Municipales : pourquoi les entrepreneurs se présentent ?

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Denis Jacquet, dirigeant de l'association Parrainer la croissance explique en quoi il est important que les entrepreneurs s'engagent aux Municipales
Denis Jacquet, dirigeant de l'association "Parrainer la croissance" explique en quoi il est important que les entrepreneurs s'engagent aux Municipales (Crédits : Reuters)
Denis Jacquet. HEC 89. PDG de Edufactory, en 2000 (e learning) et dirigeant de « Parrainer la Croissance », association dédiée à la croissance des PME en France et à leur internationalisation, explique en quoi il est important que les entrepreneurs se présentent aux élections municipales. Lui même se présente dans le 16e arrondissement de la capitale.

Les entrepreneurs en prise avec le courant !

 Un jour les entrepreneurs se réveillèrent. Après un long sommeil, souvent bercés, puis toujours déçus par des promesses jamais tenues, terrifiés par l'inertie de politiques dont le décalage avec la société se creuse chaque jour, anéantis devant une incompréhension qui anéantit leur travail, le fruit de leur passion, plus surement que le plus féroce de leurs concurrents, ils se réveillent enfin.

Certains quittent le lit conjugal. Ils fuient la France. Ils désertent. Eux qui luttent chaque jour pour leur croissance, estiment que cette bataille là, faites de règles qui changent au gré des humeurs et des idéologies, des promesses faciles au gré des sondages flottants, est perdue d'avance. Impossible à gagner. A quoi bon jouer quand la perte est la seule issue de ce jeu dicté par une caste technocratique qui gouverne le pays? L'entrepreneur est rarement, sauf déviance personnelle, sado-maso, se battre en ayant mal oui, mais pour se faire mal, non!

Pourtant d'autres, plus nombreux, décident de bâtir un autre lit. Un lit dans lequel la société pourrait espérer reprendre la vie conjugale. Une vie redessinée. Une vie mue par une vision, un espoir renouvelé, des perspectives nouvelles. Une vie qui permette le risque, l'ambition, l'envie. Une vie qui récompense l'effort et l'initiative, l'autonomie et la responsabilité. Une vie libérée, non pas de toute contrainte, mais de contraintes dictées par ceux qui ne savent pas.

Charles, Denis, Nicolas et les autres…

 Ceux là s'appellent les vrais entrepreneurs. Ils sont décidés à créer un nouveau monde, et le mettre en parallèle de l'autre pour en montrer l'anachronisme. Ils renoncent à changer les appareils et appareillent de nouvelles structures. Ils montent des mouvements, des partis, et proposent à la société d'exprimer son « envie d'autre chose » autrement que par le vote pour les extrêmes. Pour un choix positif et non par contradiction. Ils mettent leurs réseaux, intelligence, savoir-faire et capacité à faire et réussir, au profit de la société. De notre pays, la France. Ils ne baissent pas les bras et se disent qu'un tel talent, qu'une telle créativité, une telle envie malgré les épreuves, une petite étincelle chez nos Français, pourrait s'enflammer à nouveau si on lui soufflait favorablement à l'oreille.

 Voilà Charles Begbeider, Denis Payre, Nicolas Doucerain et le dernier venu, votre serviteur, Denis Jacquet, qui rentrent dans la danse. Proposent une nouvelle musique, inventent de nouveaux pas et réintroduisent le rythme et la cohérence. Les gens écoutent, aiment la mélodie et son authenticité. Voilà ! Le Woodstock de l'économie est en marche, l'envie et l'ambition bienveillante qui fait de l'entrepreneuriat, cette passion individuel d'intérêt collectif, la flamme qui pourrait embraser notre pays.

 Les municipales leur offrent une première occasion d'expression. Un moment unique où le désert des idées, l'absence de vision, le vide sidéral offert par les acteurs en place, permet aux idées fortes de se faire remarquer.

 En attendant un candidat entrepreneur à la présidentielle de 2017

 Les idées, la vision, face aux mesurettes à la pelle et aux exhortations creuses. Les citoyens, entrepreneurs en tête en sont les porte-drapeaux, et ils portent fier ! Les Européennes offriront une occasion de faire du bon sens une idée sans frontière et puis 2017 viendra, et mon Prince viendra, chevauchant une belle start-up ou ETI toute blanche !! Embrassera la France sur la bouche et la ramènera à la vie. Le baiser sera donné par une bouche parfumée d'un savant mélange :

 -  Une volonté de rendre le pouvoir aux français, en réduisant les mandats des politiques, dans le nombre et dans le temps. Et ainsi forcer le système à se renouveler et éviter la politique professionnelle axée sur la confiscation du pouvoir.

- Une farouche envie de changer la culture qui asservit les Français via une éducation castratrice et descendante, mais aussi de diversifier, pour casser leur pensée unique, la provenance des hauts fonctionnaires qui castrent chaque jour chaque citoyen, en lui imposant une vision du monde et de l'Etat exclusivement au service de son maintien au pouvoir. Le pouvoir appartient désormais à l'administration, nous ne sommes plus en démocratie. L'éducation et l'administration doivent être remis au service de la société, de valeurs d'épanouissement, d'autonomie, de réussite au lieu d'un pouvoir central qui nourrit pour mieux asservir.

- Une envie colossale de rassembler plutôt que diviser, grâce à des mesures universelles, qui donnent aux français l'envie renouvelée de bâtir ensemble. De multiples mesures qui rassemblent les générations, les communautés autour de valeurs simples.

-  Une vision de la société dans laquelle l'entrepreneuriat puisse être une réponse et une occasion pour le rassemblement des générations. Dans laquelle les jeunes considèrent qu'entreprendre ou rejoindre les entrepreneurs est le meilleur moyen d'avoir un avenir, dans laquelle on réhabilite ainsi les valeurs d'envie, d'ambition, de réussite, de succès partagé.

- Une vision tout court, qui permette à nos gouvernants, le nez écrasé sur la vitre du court terme, reprennent, sous notre pression, de la liberté face à la dictature du quotidien. Une vision de notre société à l'aune des changements brutaux qu'elle subit. De passer d'une politique de la rustine sur des fuites généralisées, à la construction d'un nouveau navire qui puisse nous permettre de voguer vers le siècle à venir.

- Une politique qui permette enfin de libérer l'emploi, la croissance, l'ambition, en favorisant l'investissement et le fonctionnement des start-up mais surtout des PME de croissance pour en faire des ETI. Les recettes sont simples mais il faut du courage pour les adopter.

 

Les entrepreneurs ne sont pas des surhommes. Mais ils apportent la garantie de ne pas devenir des politiques professionnels, mais des femmes et hommes au service de leur pays.

 Les entrepreneurs ne sont pas des saints mais…

 Les entrepreneurs ne sont pas des saints, mais apporteront un langage de vérité, car débarrassés de la simple obsession du pouvoir, ils feront ce qu'ils ont promis, ce qui serait un changement sans pareil dans le pays, qui n'a pas vu cela depuis bien longtemps.

Les entrepreneurs ont aussi des faiblesses mais apporteront dans cette élection, le courage. Le courage de parler vrai aux français et de cesser les bercer, de plus en plus près du mur. Le courage de mettre en œuvre des mesures au service d'une nouvelle culture, au service d'une vision ce qui est encore plus important pour l'avenir, que la fiscalité ou les charges.

Le courage de changer les acteurs qui ont fait leur temps pour laisser place à un nouveau dialogue social et sociétal. Et donner aux individus la capacité de négocier et échanger entre eux plutôt que d'y imposer sans cesse l'Etat comme médiateur, nounou, censeur et sanction.

Le courage de botter l'arrière train des corporatismes, qui tuent dans l'ombre l'avenir du pays en freinant chaque jour les nouveaux acteurs.

De redonner aux français l'autonomie et la liberté dont ils ont besoin pour exprimer un talent bien réel. L'entrepreneur a une vertu indispensable à la société, le courage. Laissons la se diffuser dans la société, comme un virus et une contamination positive et salvatrice. Paraphrasons la Marseillaise : « Aux entreprises citoyens…qu'une PME bien pure abreuve nos sillons » !! Votez pour eux c'est voter pour VOUS.

 

 

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Commentaires
a écrit le 20/03/2014 à 19:57 :
'Rendre le pouvoir aux Français'.... Oui bien sûr... et ça commence très pratiquement par installer le même système de votation qu'en Suisse, ... Tout le reste découle de cette reprise en mains non biaisée et ambitieuse.
a écrit le 20/03/2014 à 8:29 :
Leur but c'est s'en mettre plein les fouilles rien d'autre.
a écrit le 20/03/2014 à 0:24 :
Mettez plutôt un renard dans le poulailler qui fait chanter maitre corbeau qui scie une branche sur laquelle il est gravé France avec un gras fromage dans le bec. On pourrait imaginer, dans ces municipales, vu la fronde droitière, que les pauvres citoyens que nous sommes ne seraient pas entre l'âne et le bœuf, mais entre l'âne de Bretagne et l'âne d'autruche... Si on parle campagne, pourquoi ne pas dénoncer le hold up électoral comme le scrutin n'est pas à deux duétistes au second tour. C'est une élection biaisée qui introduit des triangulaires. Nous sommes toujours sous le 1000 et 2 feuilles vu les embauches, et le working state, c'est pour quand? Citation: nous sommes bons dans la récession... sic. quid de la relance?
a écrit le 19/03/2014 à 19:42 :
Excellente initiative ! Enfin des gens qui comprennent quelque chose à l'entreprise, à l'économie et qui pourraient faire avancer le pays au lieu de le détruire !
Réponse de le 20/03/2014 à 8:30 :
Encore un qui croit au père Noël ou bien à ces bobos de gauche.
Réponse de le 25/03/2014 à 15:09 :
ah il s'agit de listes de droite donc ... "bobos de droite"
a écrit le 19/03/2014 à 18:10 :
Ils s'imaginent que la prise ilegale d'interet passera comme une lettre a la poste ils tomberons de haut
a écrit le 19/03/2014 à 18:08 :
En fait c'est navrant.
On croyait que les chefs d'entreprises passaient déjà 90h/ semaine au boulot (au moins !), qu'ils sacrifiaient leur vie de famille, de couple et sociale, bref, qu'ils étaient des martyrs de l'économie, surtout comparés à ces fainéants de fonctionnaires territoriaux
et voilà que tout à coup ils trouveraient le temps de faire campagne (surement entre minuit et 4 h du matin), et de s'occuper correctement d'un village, d'une ville?

Et puis bonjour les conflits d'intérêts. Etre chef d'entreprise c'est avoir des concurrents, voire des ennemis, plus que des administrés qu'il faut traiter également.

Pour terminer, une ville n'est pas une entreprise, un maire n'est pas un patron, les administrés ne sont ni des clients, ni des fournisseurs, ni des employés.
S'exciper de la qualité de patron pour briguer une charge de maire est sans objet. Il y a eu des directeurs d'écoles en retraite qui ont fait des maires excellents et des ex-chefs d'entreprise qui n'ont pas fait deux mandats.

Par pitié ne confondez pas politique et business.
Réponse de le 19/03/2014 à 20:16 :
J'ai connu des entrepreneurs qui étaient conseillers municipaux, voire adjoint, ce
n'est pas parce qu'ils participaient aux décisions qu'ils avaient les travaux à réaliser.Bien sûr l'inverse existe cas des agriculteurs en milieu rural ! Il faut avoir des gens réalistes que des personnes qui veulent tout dans leurs communes
et bonjour l'endettement .!.
Réponse de le 19/03/2014 à 21:32 :
Nous tomberons d'accord sur la nécessité du réalisme, qui n'est pas l'apanage des entrepreneurs. Beaucoup de mères de familles pourraient en remontrer à des grands patrons, en matière de gestion durable en période de crise budgétaire.
Réponse de le 19/03/2014 à 22:32 :
@anonyme

Vous parlez de gestion durable par une forte natalité en période de crise... c'est une blague?
Réponse de le 20/03/2014 à 8:32 :
Vos propos sont abjectes que pensez vous des femmes pas grand chose de bien.
a écrit le 19/03/2014 à 16:58 :
Très bien mais c'est possible d'avoir de vrais libéraux :
1: parce que Charles Beigbeder qui finance l'opus dei et la manif pour tous... C'est plus possible d'avoir des politiques qui nous sortent les discours ultra libéraux mais qui s'opposent à tout ce qui n'est pas "traditionnel".
2 : faire de la politique pour service sa propre corporation, c'est pas très joli-joli. Certes l'entrepreunariat n'est pas assez mis en avant en France mais il ne faut pas oublier que de nombreuses entreprises "made in France" réussissent très bien, comme Criteo, car elles visent un marché international.

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