France Telecom, du rendement au bout du fil

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La partie de la dette obligataire émise par le groupe sur 10 ans à 4,125% fait ressortir un écart de rendement de 717 points de base par rapport au taux de dividende de l'action.

Il est des émissions obligataires plus révélatrices que d'autres. En l'occurrence, celle de France Telecom résonne comme une évidence. La distorsion est trop forte entre la façon dont est perçu son profil de risque par les investisseurs en actions, et, la rémunération exigée par le marché obligataire. L'opérateur vient en effet d'annoncer le lancement d'une émission de 2 milliards d'euros de dettes.

La partie de la dette obligataire émise par le groupe sur 10 ans à 4,125% pour un milliard d'euros fait ressortir un écart de rendement de 717 points de base par rapport au taux de dividende de l'action. Un record absolu pour France Telecom ! Et voilà qu'après avoir boudé l'action pendant cinq ans, les opérateurs considèrent enfin le taux de coupon du titre, qui dépasse aujourd'hui les 11%, comme un indicateur de décote pertinent. La réaction positive des opérateurs à la nouvelle -l'action est montée jusqu'à 2,38% au plus fort de la matinée-abonde dans ce sens.

Un taux de dividende n'est en réalité éloquent que lorsqu'il est comparé à la rémunération des obligations d'entreprises associées. D'ailleurs, en rapprochant l'indice boursier MSCI World du baromètre agrégé Global Broad Market de Bofa-Merryl Lynch, le résultat met clairement en lumière des écarts de rendement historiques entre les deux classes d'actifs. Preuve, s'il en est, qu'une fenêtre d'achat est en train de s'ouvrir sur les marchés boursiers, notamment du côté des entreprises ayant une forte propension à redistribuer leurs ressources aux actionnaires.

 

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