret. « L'extérieur c'est plutôt facile; mais l'intérieur présente plus de défis avec des environnements industriels et différents niveaux en sous-sols », nous explique François Munerot, directeur adjoint de la Business Line Mobile Pro chez HubOne.
Bruxelles ordonne à Meta de rouvrir WhatsApp aux IA concurrentes
Korben for People ambitionne de devenir le « Microsoft de la robotique »
Nouvelle usine à Toulouse, levée de fonds, filiales à l'étranger… La pépite de défense Alta Ares change de dimension
« Il y a une part de surenchère »… Pourquoi les milliards de l’IA annoncés à Choose France défient toute logique