Les coûts cachés des énergies renouvelables nouvelles

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Une révélation paradoxale du débat national sur la transition énergétique permet de mettre le coût de l'intermittence électrique en balance avec les atouts des énergies renouvelables nouvelles. Si le nucléaire a ses coûts cachés, comme les anti-nucléaires ne se font pas faute de le proclamer, les renouvelables aussi... A quand une électricité « propre » sans subventions ?

Coût de production des panneaux solaires réduit à un euro le watt, soit un milliard le gigawatt, soit... trois fois moins qu'une centrale nucléaire ! Eolien terrestre à 70 euros le mégawattheure, quand le prix moyen sur le marché de gros de l'électricité traditionnelle oscille entre 50 et 60 euros ! Eolien offshore à 150 euros (pour commencer) !!! Appel d'offre sur le premier grand projet solaire thermique marocain- un prototype- révélant un prix de revient à 140 euros... La « parité-réseau » tant attendue se profilerait donc à l'horizon : celui d'une électricité d'origine renouvelable qui prospèrera sans subventions, annonçant l'ère nouvelle de l'énergie propre et durable pour tous et sans limite.

Balançant cet enthousiasme, un autre chiffre attire l'attention : celui dérivé de la comparaison entre la France et l'Allemagne, un extraordinaire banc d'essai riche de révélations, et ce au niveau des chiffres de l'économie réelle, non des modèles théoriques et des préférences idéologiques... Nucléaire en deçà du Rhin, renouvelables au-delà, comme on lit dans Les Pensées à propos de la vérité et des Pyrénées. Pas de pays sur notre planète plus converti au nucléaire que l'est la France ; pas de pays plus adepte des renouvelables que l'Allemagne. Et tous deux avec la même conviction:  bruyante et prosélyte en Allemagne ; discrète, presque honteuse en France, tant la conception allemande règne sur la politique énergétique de l'Europe.

Deux stratégies différentes
On ne peut en effet imaginer deux pays aussi proches- par la géographie, par le niveau de développement, par le degré de coopération et d'intégration économiques- qui au contraire, pour l'énergie, affichent des contrastes aussi profonds. L'indice le plus éclatant de ces contradictions s'incarne dans la politique extraordinairement volontariste conduite outre-Rhin depuis vingt ans pour le développement des énergies renouvelables nouvelles et dans la préférence marquée des Français pour l'énergie nucléaire, héritage historique d'un volontarisme tout aussi marqué.

Le parc allemand de production d'électricité renouvelable- hormis un peu d'hydroélectricité dans les Alpes- s'est construit au cours des vingt dernières années - entre 1993-2012. Le parc électronucléaire français s'est construit lui aussi sur vingt ans - entre 1970 (Fessenheim, Bugey) et 1990 (Civaux). Les capacités installées sont équivalentes : 60 Gw en énergies renouvelables moitié éolien- moitié solaire photovoltaïque en Allemagne, soit la moitié de la puissance installée totale ; 63 Gw nucléaire en France, soit 60 % de la puissance installée totale. Les coûts d'investissements réalisés sont eux aussi comparables : en euros constants l'Allemagne a investi davantage que la France 120 milliards contre 96 milliards, chiffrage récemment revalidé par la Cour des comptes.

La France ne connait pas l'intermittence
En revanche, la différence est étonnante au niveau de la production : 75 milliards de Kwh produits par an par le parc renouvelable Outre-Rhin ; 410 milliards par le parc nucléaire français. 13% de la consommation du pays d'un côté (600 Twh) ; 74% de l'autre (550 Twh) Ainsi la moitié de la puissance installée fournit Outre-Rhin un septième de la production ; en France les trois -quarts... La différence s'explique par l'intermittence : les capacités de production renouvelable fonctionnent 1200 heures par an (sur les 8760 que compte une année), donc restent inutilisées 87% du temps ; pendant que les capacités nucléaires tournent à plein régime- 6500 heures par an, soit 75 % du temps.

Le coût caché du volontarisme renouvelable allemand ne se borne pas au coût direct de l'intermittence tel qu'il est exposé ci-dessus. Il y a aussi le coût de l'aléatoire, l'imprévisibilté de l'ensoleillement, et de la force du vent qui affaiblit encore plus la valeur d'usage. Pour assurer l'alimentation du réseau en continu afin de répondre à la courbe de demande il faut mettre en place des capacités de production classiques, à base de combustibles compensant les périodes creuses de production des énergies intermittentes. C'est la production par les centrales au charbon, ou au lignite épouvantablement polluant ; ou au gaz naturel importé en grande part de Russie créateur de dangereuse dépendance. Et le coût de l'occupation de l'espace foncier - 4000 kilomètres de lignes électriques à haute tension pour équilibrer les productions sur le territoire ; des milliers de kilomètres carrés mobilisés par les panneaux et les mâts.

Plus on produit, plus les coûts baissent
Une conséquence paradoxale du débat national sur la transition énergétique est d'avoir projeté l'attention sur l'intermittence électrique. Jusqu'alors, la question n'était guère identifiée que par les seuls techniciens spécialistes des réseaux électriques : elle est maintenant accessible et débattue au grand public. Pourquoi cette conséquence est-elle paradoxale : parce que le débat a fait émerger les coûts indirects des énergies renouvelables nouvelles. Si le nucléaire a ses coûts cachés, comme les anti-nucléaires ne se font pas faute de le proclamer, les renouvelables aussi.

L'injection à grande échelle dans les réseaux électriques d'une électricité dont la valeur d'usage est incertaine pose des problèmes techniques et économiques inédits. Dans les débats publics, on compte la valeur de l'électricité produite à partir de sources renouvelables et de sources traditionnelles par référence à leur coût de production. On constate au cours des dernières années une baisse spectaculaire des coûts de production, qui illustre à nouveau les bienfaits de l'effet d'expérience, encore appelée courbe d'apprentissage - à savoir la vraie source du progrès technique et économique. Plus on produit, plus l'expérience s'accumule, plus les coûts baissent.

L'électricité, c'est d'abord des moyens de production
Les sources intermittentes d'électricité sont aujourd'hui rémunérées par le rachat des kWh qu'elles produisent. Ce faisant, on ne tient pas compte de leurs performances en matière de régularité et de prévisibilité : aucun lien n'est fait entre leur coût de revient et leur valeur d'usage. Le problème avec l'électricité est qu'il existe une différence considérable entre son coût de production et sa valeur économique. L'électricité ne se stocke pas. A tout instant l'électricité injectée sur le réseau doit être exactement égale à l'électricité appelée par les consommateurs.  Avant d'être mesurable en tant que quantité d'énergie, l'électricité l'est en tant que puissance installée des moyens de production. Déployée pendant un certain temps, une puissance électrique installée (exprimée en kilowatts, kW) fournit une quantité d'énergie (exprimée en kilowattheures, kWh).

L'électricité est un service, non pas un bien tangible, qui consiste à mettre à la disposition des usagers (clients domestiques, industriels, collectivités locales) une puissance électrique mesurée en kW à un moment donné. Sa valeur d'usage varie d'une seconde à l'autre. Les chiffres ne sont pas là pour dicter des conclusions péremptoires, soi-disant au nom de la science, mais pour faciliter le débat sur des bases de dialogue communes
 

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a écrit le 31/07/2017 à 7:56 :
Variabilité des EnR bien connue, et l'on sait/va y remédier...Ce ne sont pas les "Verts" qui le disent (Quelle est cette généralisation haineuse?) mais plusieurs grands industriels de niveau mondial qui ont bien compris que c'est là que se situe la valeur ajoutée à l'avenir.

Le stockage se fait actuellement avec l'eau remontée dans les barrages (STEP), des batteries (capacité faible et auto-décharge sur durées de qq jours...), ou avec la production réversible d'hydrogène en électricité qui permet un stockage sur plusieurs jours ou plusieurs mois.

La variation du cout de l'électricité en fonction de l'état de saturation du réseau va encore améliorer la rentabilité des EnR ("Turpe") si l'on sait utiliser les capacités de stockage d'électricité citées ci-dessus.

Les ENR sont l'avenir, et même le présent (Prix contractuel EnR déjà inférieur au cout fossile pour plusieurs champs PV dans le monde, alors que la technologie continue à se développer...).
a écrit le 28/09/2014 à 15:07 :
On oublie à chaque fois et c'est normal car les Verts ont plus de communiquant que les "pollueurs", comment fabrique t-on un panneau solaire, combien cela coûte en CO2 et pour quel rendement ? Comment construire une éolienne, combien cela coûte en CO2 et combien de surface utilise t-on ?
Quand on voit le bilan carbone de ces deux solutions "propres" il est préférable de rester avec le nucléaire.
Réponse de le 08/11/2014 à 22:17 :
Et couts pharamineux pour les éoliennes ,idem pour le photovoltaique et la pollution qui s'ensuivra ,et qu'il faudra gérer
Prix de revient supérieur, incertitude de production électrique,et balance commerciale déficitaire, ou est l'intérêt de tout ça, a part des cas particuliers comme l'isolement
Réponse de le 10/11/2014 à 19:51 :
Vous voulez comparer, vraiment ? Chiche ?

Les bilans CO2 du solaire et de l'éolien sont du même ordre de grandeur que celui du nucléaire (et tous sont minimum 10 à 20 fois moins polluants que les énergies fossiles), pour du matériel produit en Chine. Si les panneaux solaires sont produits en France, le bilan carbone devient nettement moins élevé...
a écrit le 16/07/2013 à 11:43 :
L'intermittence et le coût exorbitant du renouvelable viennent seulement d'être découverts? Mais depuis la mise en service des premières éoliennes on sait que c'est une gigantesque arnaque!
Réponse de le 26/07/2013 à 19:05 :
AtomD, petit soldat besogneux du Village Atomique Gaulois, ferait bien d'ouvrir un peu les yeux et de regarder chez nos voisins: y'a pas que la radio-activité dans la vie ! http://www.voltwerk.com/fileadmin/user_upload/documents/Voltwerk_MIT_englisch_klein.mp4
Réponse de le 27/07/2013 à 10:28 :
Justement, c'est après avoir observé les effets des énergies renouvelables sur les pays qui l'utilisent en majorité que je me permet de dire ce genre de choses! Et ce n'est pas AtomD mais AtomicD. En effet, il n'ya pas que la radioactivité dans la vie, la preuve avec les Japonais qui veulent se remettre au nucléaire, et ce dernier devrait, quant à lui, être plus présent.
Réponse de le 27/07/2013 à 15:10 :
Les japonais vont peut être allumer quelques centrales nucléaire mais le temps du nucléaire triomphant est définitivement terminé chez eux, contrairement au solaire qui va prendre une place très significative: ils pourraient passer de 4,7 GW actuellement à 100 GW en 2030 http://www.pv-tech.org/news/jefferies_report_japanese_fit_announcement_positive_for_industry_growth
Réponse de le 29/07/2013 à 12:37 :
Tant mieux pour eux, mais à ce que je sache, nous sommes en France ici, un pays qui a choisi la bonne option pour son avenir énergétique, pas au Japon. C'est une énorme bêtise d'installer des centrales nucléaires là-bas, c'est un des rares pays où la seule issue est le renouvelable: il est trop instable pour le nucléaire, contrairement à la majorité des territoires dans le monde.
Réponse de le 30/07/2013 à 14:38 :
"Une énorme bétise d'installer des centrales nuc au japon" bien d'accord avec vous c'est criminogene et Areva est lourdement complice avec la vente de Mox. Z'allez pas me faire avaler qu'Areva ne connaissait pas le risque sismique du Japon. C'est à peu près aussi débile que d'avoir (presque) réussi à vendre des centrales nucléaires à Kadhafi. Tous les dirigeants de ces entreprises de mort se contrefoutent de semer des catastrophes pourvu que le bilan financier soit positif ! Je me demande bien au nom de quel principe la France échapperait-elle à cette malédiction des catastrophes nucléaires ?
Réponse de le 31/07/2013 à 10:34 :
Ce n'est pas Areva qui a imposé la vente de MOX, mais le Japon qui lui a demandé! La France en échappera, oui, pourquoi, parce que son nucléaire est le plus sûr du monde et reconnu comme tel. La France est le numéro 1 mondial du nucléaire, pourquoi lui retirer ce fleuron de son industrie, ce serait complètement grotesque!
Réponse de le 10/11/2014 à 19:47 :
L'éolien, "une gigantesque arnaque" ? SVP, les mots ont un sens qui ne doit pas être galvaudé. Ni l'éolien ni le photovoltaïque, ni d'un point de vue économique, écologique ou technique - on sait qu'on peut intégrer dans le réseau au moins 30% d'énergies intermittentes, et jusqu'à 50% demain avec les smart grids. Quand on sait que ces énergies ne représentent respectivement que 3% et 1% du mix actuel, on se dit qu'il y a beaucoup de place pour leur développement dans les décennies à venir.
a écrit le 14/07/2013 à 15:43 :
Un mensonge d'Etat est en train de s'effondrer http://www.terraeco.net/Augmentation-du-prix-de-l,50580.html
a écrit le 07/07/2013 à 7:50 :
article confus et données erronées. on aurait préféré un tableau lisible.
a écrit le 27/06/2013 à 11:51 :
Dans la moitié sud de la France , une installation solaire pv pour l' autoconsommation de 2 kWc revient désormais à 6000 euros TTC et elle fourni un kWh à 8 centimes garanti sans hausses pendant 25 ans ! A comparer à 14 ou 15 centimes le prix du kWh d'EDF désormais pour les particulier et probablement 20 centimes d'ici 2020. La seule contrainte pour l'autoconsommation solaire: consommer l'électricité quand elle est produite, ça tombe assez bien pour les maisons qui ont des chauffe-eau électrique, clim, machines à laver, moteur de piscines; il suffit de mettre un programmateur sur les machines et de forcer la mise en marche pendant les heures d'ensoleillement. On doit probablement pouvoir diminuer la conso de 70% et en plus on peut aussi baisser la puissance de l'abonnement.
Réponse de le 19/07/2013 à 13:21 :
Parce que vous, vous ne cuisinez des plats chauds qu'en été quand il fait beau ? Tout le problème est là : le PV produit en été à midi, on a besoin d'électricité en hiver à 19h...
De plus, vous parlez d'un chauffe eau solaire PV qui est une aberration sans nom : vous aurez un rendement de 10%max alors qu'un chauffe-eau solaire thermique vous offrira un rendement de 50%...
Tout ça sans oublier que vos panneaux sont subventionnés par les états français (par crédit d'impôt) et chinois (par dumping). Donc le VRAI coût, pour la collectivité et pas seulement pour vous, est bien plus important
Réponse de le 26/07/2013 à 19:02 :
@unepierre Un panneau solaire plein sud produit principalement entre 10h et 17h donc cette plage est assez large pour en tirer profit si on fait tourner les appareils énergivores durant cet horaire (clim, piscines, machines à laver, chauffe-eau etc..). Si le panneau est plein Est la production max se situe entre 8h et 15h. Cette année, dans la région d'Aix en pce, je vais installer plus de solaire pour l'autoconsommation que pour la vente (subventionnée) à EDF, principalement des installations entre 1 et 2 kWc. Le rendement des panneaux pv est désormais proche de 20%, ça reste inférieur à celui d'un chauffe eau solaire thermique mais le prix des thermiques n'a fait qu'augmenter depuis 10 ans alors que le solaire pv a été divisé par 10 ! Donc économiquement c'est désormais moins cher d'avoir des panneaux pv branchés sur des chauffe-eau électriques. Le crédit d'impots pour le solaire pv est désormais négligeable (10%) donc le solaire pv en autoconsommation est l'avenir car il ne coute rien à l'état. D'ici 1ou 2 ans arriveront d'Allemagne des solutions de micro-stockage lithium qui permettront de stocker la production solaire de la journée pour la consommer le soir, donc mes clients vont atteindre 70% d'autosuffisance et même 100% pour certains. Explications par Voltwerk (filiale de Bosch) ici: http://www.voltwerk.com/fileadmin/user_upload/documents/Voltwerk_MIT_englisch_klein.mp4
a écrit le 27/06/2013 à 8:13 :
Beaucoup d'erreurs dans cet article. On nous présente de soi-disant "coûts cachés" qui n'en sont pas. Ils sont intégrés au coût du MWh et la comparaison entre puissance nominale et énergie fournie n'a pas de sens s'agissant de sources différentes.
Quant au coût de l'intermittence, ce n'est ni une révélation ni un gros problème, selon l'AIE. Les différentes études ( http://www.23dd.fr/energie/les-energies/electricite-2013-renouvellement-et-renouvelables ) montrent que ce cout est faible, de 1 à 7 $ par MWh, pour 20% de pénétration. De quoi voir venir. Et cela n'empêche pas les renouvelables d'être compétitives.
a écrit le 23/06/2013 à 22:27 :
Un article a été cité sur la comparaison entre nucléaire et renouvelables en Allemagne, qui remet un peu à jour les connaissance de cet "économiste" qui a fait Polytechnique [ c'est pas une référence ]. --

Sur le même site, et parmi de nombreux autres articles intéressants, on trouve ceci : --- - http://energeia.voila.net/electri/cout_2016_pv_epr.htm - --- une comparaison entre le coût de l'électricité photovoltaïque et celle de l'EPR (nucléaire). -- Pourquoi 2016 ? A mon avis parce que le réacteur EPR ne sera terminé qu'à la fin 2016. - Dans ce cas, il aurait mieux valu faire une comparaison pour 2017.
Réponse de le 24/06/2013 à 12:31 :
Probablement l'auteur ne pouvais pas savoir que l'EPR est chaque année repoussé l'année suivante, LOL. En tous les cas on voit bien que si (avec une bonne dose d'optimisme) le gouvernement ferme Fessenheim ça baissera de 0% le mix nucléaire puisque l'EPR ouvrira, mais l'électricité coutera 2 fois plus cher !
a écrit le 21/06/2013 à 11:46 :
Article intéressant mais complétement faux et inexact sur les chiffres, les valeurs (on est á 0.5? /Wc sur le solaire), les montants investis (nucléaire á 120 Milliards alors que c'est 240 milliards au bas mot): bref du n'importe quoi pour dire que le nucléaire marche 24X7 et le renouvelable est intermittent, une évidence!!!
a écrit le 18/06/2013 à 21:51 :
L'énergie infinie est sous nos pieds, mais cela n'intéresse personne.
a écrit le 17/06/2013 à 11:44 :
- L'électricité se stocke parfaitement, il y a plein de solutions existantes ou en développement (batteries, station de transfert d'électricité par pompage-turbinage, hydrogène, volants d'inertie, supraconducteurs, stockage thermique, air comprimé...).
- La diversité des énergies renouvelables (solaire, éolien, énergies marines, biomasse...) et leur répartition géographique (il n'y a rarement aucun vent partout en France ni aucun soleil partout en France) permettent parfaitement de limiter l'intermittence. Si on couple ça à une gestion intelligente des réseaux, une maîtrise de la consommation, de l'effacement, un bon réseau électrique, et un peu de stockage, plus aucun problème !

C'est quand même dingue qu'un journal sérieux comme La Tribune soit aussi peu informé sur le sujet... Sans parler des erreurs dans les chiffres, évoqués dans les commentaires précédents...
Réponse de le 24/06/2013 à 12:35 :
Le stockage à grande échelle de la surproduction d'électricité éolienne ou solaire va aussi pouvoir se faire avec le techno Power-to-gaz. De nombreux projets sont en développement en Allemagne: http://www.powertogas.info/power-to-gas/pilotprojekte.html
Réponse de le 19/07/2013 à 13:30 :
Mouais, les STEP c'est quelques MW et les leixu d'installation sont très limités. Quant aux autres solutions, c'est plutôt de l'ordre du kW alors que l'ordre de grandeur nécessaire est la dizaine de GW (soit un million de fois plus). En bref, une batterie, c'est bien pour votre télécommande ou votre portable, c'est beaucoup plus compliqué si vous voulez utiliser votre four ou pour les applications industrielles (et en plus, les batteries, ça pollue sacrément !). Maintenant, si vous avez la solution, déposez des brevets parce que le stockage d'électricité est le graal de nombreux ingénieurs de R&D depuis des dizaines d'années.
Réponse de le 27/07/2013 à 15:17 :
Le réseau de de gaz naturel en Allemagne permet de stocker l'équivalent de 2 mois de consommation pour toute l'Allemagne. Y'a pas photo, de très loin, les technologies power-to-gaz sont celles qui permettront aux Allemands d'avoir la plus grande capacité de stockage des surplus de production éoliens et solaires.
a écrit le 06/06/2013 à 11:21 :
Citation : L'électricité est un service, non pas un bien tangible.
Je ne suis pas d'accord, ou alors pas pour tout le monde ... EDF ne sera plus incontournable à l'avenir. Chacun pourra produire son énergie (exit le passage obligatoire par la case EDF). Dans un avenir proche, le photovoltaïque sera abordable et son rendement sera assez exceptionnel. On aura peut être même trouvé le moyen de stocker l'électricité. Hier EDF faisait ce qu'il voulait, aujoud'hui, face à des multinationales comme Google, IBM, Apple et les chinois, EDF ne sera qu'un fournisseur pour entreprise. Le nuclaire aura sans doute un avenir mais un petit avenir, EDF devra faire un gros régime. C'est mon avis, mon intérêt et la veille dans ce domaine confirme chaque jour cette tendance ;-) ( Exemple: lorsque les cellules photovoltaïques seront dans les peintures pour les maisons, les immeubles, les automobiles ... )
Réponse de le 07/06/2013 à 16:19 :
Merci M. Stoffaës de rétablir quelques grandes vérités.

Bien entendu, il y a tout un pan de la société française complètement subjugué par le "modèle" allemand.

D'ailleurs le Débat sur la transition énergétique se transforme peu à peu en plébiscite pour l'énergie nucléaire et d'ailleurs, tous les boursiers tournent casaque et l'action EDF grimpe ... grimpe
Réponse de le 24/06/2013 à 13:16 :
Dac avec Jo. Le cas du solaire pv est interessant: en tenant compte de la hausse de 5 à 10 % d'EDF cette année pour les particuliers, dans la moitié sud de la France les panneaux solaires produisent désormais un kWh largement inférieur à celui d'EDF. Donc l'autoconsommation solaire va connaitre se développer et les usagers vont pouvoir nettement réduire leur facture et leur "dépendance" à Big Brother EDF. Ils pourront aussi réduire leurs abonnements en faisant fonctionner leurs gros appareils électriques (chauffe eau, machines à laver, clim...) en même temps que leurs panneaux solaires, en journée.
a écrit le 06/06/2013 à 5:49 :
Les japonais parmi d'autres semblent avoir mieux compris les changements en cours dans le domaine de l'énergie avec une production de plus en plus par les particuliers, communes, régions, groupes d'entreprises etc. Leur politique et stratégie industrielle vont dans de sens. Il suffit d'analyser les programmes de recherches et les développements des entreprises, tant au plan intérieur qu'à l'export. Panasonic a installé depuis un moment déjà un centre en Europe pour ses solutions de stockage qui sont aidées notamment en Allemagne. Ces programmes sont en outre très complémentaires avec ceux des transports. Cà rejoint les points de vue de Rifkin ou Joël de Rosnay sur l'énergie décentralisée. Tout confirme cette tendance dans les pays les plus en pointe sur le sujet. Les débats sur la parité ou non parité réseaux n'ont guère de sens dès lors que les particuliers ou entreprises qui produisent cherchent une indépendance et sécurité énergétique d'une part et sont plus vigilants que des opérateurs externes sur la gestion de cette ressource d'autre part. Les potentiels les plus importants sont donc dans les technologies qui vont permettre cette production par les particliers, son optimisation et gestion et le stockage quand il est nécessaire. Le débat n'est pas non plus entre un choix allemand ou français mais à une tendance mondiale qui s'affirme quoi qu'en disent les uns ou les autres et dépasse les cadres nationaux. La politique du Japon comme d'autres pays en pointe et qui ont bien réfléchi au sujet est très instructive sur ce plan dans de nombreux aspects des énergies et ils sont en train de prendre une avance dans ce domaine par raport a bien d'autres pays. Le récent discours du premier ministre japonais confirme cet objectif, dont seulement quelques extraits sont cités ici : http://www.bloomberg.com/news/2013-06-05/abe-s-power-plan-lifts-renewables-at-utilities-expense.html
Réponse de le 24/06/2013 à 13:38 :
C'est clair que l'électricité solaire va connaitre une énorme expansion au Japon. Pour la seule année 2013 entre 4 et 5 GW de solaire pv sera installé. D'ci 2030 la total installé pourrait atteindre 100 GW http://www.pv-tech.org/news/jefferies_report_japanese_fit_announcement_positive_for_industry_growth
Réponse de le 26/06/2013 à 12:54 :
Maintenant qu'Obama vient d'annoncer 20% d'ENR aux us la-bas aussi le solaire et l'éolien vont exploser, probablement 150 GW dès 2020.
a écrit le 04/06/2013 à 15:46 :
Google investi dans les énergies renouvelables tout comme Warren Buffet, il devraient consulter Christian Stoffaës car ils vont être surpris pas les "coûts cachés", la fin de leur histoire financière est proche ;o)))
http://www.enerzine.com/14/15800+energies-renouvelables---les-10-projets-cles-de-google+.html
a écrit le 04/06/2013 à 15:42 :
LEURRE DE VERITE POUR LA PARITE RESEAU.

L'auteur a écrit, je cite :
« La « parité-réseau » tant attendue se profilerait donc à l'horizon : celui d'une électricité d'origine renouvelable qui prospèrera sans subventions, annonçant l'ère nouvelle de l'énergie propre et durable pour tous et sans limite »

Cette remarque tend à me conforter dans l'idée que nombreux sont celles et ceux abusés par des termes techniques.
C'est me semble-t-il le cas de la parité "réseau" .

Qu?est ce donc que cette fameuse parité réseau pour les énergies renouvelables:

C?est tout simplement le fait que tarif d'achat obligatoire du Kwh payé aux producteurs est inférieur ou égal au tarif de vente du Kwh facturé au client particulier.
C?est le moment ou les deux tarifs ne font qu?un, ce n?est que cela !

Il ne faut pas laisser croire que la « parité réseau » pourrait être profitable aux clients particuliers et contribuables , ce serait les leurrer !

Certains de bonne foi croit que ce moment « critique » ( et critiquable en ce qu?il le laisse croire ! ) serait celui là où enfin les producteurs d?électricité ne percevraient plus de subvention et que par conséquent les consommateurs bénéficieraient du retour sur investissements !

Mais en fait ce n'est pas cela, mais pas du tout !

Démonstration :

La parité « réseau » est atteinte en France pour l?éolien depuis pas mal d?années, avec un MWh à 87 euros au tarif d?achat obligatoire ( indexation annuelle comprise ), donc un Kwh à 0,087 cts d?euros , le Kwh client facturé est aux alentours de 0,090 HT
Donc en France depuis pas mal d?années nous ne devrions plus contribuer aux financements des installations éoliennes. Et pourtant il n?en est rien, et ce sont même les professionnels de l?éolien qui confirment:

http://www.enr.fr/docs/2010123604_05FEEFinancementelectriciteeolienne.pdf

« selon les prévisions données par la CRE (commission de Régulation de l?Énergie), le montant de la CSPE en 2011 est de 7,5?/mWh.L?énergie éolienne ne représente que 11,8% de ce montant? »

Pour autant l'on continue à y croire et même que certains s?avancent un peu pour dire que ça va finir par arriver ( que nous mordions à l'hameçon ) !

http://www.actualites-news-environnement.com/25517-CSPE-critiquee-Cour-Comptes.html

« Ce développement a un coût d'amorçage, payé par la CSPE, mais si l'hydraulique est aujourd'hui compétitive grâce à nos grands-parents, l'éolien est en passe de l'être et le photovoltaïque le sera demain. »

Cette part de CSPE que chaque client voit gonfler d'année en année sur ses factures
( + 300% en 3 ans ):

Pour Le PDG de GDF Suez ce ne sera pas pour demain que l'éolien sera compétitif sur un plan économique:

http://www.senat.fr/rap/r11-667-2/r11-667-22.html
Électricité : assumer les coûts et préparer la transition énergétique
Repères ?Audition de M. Gérard Mestrallet, président-directeur général de GDF Suez
(7 mars 2012)

M. Gérard Mestrallet, président-directeur général de GDF Suez
« ?/? Je le répète, l'éolien offshore est nettement plus cher que l'éolien terrestre, qui n'est pas très éloigné de la rentabilité autonome. Il en était proche, notamment, quand les prix de marché en Europe étaient d'environ 75-80 euros, comme en 2007, puisque, comme je l'ai indiqué, le prix de l'éolien terrestre se situe environ à 80 euros.
« Hélas pour les opérateurs, mais heureusement pour les consommateurs, les prix de marché de l'électricité sont aujourd'hui à 55 euros par mégawattheure. Ils sont les mêmes dans ce que l'on appelle la « plaque de cuivre de l'Europe de l'ouest », en Belgique, en France, aux Pays-Bas, en Allemagne, et ils sont assez stabs depuis un an ou deux, c'est-à-dire depuis le début de la crise. L'éolien terrestre, qui se rapprochait de la rentabilité d'équilibre, seuil à partir duquel les subventions auraient pu être supprimées, s'en est donc de nouveau éloigné. Cela signifie que, sans soutien public, il n'a pas de justification économique. Or nous n'anticipons pas une remontée spectaculaire des prix de marché dans les prochaines années ».


Confirmant ce que dit Mr Mestrallet, les cours du marché de gros sont bas, aussi avec le mode de calcul de la CSPE, nous allons continuer, longtemps encore, à subventionner les coûts de vent et de soleil !

http://www.amorce.asso.fr/La-contribution-au-service-public.html
"Le prix de gros sur le marché de l?électricité comme référence"
"Le surcoût lié aux contrats d?achat est d?autant plus faible que le prix de l?électricité sur le marché de gros est élevé."

La valeur marchande de l'électricité est fonction de ce qu'elle répond précisément à une demande du consommateur, et ce au moment ou le besoin existe et non pas au seul moment ou vent et soleil se lèvent.

L'auteur relève en ces termes : "Les sources intermittentes d'électricité sont aujourd'hui rémunérées par le rachat des kWh qu'elles produisent. Ce faisant, on ne tient pas compte de leurs performances en matière de régularité et de prévisibilité : aucun lien n'est fait entre leur coût de revient et leur valeur d'usage. Le problème avec l'électricité est qu'il existe une différence considérable entre son coût de production et sa valeur économique.../... Sa valeur d'usage varie d'une seconde à l'autre."

Oui effectivement l'énergie électrique éolienne et autres EnR ne vaut "pas chère" sur le marché de gros alors qu'elle a des coûts de production exorbitants, et peu importe parité "réseau" ou parité "marché" , de quelque manière que ce soit le consommateur est le seul payeur final ( avec le contribuable ).

Aussi tant que la part de CSPE versée aux producteurs d?EnR sera calculée sur un coût évité aux distributeurs, coût qui aujourd?hui est très en dessous des tarifs d?achat obligatoire des EnR, alors particuliers , consommateurs et contribuables sortiront de leurs poches la plus grosse part des subventions aux EnR, du seul fait que la production des EnR n'est pas justifiable économiquement !

Une recette pour obtenir la parité « réseau à coût sûr », c?est d?augmenter le prix du Kwh vendu aux consommateurs, et à raison d?une hausse annuelle de 5% par an , on devrait y parvenir rapidement, ce toutes énergies renouvelables confondues?

Quant à celle de la parité « marché », là pas de problème non plus, il faut mettre fin à la surproduction et pour cela il suffit de stopper les centrales thermiques d?appoint ( gaz , par exemple une puissance de 11000 MW ) et stopper quelques centrales alimentées à l'énergie fissile.

En cumulant les deux « recettes » n?atteindrait-on pas ces parités vers 2030, voir 2025 et peut-être même avant, mais que vaudra à cette date « l?étalon KwOR » que devra payer le consommateur ?
Et là aucune étude, ni prévision n?a été faite et pour cause !
Réponse de le 06/06/2013 à 6:23 :
Allez dire aux américains qui adoptent les énergies renouvelables et dont le nombre croît de plus de 60% par an que la production de ces dernières "n'est pas justifiable économiquement" et aux multiples pays et nombre encore bien plus important de personnes qui les adoptent dans le monde, y compris les plus pauvres qui ont bien compris l'intérêt de remplacer leur diesel par du solaire en Afrique ou en Inde, ils vont pour le moins sourire. Pourquoi des firmes comme Solar City voient leurs cours s'envoler de plus de 400% en bourse malgré la crise. Il y a un changement majeur en cours dans la production d'énergie qui dépasse tel ou tel concept. Les aides aux énergies renouvelables sont désormais peu élevées voire absentes comme en Espagne entre autres ou l'éolien en Turqiue et elles sont de plus en plus taxées comme toute énergie. Les énergies renouvelables sont le secteur énergétique qui a dans le monde été le moins subventionné comparativement aux autres énergies et de loin. Ces aides sont temporaires et ont permis d'enclencher un vaste mouvement international puisque la quasi totalité des pays les adoptent. Leurs prix de production sont toujours en baisse par contre le prix du nucléaire va grimper encore plus fortement au cours des années à venir compte tenu de l'âge des centrales et de tous les frais en conséquence. Ce sont au contraire les énergies renouvelables dont les prix baissent régulièrement au fur et à mesure de leurs développements qui sont justifiées et non pas soutenir un vieux modèle centralisé qui coûte de plus en plus et d'autant plus s'il était renouvelé par des Epr.
Réponse de le 15/06/2013 à 22:29 :
La parité réseau dans le photovoltaïque pour le particulier autoconsommateur ce n'est pas le tarif des grosses installations mais c'est du 30,77 cts d'euros le Kwh, alors si vous êtes prêts à en payer le prix, allez-y foncez !!

http://www.les-energies-renouvelables.eu/tarif-de-rachat-electricite-photovoltaique-2011.html

Vous en connaissez beaucoup de particuliers qui autoconsomment, et vous en connaissez beaucoup qui installent des panneaux et achètent leurs Kwh avec certificat d'origine "verte", et enfin vous en connaissez beaucoup parmi ceux qui autoconsommant ne payeraient pas pour autant la CSPE à leurs distributeurs pour les Kwh consommés la nuit ?
Alors que la CRE estime même dans son récent rapport au chap 4 qu'EDF produit à encore moins cher que le prix moyen pondéré retenu pour le calcul de la CSPE et que donc le consommateur devrait en plus de cette CSPE, indemniser par le prix facturé du Kwh ce petit manque à gagner qui représente probablement plusieurs centaines de millions d'euros...
Bref, tout un chacun doit passer comme vous le savez par la case compteur EDF ou autre distributeur et payer en conséquence...
Réponse de le 15/06/2013 à 22:41 :
@polytech
http://ameriquedunord.edf.com/activites/production-nucleaire/introduction-51660.html

a écrit le 04/06/2013 à 14:52 :
C'est bizarre, les américains eux-mêmes ne sauraient donc plus compter et développent plus les énergies renouvelables que même le gaz de schiste ?! Il devraient peut-être recruter leurs économistes en France sur les blogs ;o)) Clean Edge managing director Ron Pernick. "Renewable energy (from wind, solar, geothermal, biomass, and other sources) accounted for 49 percent of the nation?s added electricity capacity in 2012 ? its largest share ever and more than the 33 percent share of new generation capacity from natural gas." !
a écrit le 04/06/2013 à 13:05 :
Cet article reflète la myopie stupéfiante de la Nomenklatura Française sur les question énergétiques; il est mensonger et trompeur sur plusieurs points: "production renouvelable Allemande = 75 TWh" menteur ! la prod Allemande en 2012 a été de 135 TWh, en 2013 elle sera de 150 TWh. "La France ne connait pas l'intermittence" mais elle connait beaucoup plus de coupures de courants que l'Allemagne ! "plus on produit plus les couts baissent" vrai uniquement pour les ENR, pas pour le nucléaire, c'est même exactement l'inverse: plus on fait de centrales plus les couts explosent ! "L'électricité c'est d'abord des moyens de production" Raisonnement archaïque digne du 19° siècle, l'électricité doit être pensée en fonction des ses usages finaux c'est le seul moyen de faire de la MDE, négawatt etc..."l'électrcité ne se stocke pas" en pratique les allemands vont bientot pouvoir stocker à grande échelle leurs surproductions solaires/éoliennes grace à la technologie Power-to-Gaz.
a écrit le 04/06/2013 à 10:56 :
Entre 400 et 5000 milliards d'euros, c'est le montant de la prime d'assurance accident sur laquelle EDF "s'assoit" en toute légalité ! C'est pas beaucoup l'économie dans une Atom'Cratie ?
Réponse de le 04/06/2013 à 13:15 :
C'est drole quand on parle des dépenses non provisionnées de l'assurance accident nucléaire y'a plus personne...est ce de cette façon que nos Apparatchiks assumerons lorsque ça explosera dans une centrale?
a écrit le 04/06/2013 à 10:55 :
M. Stoffaes ou bien vous êtes encore en retard ou bien vous traffitez la réalité. Les chiffres que vous donnez pour la production d'électricité en Allemagne datent de 2008. En 2012 l'électricité renouvelable a représenté 135 TWh et les Allemands sont en bonne voie pour atteindre 250 TWh d'ici 2020 http://energeia.voila.net/electri/allemagne_nucle_renouv.htm
Réponse de le 04/06/2013 à 13:23 :
M. Stoffaes ment tout simplement par ce qu'il diffuse la pensée unique et universelle de sa caste, le Corps des Mines. Il espère ainsi enfumer et convertir à la religion atomique les braves montons Français qui le financent.
Réponse de le 04/06/2013 à 13:41 :
La Technocratie Française, à l'image des X-Mines, à largement atteint son plafond de verre, il est grand temps qu'ils partent à la retraite. Y'a aucune chance d'avoir de pires gestionnaires qu'eux même si on choisissait les technocrates par tirage au sort !
a écrit le 04/06/2013 à 10:49 :
M. Stoffaes vous êtes encore en retard ! Les chiffres que vous donnez pour la production d'électricité en Allemagne datent de 2008. En 2012 l'électricité renouvelable a représenté 135 TWh et les Allemands sont en bonne voie pour atteindre 250 TWh d'ici 2020 http://energeia.voila.net/electri/allemagne_nucle_renouv.htm
Réponse de le 04/06/2013 à 13:09 :
c'est clair pour un économiste il est nul, j'en voudrait même pas pour mes gosses en classe de 1° eco
a écrit le 04/06/2013 à 10:42 :

L'auteur a écrit, je cite :
"La « parité-réseau » tant attendue se profilerait donc à l'horizon : celui d'une électricité d'origine renouvelable qui prospèrera sans subventions, annonçant l'ère nouvelle de l'énergie propre et durable pour tous et sans limite"

Cette remarque tend à me conforter dans l'idée que nombreux sont celles et ceux abusés par des termes techniques.

C'est le cas de la parité "réseau" .

LEURRE DE VERITE POUR LA PARITE RESEAU.

Qu?est ce donc que cette fameuse parité réseau pour les énergies renouvelables:

C?est tout simplement un instant T, c?est le moment où le tarif d'achat obligatoire du Kwh payé aux producteurs est inférieur ou égal au tarif de vente du Kwh facturé au client particulier .

Ce n?est que cela !

Laisser croire que la « parité réseau » pourrait être profitable aux clients particuliers et contribuables , c' est les leurrer !
Certains de bonne foi y croit, il croit que ce moment « critique » ( et critiquable en ce qu?il laisse croire ! ) serait celui là où enfin les producteurs d?électricité ne percevraient plus de subvention et que par conséquent les consommateurs bénéficieraient du retour sur investissements !

Mais en fait ce n'est pas cela, mais pas du tout !

Démonstration :

La parité « réseau » est atteinte en France pour l?éolien depuis pas mal d?années, avec un MWh à 87 euros au tarif d?achat obligatoire ( indexation annuelle comprise ), donc un Kwh à 0,087 cts d?euros , le Kwh client facturé est aux alentours de 0,090 HT

Donc en France depuis pas mal d?années nous ne devrions plus contribuer aux financements des installations éoliennes. Et pourtant il n?en est rien, et ce sont même les professionnels de l?éolien qui confirment:

http://www.enr.fr/docs/2010123604_05FEEFinancementelectriciteeolienne.pdf
« selon les prévisions données par la CRE (commission de Régulation de l?Énergie), le montant de la CSPE en 2011 est de 7,5?/mWh.L?énergie éolienne ne représente que 11,8% de ce montant? »

Ils précisent même qu?ailleurs c?est pire encore :
« dans les pays qui utilisent des systèmes d?appels d?offres ou de certificats verts, le niveau du tarif d?achat éolien peut s?avérer extrêmement élevé. en italie, par exemple, le mWh éolien terrestre coûte 180? et le pays a d?ailleurs choisi de remplacer à partir de 2012 son système de certificats verts par un tarif d?achat garanti. »


A 180 euros ce serait en parité "réseau" du 0,18 cts d'euro facturé au client !
Ouf ! ne sommes nous pas rassurés !

Pourtant l'on continue à y croire et même que certains s?avancent un peu pour dire que ça va finir par arriver ( que nous mordions à l'hameçon ?) !

http://www.actualites-news-environnement.com/25517-CSPE-critiquee-Cour-Comptes.html

« Ce développement a un coût d'amorçage, payé par la CSPE, mais si l'hydraulique est aujourd'hui compétitive grâce à nos grands-parents, l'éolien est en passe de l'être et le photovoltaïque le sera demain. »

Cette part de CSPE que chaque client voit gonfler d'année en année sur ses factures
( + 300% en 3 ans ):

http://www.ccomptes.fr/Publications/Publications/La-contribution-au-service-public-de-l-electricite-CSPE-suites-donnees-aux-observations-de-la-Cour-dans-le-rapport-public-2011

page 42 du rapport sur la CSPE


http://www.cre.fr/operateurs/service-public-de-l-electricite-cspe/montant


Pour Le PDG de GDF Suez ce ne sera pas pour demain que l'éolien sera compétitif sur un plan économique:

http://www.senat.fr/rap/r11-667-2/r11-667-22.html
Électricité : assumer les coûts et préparer la transition énergétique
Repères ?Audition de M. Gérard Mestrallet, président-directeur général de GDF Suez
(7 mars 2012)



M. Gérard Mestrallet, président-directeur général de GDF Suez

« ?/? Je le répète, l'éolien offshore est nettement plus cher que l'éolien terrestre, qui n'est pas très éloigné de la rentabilité autonome. Il en était proche, notamment, quand les prix de marché en Europe étaient d'environ 75-80 euros, comme en 2007, puisque, comme je l'ai indiqué, le prix de l'éolien terrestre se situe environ à 80 euros.
« Hélas pour les opérateurs, mais heureusement pour les consommateurs, les prix de marché de l'électricité sont aujourd'hui à 55 euros par mégawattheure. Ils sont les mêmes dans ce que l'on appelle la « plaque de cuivre de l'Europe de l'ouest », en Belgique, en France, aux Pays-Bas, en Allemagne, et ils sont assez stabs depuis un an ou deux, c'est-à-dire depuis le début de la crise. L'éolien terrestre, qui se rapprochait de la rentabilité d'équilibre, seuil à partir duquel les subventions auraient pu être supprimées, s'en est donc de nouveau éloigné. Cela signifie que, sans soutien public, il n'a pas de justification économique. Or nous n'anticipons pas une remontée spectaculaire des prix de marché dans les prochaines années ».


Confirmant ce que dit Mr Mestrallet, les cours du marché de gros sont bas, aussi avec le mode de calcul de la CSPE, nous allons continuer, longtemps encore, à subventionner les coûts de vent et de soleil !

http://www.amorce.asso.fr/La-contribution-au-service-public.html
"Le prix de gros sur le marché de l?électricité comme référence"
"Le surcoût lié aux contrats d?achat est d?autant plus faible que le prix de l?électricité sur le marché de gros est élevé."


Il est l'heure de mettre les points sur les I

La valeur de marchande de l'électricité est fonction de ce qu'elle répond précisément à une demande du consommateur, et ce au moment ou le besoin existe et non pas au seul moment ou vent et soleil se lèvent.

L'auteur fort justement relève en ces termes : "Les sources intermittentes d'électricité sont aujourd'hui rémunérées par le rachat des kWh qu'elles produisent. Ce faisant, on ne tient pas compte de leurs performances en matière de régularité et de prévisibilité : aucun lien n'est fait entre leur coût de revient et leur valeur d'usage. Le problème avec l'électricité est qu'il existe une différence considérable entre son coût de production et sa valeur économique.../... Sa valeur d'usage varie d'une seconde à l'autre."

Oui effectivement l'électricité éolienne et d' autres EnR ne vaut "pas chère" sur le marché de gros alors qu'elle a des coûts de production exorbitants, et peu importe parité "réseau" ou parité "marché" , de quelque manière que ce soit le consommateur est le seul payeur final ( avec le contribuable ).

Aussi tant que la part de CSPE versée aux producteurs d?EnR sera calculée sur un coût évité aux distributeurs, coût qui aujourd?hui est très en dessous des tarifs d?achat obligatoire des EnR, alors particuliers , consommateurs et contribuables sortiront de leurs poches les subventions aux EnR, car la production des EnR n'est pas justifiable économiquement !

a écrit le 04/06/2013 à 5:53 :
Si l'on analyse l'histoire et l'évolution de l'énergie dans le monde, de ses technologies et des choix effectués par les particuliers comme par les entreprises, régions etc, le modèle énergétique centralisé français est dépassé, il est en train de se fracturer de toutes parts. Le débat entre le nucléaire et les énergies renouvelables n'a plus lieu d'être. Les progrès dans les énergies renouvelables font que les problèmes d'intermittence le sont de moins en moins (d'autant que le solaire fournit au moment où l'activité est la plus forte). Il ne le sont d'ailleurs pas en général pour un pays jusqu'à 30% d'enr et 38% en France comme le mentionne ERDF dans ses rapports. Dans l'article plus haut il n'est nullement tenu compte de tous les risques et inconvénients du nucléaire qui sont bien supérieurs à ceux des énergies renouvelables, les coûts cités ne prennent pas tout en compte, très loin s'en faut et on connaît les limites technologiques du nucléaire : quand on arrive à minimiser un problème, on se retrouve face au choix d'un ensemble de procédés, technologiquement complexes à gérer durablement et universellement et à des coûts énormes (voir les travaux du Cnrs et Cea équipe Loiseau et autres en France et ailleurs) . En terme de surfaces, certes les renouvelables prennent de la place mais on fait de mieux en mieux à présent et dans les chiffres par exemple on constate que le solaire se développe souvent plus rapidement sur les toitures déjà construites, entre autres, l'éolien se couple avec l'hydrolien (Kwind), les futurs champs d'énergies seront très concentrés etc. Et c'est sans parler des progrès induits dans l'optimisation de l'utilisation de l'énergie, des rendements obtenus et des évolutions de nos modes de construction, d'urbanisme, comme de transport, de communication, de vie etc. On peut aussi localiser les énergies renouvelables dans de nombreux cas et souvent parfaitement l'intégrer sans prendre de place. Il faut également évoquer le rendement. Le nucléaire est très exothermique et jusqu'à présent les exploitations de ces pertes centralisées sont très limitées. Le débat n'a pas non plus lieu d'être binaire avec l'Allemagne puisque si l'on analyse en détail les diverses études très détaillées d'un bout à l'autre de la planète, par exemple du Fraunhofer Institut allemand et de ses plus de 2000 chercheurs sur l'énergie, entre autres, celles d'universités américaines comme Stanford, Cornell, Georgia Tech, du MIT etc, celles au Japon, en Corée, en Australie, en Chine etc les énergies renouvelables sont pleinement plébiscitées et ont plein d'atouts et de potentiel encore à venir de même que l'optimisation de l'utilisation de l'énergie et alors que les prix du nucléaire augmentent toujours tôt ou tard comme les énergies fossiles et alors que les renouvelables ont toutes encore un potentiel de baisse et ce n'est pas un économiste qui démentira le fait que c'est un des facteurs déterminants, que l'on peut d'ailleurs constater dans les appels d'offres remportés par l'éolien comparé au gaz en Amérique latine par exemple ou solaire comparé au charbon importé en Inde ou développement du solaire chez les particuliers dans le monde et notamment aux Etats-Unis (voir l'impact de Solar City etc). Bref la réalité a commencé de s'écrire et ce n'est pas un hasard si tous les rapports y compris de l'AIE montrent la part assez peu importante que va jouer le nucléaire au cours des décennies à venir, les renouvelables ont un plus bel et durable avenir. Quant au charbon il faut objectivement constater qu'il peut nettement être amélioré en terme de pollutions (cryogénie entre autres) et baisses des polluants et émissions de plus de 90%. Comme il va encore représenter un part importante au moins quelques décennies pour diverses raisons, il y a un fort effet de levier au plan planétaire a améliorer son exploitation dans les pays comme la Chine, l'inde etc et plutôt que de toujours cataloguer ceux qui l'utilisent pour des questions de coûts, d'emplois etc tenter de les aider ce qui est aussi de l'exportation, des technologies et emplois pour nous (Alstom etc) pour faire évoluer la technologie qui a un potentiel important d'améliorations et leur permettre par ailleurs de changer de cap pour aller vers les énergies renouvelables les moins polluantes et les plus appropriées, c'est l'intérêt de tous au plan mondial et çà dépasse le cadre franco-allemand comme heureusement beaucoup d'énergéticiens et organismes de pointe l'on compris dans le monde et qui sont aussi souvent la nouvelle génération, car ce facteur joue aussi dans les articles que l'on peut lire, il ne faut pas toujours raisonner avec des technologies statiques comme certains militaires de guerres qui furent ainsi chaque fois perdues et une vision de son propre passé qui ne correspond pas à l'avenir des autres.
Réponse de le 04/06/2013 à 10:29 :
Et bla, et bla, et bla... une argumentation qui relève de vos fantasmes, tout cela pour essayer de nier des faits bien gênants pour les énergies renouvelables et dont nos voisins Allemands commencent eux à prendre conscience au fur et à mesure de l'explosion du prix de leur électricité.
Réponse de le 04/06/2013 à 13:11 :
Je vous échange 10 "explosion du prix de l'électrcité" outre Rhin contre 1 seule "explosion d'une centrale nucléaire" Française...
Réponse de le 04/06/2013 à 13:46 :
Toujours au troll qui signe sans pseudo le post de 10.29, vous n'avancez aucun argument. Les allemands ont largement débattu des énergies renouvelables depuis les années 90. Il n'y a aucune remise en cause globale de ces dernières mais de la répartition des frais entre particuliers et industrie et la période est électorale donc certains lobbies tentent de s'agiter pour obtenir tel ou tel avantage mais le fond n'a nullement changé, les allemands ne veulent pas d'Epr si c'est ce à quoi vous pensez.
a écrit le 04/06/2013 à 5:53 :
Si l'on analyse l'histoire et l'évolution de l'énergie dans le monde, de ses technologies et des choix effectués par les particuliers comme par les entreprises, régions etc, le modèle énergétique centralisé français est dépassé, il est en train de se fracturer de toutes parts. Le débat entre le nucléaire et les énergies renouvelables n'a plus lieu d'être. Les progrès dans les énergies renouvelables font que les problèmes d'intermittence le sont de moins en moins (d'autant que le solaire fournit au moment où l'activité est la plus forte). Il ne le sont d'ailleurs pas en général pour un pays jusqu'à 30% d'enr et 38% en France comme le mentionne ERDF dans ses rapports. Dans l'article plus haut il n'est nullement tenu compte de tous les risques et inconvénients du nucléaire qui sont bien supérieurs à ceux des énergies renouvelables, les coûts cités ne prennent pas tout en compte, très loin s'en faut et on connaît les limites technologiques du nucléaire : quand on arrive à minimiser un problème, on se retrouve face au choix d'un ensemble de procédés, technologiquement complexes à gérer durablement et universellement et à des coûts énormes (voir les travaux du Cnrs et Cea équipe Loiseau et autres en France et ailleurs) . En terme de surfaces, certes les renouvelables prennent de la place mais on fait de mieux en mieux à présent et dans les chiffres par exemple on constate que le solaire se développe souvent plus rapidement sur les toitures déjà construites, entre autres, l'éolien se couple avec l'hydrolien (Kwind), les futurs champs d'énergies seront très concentrés etc. Et c'est sans parler des progrès induits dans l'optimisation de l'utilisation de l'énergie, des rendements obtenus et des évolutions de nos modes de construction, d'urbanisme, comme de transport, de communication, de vie etc. On peut aussi localiser les énergies renouvelables dans de nombreux cas et souvent parfaitement l'intégrer sans prendre de place. Il faut également évoquer le rendement. Le nucléaire est très exothermique et jusqu'à présent les exploitations de ces pertes centralisées sont très limitées. Le débat n'a pas non plus lieu d'être binaire avec l'Allemagne puisque si l'on analyse en détail les diverses études très détaillées d'un bout à l'autre de la planète, par exemple du Fraunhofer Institut allemand et de ses plus de 2000 chercheurs sur l'énergie, entre autres, celles d'universités américaines comme Stanford, Cornell, Georgia Tech, du MIT etc, celles au Japon, en Corée, en Australie, en Chine etc les énergies renouvelables sont pleinement plébiscitées et ont plein d'atouts et de potentiel encore à venir de même que l'optimisation de l'utilisation de l'énergie et alors que les prix du nucléaire augmentent toujours tôt ou tard comme les énergies fossiles et alors que les renouvelables ont toutes encore un potentiel de baisse et ce n'est pas un économiste qui démentira le fait que c'est un des facteurs déterminants, que l'on peut d'ailleurs constater dans les appels d'offres remportés par l'éolien comparé au gaz en Amérique latine par exemple ou solaire comparé au charbon importé en Inde ou développement du solaire chez les particuliers dans le monde et notamment aux Etats-Unis (voir l'impact de Solar City etc). Bref la réalité a commencé de s'écrire et ce n'est pas un hasard si tous les rapports y compris de l'AIE montrent la part assez peu importante que va jouer le nucléaire au cours des décennies à venir, les renouvelables ont un plus bel et durable avenir. Quant au charbon il faut objectivement constater qu'il peut nettement être amélioré en terme de pollutions (cryogénie entre autres) et baisses des polluants et émissions de plus de 90%. Comme il va encore représenter un part importante au moins quelques décennies pour diverses raisons, il y a un fort effet de levier au plan planétaire a améliorer son exploitation dans les pays comme la Chine, l'inde etc et plutôt que de toujours cataloguer ceux qui l'utilisent pour des questions de coûts, d'emplois etc tenter de les aider ce qui est aussi de l'exportation, des technologies et emplois pour nous (Alstom etc) pour faire évoluer la technologie qui a un potentiel important d'améliorations et leur permettre par ailleurs de changer de cap pour aller vers les énergies renouvelables les moins polluantes et les plus appropriées, c'est l'intérêt de tous au plan mondial et çà dépasse le cadre franco-allemand comme heureusement beaucoup d'énergéticiens et organismes de pointe l'on compris dans le monde et qui sont aussi souvent la nouvelle génération, car ce facteur joue aussi dans les articles que l'on peut lire, il ne faut pas toujours raisonner avec des technologies statiques comme certains militaires de guerres qui furent ainsi chaque fois perdues et une vision de son propre passé qui ne correspond pas à l'avenir des autres.
Réponse de le 06/06/2013 à 5:59 :
Merci pour ce très intéressant et juste point de vue que je partage également en effet. Les japonais comptent être les premiers à exporter leurs éoliennes flottantes et leur double éolienne/hydrolienne Kwind donne déjà de très bons résultats. On assiste par ailleurs dans de plus en plus de pays à une tendance à la décentralisation de l'énergie et à la production individuelle, les entreprises et politiques intègrent ce changement de plus en plus et l'accompagnent et les technologies dans ce sens commencent à être multiples. Rifkin et Joël de Rosnay entre autres avaient vu juste !
a écrit le 03/06/2013 à 21:03 :
Panique de l' "expert" pronucléaire qui sait, même s'il se garde bien de l'écrire, que la part du nucléaire dans l'électricité mondiale est passée de 17% en 2005 à 9% aujourd'hui.

Panique devant les dramatiques tares de l'atome, comme Fukushima, les déchets radioactifs, la facture inouïe du démantèlement, aussi "oubliées" dans cet article.

Panique devant l'annulation de la plupart des projets de nouveaux réacteurs. Pour construire des EPR en Grande-Bretagne, EDF exige le remboursement des pertes pendant 40 ans ! Curieux que ce nucléaire "soviétique" ne choque pas l' "expert" ultralibéral...
Réponse de le 03/06/2013 à 22:47 :
17% ou 9%, et alors? Si la part du nucléaire diminue c'est pour l'essentiel parce que celle du charbon augmente en Chine et en Inde. Mais ce qui nous intéresse ce n'est pas l'évolution de la production d'énergie au Kazakhstan ou en Chine, mais bien en France. Si EDF exige d'avoir des prix garantis sur l'électricité produite en Grande Bretagne c'est sur l'exemple des renouvelables subventionnés qui coûtent une fortune aux consommateurs. En Allemagne, même pour les centrales gaz utilisées en secours de l'intermittence des renouvelables les opérateurs demandent maintenant à l'Etat des subventions! Voilà l'effet d'une fausse concurrence viciée par des énergies subventionnée à la production aléatoire pudiquement qualifiée de "fatale" parce qu'imprévisible et incontrôlable. Comme le souligne cet excellent article, les consommateurs n'ont pas fini de payer les coûts cachés de l'éolien et du solaire.
Réponse de le 03/06/2013 à 22:49 :
@ Observatoiredunucleaire: Et la part des centrales à charbon, elle est de combien ?
Réponse de le 04/06/2013 à 6:22 :
La part du nucléaire ne diminue pas à cause de la progression du charbon mais du fait de son modèle. La plupart des énergies renouvelables progressent elles, même comparées au charbon. Voir diverses études moyen long terme dont les plus générales comme celle de l'AIE etc. Les faits confirment également. Dans un pays comme le Danemark, entre autres où l'on a du recul et où le modèle n'a pourtant pas été idéal puisque pionnier, l'éolien a été subventionné et pas seulement (efficience énergétique très forte) mais les prix actuellement augmentent moins vite qu'en France où le coût du nucléaire augmente (comme les risques qui sont statistiquement désormais élevés compte tenu de l'âge moyen des centrales, dont on peut relever les incidents et taux de gravité qui sont un indicateur précis). Et cette tendance va durer donc il faut raisonner sur 10 à 20 ans pour faire les bons choix maintenant et non pas toujours raisonner à courte vue et à court terme. La part intégrable d'énergies renouvelables intermittentes comme le solaire ou l'éolien en France est de 38% selon ERDF, on en est loin. Quand un particulier investit par exemple dans le solaire, c'est un investissement que l'Etat n'a pas à faire. En outre plusieurs pays dont l'Espagne taxent désormais les énergies renouvelables donc l'argument du coût de subventions passées et corrigées pour la plupart n'est plus d'actualité et il faut intégrer tous les paramètres pour analyser l'ensemble des retombées sur la durée. En Allemagne voir les entreprises dans ce secteur après consolidation naturelle du secteur et leur impact économique élevé, de même que les secteurs liés (exportations de machines-outils spécialisées etc), le bilan est au total positif.
Réponse de le 04/06/2013 à 10:26 :
C'est ça, nions les réalités à coup d'argumentations fumeuses et prospectives. Le prix de l'électricité en Allemagne, double du notre, et les émissions e CO2 5 fois plus importantes sont des faits gênants mais des faits quand même. Et la situation du Danemark est pire. Quant aux emplois créés, faites moi rire, il semble que vous n'ayez pas entendu parler des dépôts de bilan en série dans l'industrie des EnR en Allemagne. Informez vous sur les réalités au lieu de pérorer sur du vent.
Réponse de le 04/06/2013 à 11:19 :
La ou vous ne comprenez rien c'est que les Allemands ne sont pas des hypocrites (contrairement à la Nomenklatura radioactive Française) et depuis Fukushima ils ont parfaitement compris que le nucléaire peut entrainer la ruine d'un pays, si par exemple une grande capitale économique devait être sacrifiée par un accident nucléaire. Ceci explique pourquoi la population Allemande reste "motivés" à 80% pour payer plus cher son électricité afin de financer une transition complete de leur systeme énergétique.
Réponse de le 04/06/2013 à 13:42 :
C'est dommage que le troll qui me répond à 10.26 juste après mon post ne signe pas d'un pseudo, n'avance aucun argument et pense que je n'ai pas analysé en détail la situation allemande. Il est normal que dans toute nouvelle technologie il y a consolidation, ce fût le cas dans l'automobile, l'aviation, le pétrole etc L'industrie allemande comme tout le secteur consolide mais regardez de près les groupes qui restent et vont rester : dans le solaire les 20 premiers groupes mondiaux détiennent désormais 70% du marché. Avez-vous regardé ce que représente le secteur des enr en Allemagne même après quelques disparitions naturelles et les retombées du secteur sur de nombreux plans ? Le bilan reste très positif même en intégrant tous les aléas. Quant au CO2 et lorsque l'on est sérieux on l'analyse de manière globale en tenant compte des émissions externalisées sinon autant mettre ses déchets chez le voisin et prétendre que tout va bien. Bref, un peu de réalisme svp.
a écrit le 03/06/2013 à 18:32 :
@Mr Stoffaes : cessez vos attaques unilaterales et mensongeres et elevez le debat svp.
1/ Traiter les allemands de 'bruyants' esta ssez cocasse pour un fanfaron francias prompt a faire la lecon au monde entier.
2/ l'electricite nuke non plus ne se stocke pas, c'est pour ca qu'existent Grand'Maison et plusieurs dizaines d'autres centrales de pompage-turbinage ... et que tout ce qui ne peut etre stocke est vendu a perte a nos voisins durant la nuit, dont les Suisses, qui se font fort d'utiliser cette energie pour pomper l'eau ou nous revendre des capacites de puissance a tres bon prix, pas betes !
3/ Pour comparer le comparable, donnez-nous donc le prix de revient du kWh EPR et celui du solaire ? Indice : les articles de la Tribune sur Olikuolo, Flamanvile et les EPR anglais.
4/ Les EnR demandent malgre tout plus de stockage, c'est vrai, et ca peut se faire par stockage d'air comprime, batteries (les LMP et LiFePO4 sont annoncees avec garantie de 12 ans). Ne doutez pas qu'apres avoir demontre a tout le monde que les EnR pouvaient etre produite en nombre, a prix competitif, nos voisins allemands vont prouver qu'on peut stocker a grande ou faible echelle a prix competitif..



Mr Stoffaes, vous me faites penser a nos generaux de 1939, qui nous ont amene a deroute par pure sclerose intellectuelle et psycho-rigidite.
Réponse de le 03/06/2013 à 18:49 :
Vous devriez lire avec plus d'attention cet article.
1/ Les Allemands sont bruyants sur les renouvelables mais très discrets sur leur 60% d'électricité produite avec des fossiles et en conséquence leurs émissions considérables (5x les nôtres) de CO2 et de particules.
2/ L'électricité d'origine nucléaire n'a pas besoin d'être stockée car elle n'est pas intermittente. Nos barrages servent pour l'essentiel à produire de l'électricité pas de tampons.
3/ Plutôt que de vous référer à des articles regarder le rapport de la Cour des comptes sur le coût de la filière nucléaire, il vous donnera des chiffres précis et favorables à l'EPR.
4/ Les Allemands vont bien entendu arriver à développer dans quelques années des solutions de stockage massif de l'énergie mais à quel prix?
Réponse de le 04/06/2013 à 6:52 :
1) la comparaison avec l'Allemagne est tronquée puisque la France s'est développée plus particulièrement dans le secteur des services et si l'on tient compte de l'histoire respective des 2 pays, de leurs économies et de l'externalisation de notre CO2 notre bilan est très mauvais et moins bon que l'Allemagne à qui nous importons d'ailleurs toujours de l'énergie et depuis longtemps. L'air est plus pollué en général dans beaucoup de villes françaises (études médicales et scientifiques) Les centrales à charbon actuelles en Allemagne ne sont pas celles encore en fonction en Chine 2) Le nucléaire a nécessité des barrages très coûteux il s'agit bien de moyens de stockage liés au nucléaire qui n'était pas en mesure de s'en passer pour les excédents notamment nocturnes. 3) si l'EPR était si performant économiquement, il s'exporterait aisément, ce n'est pas le cas et la part des énergies renouvelables dans le monde progresse plus vite que le nucléaire 4) on connaît les prix du stockage de l'énergie dans plusieurs pays du monde de même que les rendements, de nombreuses sociétés travaillent sur ce sujet, pour la plupart des solutions c'est une part faible sur le coût de l'energie et çà reste inférieur par exemple pour l'éolien terrestre + stockage à celui de l'énergie produite par un EPR dont tous les coûts ne sont en plus pas intégrés (démantèlement, stockage, assurances, risques, accidents, terrorisme etc). Un choix se juge sur la durée et si la France a eu en partie raison dans le contexte de l'éopoque et notamment de la brutalité de la situation de faire un choix malgré tout sans doute trop marqué en son temps sur le nucléaire, les multiples solutions technologiques existantes et à venir, perspectives et coûts font que la période présente et à venir nécessite des choix nettement plus diversifiés et plus optimisés dont les énergies renouvelables, qui ont encore beaucoup de potentiel de développements, font partie et ce n'est pas un hasard si la majorité des pays dans le monde les adoptent, même des pays dont les acteurs y sont plutôt hermétiques compte tenu de leur ressources fossiles comme la Russie.
Réponse de le 04/06/2013 à 10:40 :
1/ Les émission de CO2 sont des faits mesurables ainsi que les émissions de particules des centrales au charbon et au lignite allemandes, il est inutile d'essayer d'argumenter contre des faits. 3/ L'EPR est un réacteur trop puissant pour la majorité des pays. Malgré ce défaut, il a déjà été exporté en Finlande et surtout en Chine, prochainement en Grande Bretagne. Son petit frère l'Atméa vient d'être vendu à la Turquie. 4/ Non les prix du stockage de l'énergie avec des moyens qui restent à inventer ne sont pas connus, tout ce qui est connu c'est le stockage dans les batteries et les stations de pompage mais ces solutions sont très insuffisantes pour répondre au besoin de stockage massif généré par les EnR dans un pays comme l'Allemagne.
Réponse de le 04/06/2013 à 14:31 :
1) les nouvelles centrales à charbon allemandes remplacent d'anciennes nettement plus polluantes et ne sont pas de nouvelles unités crées. Elle émettent peu de particules comparé au diesel des transports. Le taux des émissions allemandes de CO2 sont en diminutions régulières. L'Allemagne a une activité industrielle plus forte que la nôtre. Nos émission externalisées sont bien supérieures aux leurs et il faut analyser l'ensemble des émissions et ne pas les faire supporter par les pays auxquels nous importons les biens que nous ne fabriquons pas, la France étant dans ce cas très mal placée. 3) l'Epr est une technologie dépassée, trop coûteuse et sa puissance n'est pas unique et n'est nullement en cause dans les exportations : à titre d'exemple le précédent gouvernement prévoyait d'en vendre en Lybie qui n'est pas la Chine en taille et en besoins. Il n'est pas économiquement bénéfique en retombées pour la France. Les conditions de vente de l'Atmea n'ont rien de mirobolant non plus et en particulier par rapport au bilan des exportations d'enr et de machines spéciales concernées par l'Allemagne. Encore moins les transferts de technologies des Epr en Chine 4) étaient évoqués les moyens de stockage existant et en cours d'essais et les coûts sont connus ou dans des marges réalistes pour les second. On a des donnés pour les solutions à venir et la plupart du temps les coûts des technologies finissent toujours par baisser avec les progrès rapides et le nombre de chercheurs et d'acteurs sur le sujet dans le monde. Ce n'est pas le cas pour le nucléaire qui est un secteur déjà ancien et dont on arrive pas à réduire ni totalement les risques et déchets et en aucun cas les coûts. Et plus la démographie est croissante dans le monde, plus les risques nucléaires vont être coûteux pour ne pas dire ruineux, le déficit du Japon en a été pleinement aggravé.
Réponse de le 07/06/2013 à 13:52 :
@Troll : ha bon l'electricite nuke se stocke
Voila encore une belle intox : non le nuke ne se stocke pas, au mieux peut-on legerement reduire la puissance injectee sur le reseau la nuit. En realite, l'electricite excedentaire nucleaire est stockee sous forme de pompage-turbinage (voire Grand'Maison et autres STEP), puis vendu a vil prix a nos voisins, voire efface.
Ces moyens de stockage seront a l'avenir utilises pour stocker l'excedent des EnR, voire chaque centrale eolienne ou PV devra embarquer une quantite d'energie stockee comme case fait DEJA dans les DOM.
Mais tout ca, les Allemands l'ont bien compris et une fois de plus, ont une guerre d'avance sur nous, merci les trolls.
a écrit le 03/06/2013 à 18:28 :
Article cousu de fil blanc dans lequel M. Stoffaes exploite des données complètements has been (75 TWh de production renouvelable en Allemagne c'était en 2008 !!) pour tenter de prouver l'échec de la Transition énergétique Allemande. La réalité est bien differente http://energeia.voila.net/electri/allemagne_nucle_renouv.htm L'Allemagne dépassera probablement 250 TWh de production renouvelable avant 2020.
Réponse de le 03/06/2013 à 18:38 :
Mais pour quel montant d'investissement les 250 Twh ? Je suis preneur du chiffre si vous l'avez.
Réponse de le 03/06/2013 à 18:43 :
Puisque vous suivez l'actualité de nos voisins de très près, vous devriez savoir que le problème du prix de l'électricité, double du notre, est devenu un sujet de débat important dans la campagne électorale, d'autant que de plus en plus d'Allemand comprennent que ces prix vont être encore gonflés dans les années qui viennent par le problème des coûts cachés des renouvelables : des milliers de kilomètres de lignes HT à construire contre l'avis des populations et des solutions de stockage à trouver, pour l'instant au mieux en expérimentation, et qui vont elles aussi coûter des fortunes.
Réponse de le 04/06/2013 à 11:12 :
@ Paulo: la facture de la Transition vers les ENR pour les Allemands sera toujours inférieur au traumatisme et à la facture d'un accident nucléaire qui peut dépasser des milliers de milliards d'euros si une grande région économique (Berlin, Paris..) devait être sacrifiée. C'est exactement pour cette raison que les Allemands veulent se débarrasser du nuc, quitte à avoir momentanément un usage renforcé du charbon. Les Apparatchiks radioactifs Français aiment se gargariser avec leur hypocrite supériorité mais quand y'aura la catastrophe on sait tous qu'on sera ruiné et eux bien entendu nos zélés ézélites seront "responsables mais pas coupables".
a écrit le 03/06/2013 à 18:05 :
"L'électricité ne se stocke pas", c'est là son moindre défaut, comme dans la fable.
On produit donc beaucoup d'électricité dont une grande quantité est perdue par "non consommation" et aussi dans les pertes en ligne. Moralité pour la France qui est pro-nucléaire, il faut mettre les centrales nucléaires au coeur des villes et des zones industrielles.
Réponse de le 03/06/2013 à 18:33 :
" Il faut mettre les centrales nucléaires au coeur des villes et des zones industrielles.". Il s'agit d'un pur fantasme car vos fameuses pertes en ligne sont négligeables, de l'ordre de quelques pour cents sur un millier de kilomètres.
Réponse de le 04/06/2013 à 7:11 :
Toutes les centrales en France sont à moins de 150 km des villes donc les risques du nucléaire sont très élevés et d'autant plus avec l'âge moyen des réacteurs qui atteint les 30 ans en moyenne, durée de vie initialement prévue comme standard au départ.
a écrit le 03/06/2013 à 17:59 :
"La France ne connaît pas l'intermittence"... et les intermittents du spectacle alors? Certes ce ne sont pas tous des lumières et certains auraient même la fâcheuse habitude d'absorber la lumière, un peu comme dans un trou noir où la notion de vide prend toute son expression.
a écrit le 03/06/2013 à 17:29 :
En 2012 l'Allemagne a produit 135 TWh d'électricité renouvelable et non pas 75 comme le prétend M. Stoffaes ! http://energeia.voila.net/electri/allemagne_nucle_renouv.htm. L'estimatif pour 2013 se situe entre 150 et 160 TWh. Au rythme actuel l'Allemagne arrivera à 280 TWh de renouvelable en 2020. http://energeia.voila.net/electri/allemagne_renouv_2020.htm
Réponse de le 03/06/2013 à 18:56 :
Et vous vous me semblez non comprenant car l'article explique justement que ce n'est pas la quantité d'électricité produite qui importe mais le caractère pilotable ou au contraire aléatoire de cette production. Plus l'Allemagne installe de renouvelable, plus elle a de difficultés à maintenir le fonctionnement de son réseau malgré ses centrales au lignite, à la houille et au gaz qui crachent du gaz carbonique.
Réponse de le 04/06/2013 à 7:21 :
Sauf qu'en pratique l'Allemagne a moins de coupures d'électricité que nous et nous lui en importons toujours plus que nous lui exportons et ce depuis des années. Par ailleurs que le pilotage et l'aspect aléatoire des énergies solaire et éolienne ne pose encore problème que dans l'esprit de quelques français attardés sur les questions d'énergies là où de nombreux débats ont eu lieu en Allemagne dès le début des années 90 il y a plus de 20 ans déjà et que la question ne concerne pas que l'Allemagne mais le monde entier et ce n'est qu'un aspect de toutes les questions énergétiques, de rendement et d'efficience qui concernent toutes les énergies.
Réponse de le 04/06/2013 à 10:32 :
L'Allemagne n'a aucune raison de manquer d'électricité tant qu'elle continue à produire son électricité avec du lignite, du charbon et du gaz comme aujourd'hui. Mais bon, si vous voulez continuer à rêver sur le fait que les Allemands la produisent surtout avec des renouvelables c'est votre affaire...
Réponse de le 04/06/2013 à 14:41 :
La transition vers les renouvelables progresse en Allemagne et les objectifs sont généralement tenus. Ils sont en phase et même plus avancés souvent que leurs objectifs. Ils seront visiblement bien placés en 2020 et les prospectives pour 2030 et 2050 sont de plus en plus crédibles. Pour mémoire les prix de l'énergie étaient prévus de baisser en 2020 en Allemagne (études Frauhofer etc). En France les prospectives prévoient des hausses (études et acteurs concernés).
a écrit le 03/06/2013 à 17:14 :
Peut-on comparer les coûts de stockage des déchets nucléaires et celui des....énergies renouvelables ?
Si j'ai bien compris quand j'installe du photovoltaïque, EDF me rachète (prix fixé par eux !) 0.60?/KWh et me facture le même KWh à 1.00?...et je dois amortir l'installation.... quand EDF empoche les bénéfices! Arnaque ?
Réponse de le 03/06/2013 à 18:44 :
60c/Kwh.... c'était la belle epoque... Si vous faites une petite centrale aujourd'hui on vous paiera entre 6 et 15c/kwh (je ne parle pas des 8 panneaux que l'on voit sur les maisons indivuelles qui sont un bel attrape nigaud...). A ce prix là, faut pas s'étonner que les installations aient chutées et les installateurs mis la clé sous la porte. Mais EDF Energie Nouvelle fait encore des GROSSES centrales... mais ca, c'est une autre histoire que l'on ne raconte pas trop...
Réponse de le 03/06/2013 à 18:52 :
Vous avez un problème car l'électricité produite par les renouvelables est rachetée bien plus cher que l'électricité qui vous est vendue par EDF? Chez de calculette, je ne vois pas d'autre solution. Et non, on ne peu pas comparer les coûts de stockage des déchets nucléaires et celui des....énergies renouvelables car seuls les premiers sont connus (et intégrés au prix de l'électricité produite), comme le montre le rapport de janvier 2012 de la Cour des comptes.
Réponse de le 04/06/2013 à 15:03 :
"Le prix du stockage des déchets est connu et intégré au prix de l'électricité nucléaire..." !!!LOL de LOL, on a même pas commencé à stocker durablement les déchets. Jamais aucun acteur du nucléaire n'a sorti une telle bourde !! Voir la longue séance en Commission au Sénat en fin d'année dernière, les acteurs du nucléaire disaient à juste titre : "les coûts du stockage et du démantèlement restent obligatoirement inconnus puisqu'à venir et la prise en charge n'est donc à l'heure actuelle que (très) partielle". Un accident nucléaire par contre a été signalé lors de cette même séance au Sénat "entre 600 à 1000 milliards d'euros" et ce sont les français qui paieront, là aussi, comme au Japon.
a écrit le 03/06/2013 à 16:57 :
Si les Allemands sortent du nuc et acceptent de payer (momentanément) des couts supérieurs pour les ENR c'est qu'ils ne sont pas des prétentieux hypocrites comme les Apparatchiks Français ! Depuis Fukushima les Allemands ont parfaitement conscience qu'un accident nucléaire pourrait couter des centaines voire des milliers de milliards d'euros et même ruiner leur pays ou toute l'europe. Et bien entendu ces chargent ne sont pas plus provisionnées en Allemagne qu'en France ! Les lois scélérates internationales, votées dans l'euphorie des années 60 exemptent l'industrie nucléaire de s'assurer à hauteur du risque engendré. Actuellement les braves montons Français profitent de cette escroquerie abyssale pour dénigrer la sortie du nucléaire et truander sur le vrai prix du nucléaire...jusqu'au moment ou ça explosera dans une centrale et qu'il faudra évacuer l'Ile de France ou Rhone Alpes, alors notre pays sera ruiné et nous retournerons réellement à la bougie.
a écrit le 03/06/2013 à 16:39 :
avant de raisonner offre , il faudrait résonner demande et commencer à diminuer la place de l'électricité dans nos logements (surtout le chauffage et l'eau chaude).Rappelons que la France est électrosensible (2000MW d'électricité en plus à chaque degré de moins).Rappelons que nos consommations se font d'abord le jour et le soir et que le stokage de l'électricité sous forme de gaz peut se faire moyennant l'électrolyse comme les Allemands font déjà.Quant aux réseaux intelligents qui composeront notre quotidien, l'optimisation sera au rendez-vous.L'adéquation actuelle est digne ... du siècle dernier car demande = offre alors que les paramètres devraient être inverses !Nous ne parlerons pas du coût des accidents (FUKUSHIMA = 30 MILLIARDS ? pour l'instant)
Réponse de le 03/06/2013 à 18:38 :
Vos arguments confirment à 100% les conclusions de cet article. En effet, dire "le stokage de l'électricité sous forme de gaz peut se faire moyennant l'électrolyse comme les Allemands font déjà.", c'est d'abord faux car les Allemands le font à titre expérimental dans 3 petites installation et surtout ces installations de stockage auront un coût élevé, tout comme les "réseaux intelligents". S'il faut tant d'installations supplémentaires, vous venez de prouver que la valeur d'usage d'une électricité intermittente est bien inférieure à celle de l'électricité issue des centrales classiques.
Réponse de le 03/06/2013 à 22:37 :
@ bioman: pour un particulier, les réseaux intelligents (smartgrid) seront très utiles pour taxer la recharge des voitures électriques !
Réponse de le 04/06/2013 à 7:36 :
C'est ne rien comprendre que de prétendre que les allemands font "3 petites installations" lol. regardez donc les groupes intervenants dont automobile et maintenant allez voir ce que font d'importants groupes japonais, américains, chinois, coréens etc entre autres. Tiens c'est bizarre ils travaillent sur beaucoup de technologies très communes et passent des accords ! Et quant au prix du stockage on le connait et ajouté au coût de l'éolien il est toujours moins cher que l'électricité issu d'un EPR, auquel on a de plus pas intégré tous les coûts (stockage déchets millénaires, démantèlement, assurances, risques, accidents, terrorisme etc). D'autre part il n'y a pas besoin de smart-grids pour taxer une énergie distribuée nucléaire et centralisée ! Par contre c'est impossible avec un particulier qui produit et stocke sa propre énergie renouvelable comme c'est encouragé désormais en Allemagne et au Japon notamment et comme le souhaitent beaucoup de gens !
Réponse de le 04/06/2013 à 10:34 :
C'est ne rien comprendre que de prétendre que les allemands font "3 petites installations" lol
Oui, c'est juste la réalité en ce qui concerne l'expérimentation du stockage, mais bon pour vous reporter des faits c'est ne rien comprendre, c'est vrai que c'est tellement mieux de s'en tenir à ses fantasmes lol
Réponse de le 04/06/2013 à 13:53 :
exemple d'un fantasme (cauchemardesque) bien Français et dont la réalité pourrait nous sauter à la figure sans prévenir: s'il fallait provisionner le cout d'assurance pour un accident nucléaire entrainant l'évacuation de Paris ou lyon, l'addition elle se monterait à combien ?
Réponse de le 04/06/2013 à 15:16 :
au post de 10.34 Mettez vos lunettes et regardez les groupes qui se cachent derrière les soi-disant "petites expérimentations" il y a même au moins un français (Air Liquide) et maintenant ouvrez grand vos fenêtres sur le monde et comptez le nombre d'expérimentations et réalisations en stockage dans le monde et qui sont derrière. Asseyez-vous toutefois avant, vous allez tomber ! Faites un tour au Japon et dans les programmes en cours sur le stockage si vous trouvez que c'est trop petit en Allemagne !
Réponse de le 31/07/2013 à 16:43 :
Comme annoncé par certains qui ne sont pas sensibles aux aficionados de l'éolien-PV, il ne sert donc à rien d'avoir caché sous le tapis leur gros défauts incompressibles prévus par la Physique:
* Intermittence: "on" nous disait qu'il suffisait d'en construire des centaines réparties sur le territoire pour résoudre le problème! Ah oui? Avec 20 000 en Europe la production cumulée instantanée oscille toujours de façon incontrôlée entre 4% et 65%, donc inutilisable à forte dose.
* Les coûts baisseront! "on" ne voulait pas voir que dans toute sa vie une centrale doit se doter de matériaux à coût solides faisant la base de l'investissement: acier, béton, cuivre, etc... En divisant ceux-là par le nombre de KWh produits dans sa vie on remarque que l'éolien est celui qui demande le plus de matériaux par KWh, donc son coût ne pourra jamais être compétitif avec les autres, même si une énergie peu chère (charbon, atome) entre en jeu.
* "on" niait que d'énormes coûts externes arriveront dès qu'on approchera de 10% de la fourniture énergétique annuelle: c'est dorénavant chose faite en Allemagne, Italie, etc...
* "on" niait que trop de renouvelables variables = davantage de CO²: Chose faite en Allemagne avec ses grands investissements en Lignite / charbon pour 20GW produisant davantage que leurs moulins et panneaux solaires, ce en remplacement d'une énergie sans CO², le nucléaire.
Ils doivent rigoler les pays étrangers à la folie européenne !

Nos peuples renverront au tapis les politiques les ayant conduit à des gouffres financiers pour 20ans et ne voudra plus parler de renouvelables pour 2 générations.

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