Le rendement au bout du fil

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(Crédits : Tribune)
En 10 ans, la récurrence des « cash-flow » a changé de camp, et garnit désormais les caisses des groupes de télécommunications. Bousculant, au passage, l'ordre établi de longue date des valeurs de rendement.

Personne n?aurait osé, à l?aube du nouveau millénaire, miser un centime sur les chances de voir un jour l?industrie des télécommunications défier les banques ou les foncières sur le terrain des placements de bon père de famille. Et pour cause. A l?époque, France Telecom subissait le double fardeau de sa lourde dette et de l?explosion de la bulle Internet alors que le segment de l?Internet haut débit proposé par des opérateurs alternatifs n?était encore qu?un vague concept.

Mais depuis, le progrès technologique a pris le pas sur la toute puissance de l?intouchable planète finance. D?un côté, le secteur des télécoms est devenu un compartiment défensif capable de dégager des flux de trésorerie aussi substantiels que récurrents. De l?autre, l?univers des banques et de l?immobilier a vu ses ressources fondrent comme peau de chagrin avec la crise.

Conséquence, ces premières victimes de la faillite de Lehman Brothers ont vu leurs rendements faciaux retomber entre 2,7 et 5,3% en Europe. Loin derrière les acteurs des télécoms qui, selon les données Factset, tiennent désormais le haut de l?affiche en procurant des taux de coupon supérieurs à 6%. De quoi renforcer le fil conducteur avec le marché.

 

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