Coq en pâte

Par Christine Lejoux  |   |  191  mots
L'action du producteur de volailles LDC s'envole de 40 % depuis janvier, loin devant un CAC 40 en hausse de 16 %.

S'il est une valeur défensive, c'est bien LDC. Alors que le CAC 40 plonge de 2 % ce matin, le cours du numéro un français de la volaille avance gaillardement de 3 %. Au total, l'action s'envole de 40 % depuis janvier, loin devant un CAC 40 en hausse de 16 %. Fait rare par les temps qui courent, LDC vient de rehausser son objectif de résultat annuel, tablant désormais sur un bénéfice opérationnel courant de l'ordre de 80 millions d'euros, pour l'exercice 2009/2010. « Les ventes de volaille devraient rester bien orientées, grâce au caractère bon marché de cette dernière, dans un univers de consommation encore difficile », savoure le courtier Gilbert Dupont. Eh oui, même si le steak de boeuf s'est démocratisé, il demeure plus cher que la viande blanche, et n'a donc plus la faveur des ménages en période de crise. Encore moins à l'approche des fêtes de fin d'année, porteuses pour les chapons et autres dindes. Seul bémol : LDC, qui a englouti trois sociétés en l'espace d'un an, a fort à faire pour redresser l'une d'elles, la célèbre marque Marie.