Et si l'économie faisait gagner François Hollande en 2017 ?

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François Hollande et Valérie Trierweiler pourraient revivre la soirée du 6 mai 2012 en 2017, grâce à... l'économie. REUTERS Philippe Wojaze
François Hollande et Valérie Trierweiler pourraient revivre la soirée du 6 mai 2012 en 2017, grâce à... l'économie. REUTERS Philippe Wojaze (Crédits : REUTERS Philippe Wojaze)
François Hollande, réélu en 2017 ? "Impossible" répondraient une majorité de Français. Notre contributeur, Jean-Charles Simon, vous explique pourquoi cela risque d'arriver...

La cote de popularité de François Hollande, étrillé jusque dans son propre camp, laisse mal augurer de ses chances de réélection en 2017. Il n'y a guère que l'état de dislocation avancée de l'opposition pour trouver un petit coin de ciel bleu dans son horizon politique très gris. Et avec l'épisode syrien, même le théâtre des crises internationales semble le desservir, alors qu'il est souvent favorable aux exécutifs - au moins dans un premier temps.

 Pourtant, en dépit de tous les pronostics qui l'accablent, il conserve une sérieuse chance d'être réélu. D'autant que pour la saisir, ni lui ni sa majorité n'ont quoi que ce soit à entreprendre. Ce qui tombe plutôt bien.

 Deux considérations sous-tendent ce pari audacieux : d'une part, même si rien n'est acquis, il y a statistiquement de bonnes chances que la conjoncture aille en s'améliorant d'ici l'élection ; d'autre part, c'est en fait l'économie qui fait les élections - et pas l'inverse, ce qui prouve là encore que la nature est bien faite.

La reprise est inévitable

Tout d'abord, oui, la reprise est le scénario le plus probable. Parce que la crise a duré longtemps, déjà plus que d'habitude, et que les premiers signes de reprise se confirment en Europe, zone la plus meurtrie par cette récession.

N'en déplaise à ceux qui pensent que tout découle de l'action politique, ou aux autres qui pensent que depuis 2008, rien ne sera plus jamais comme avant. Il y a bien et il y a toujours eu des cycles, une alternance de périodes de croissance et de récession. C'est consubstantiel à l'économie de marché. Il y a des phases d'excès d'endettement et d'investissement qui placent l'économie en surrégime, et les reflux qui se produisent quand il est temps de dégriser. Et en dépit des spécificités nationales, la mondialisation favorise l'alignement des cycles, surtout pour une économie de taille moyenne très intégrée à une zone économique plus large comme l'est la France. S'il est besoin de s'en convaincre, notez la remarquable concordance, par exemple, de l'évolution de l'opinion des industriels en France, en Allemagne et dans l'ensemble de l'Union européenne depuis 20 ans.

Climat des affaires dans l'industrie

Grosso modo, quand ça va bien dans une région du monde, c'est à peu près le cas partout en son sein, et vice-versa.

L'isolement d'une économie forte peu probable

Bien sûr, la reprise n'est pas garantie : on peut toujours imaginer que la zone euro explose, que les émergents plongent fortement et durablement, que les États-Unis rechutent à cause des problèmes de debt ceiling ou de la remontée des taux, etc. Mais l'interdépendance des économies est si forte que le décrochage isolé, marqué et durable d'un pays de taille moyenne est improbable sans circonstance très particulière (un plus petit pays, comme la Grèce, pouvant être plus facilement marginalisé).

Ce qui ne signifie pas que sur le long terme tout se passe de la même façon partout. Il y a bien de mauvaises et de bonnes politiques économiques. Mais il est ici question de cycle électoral : autant dire que le long terme, c'est au mieux pour les suivants.

Seul le ressenti de la situation économique compte au moment du vote

Sauf accident, le plus probable est donc une amélioration lente et progressive de la conjoncture au cours des prochains trimestres. Qui, à l'approche de l'échéance de 2017, permettrait à l'équipe en place de dire : « vous voyez, ça va mieux qu'il y a quelques années ! »

C'est là où intervient la deuxième hypothèse du pari : cette simple affirmation, si elle correspond au ressenti le plus répandu, peut très bien suffire à garantir une victoire électorale des sortants. Et réciproquement. C'est ce que voulait dire l'apostrophe  « it's the economy, stupid ! » de James Carville, l'un des principaux conseillers de Bill Clinton lors de l'élection présidentielle américaine de 1992. Peu importait que le sortant, George H. Bush, mette alors en avant la politique étrangère (rien de moins que la chute de l'URSS et la victoire au Koweit !) Au moment du vote, ce qui compterait vraiment pour l'électeur, c'était sa situation économique. Et peut-être même plus encore son évolution perçue au cours des mois précédant le vote. Si ça se dégrade, c'est le pouvoir en place qui en est jugé responsable. Mais si la situation est bonne ou s'améliore, alors les sortants sont bien partis pour rempiler.

L'indice de confiance des consommateurs fait l'éléction

En s'intéressant aux tentatives de réélection à un second mandat présidentiel aux Etats-Unis, on voit que l'indice de confiance des consommateurs (un bon indicateur de perception de la situation économique par les électeurs) est à haut niveau et/ou se redresse dans les mois qui précèdent l'élection pour chaque victoire (Reagan 84, Clinton 96, Bush 2004 et Obama 2012), tandis que la chute a été forte lors des deux échecs (Carter 80 et Bush 92) de la période étudiée.

 Indice de confiance des consommateurs aux Etats-Unis

 

Dans un système politique bien différent, c'est un peu la même chose pour la France : depuis 30 ans, les deux seules élections lors desquelles la majorité en place n'a pas été battue (1995 et 2007, même s'il s'agit d'une certaine façon d'alternances au sein d'un même camp) sont aussi les deux seules séquences électorales avec un indice de confiance des consommateurs au-dessus de -15. A l'inverse, la dissolution de 1997, la défaite de Jospin en 2002 et celle de Sarkozy en 2012 interviennent à la suite d'une forte chute de cet indice au cours des mois précédents.

Confiance des consommateurs France

La chance au bon moment

Il y a bien sûr mille objections possibles au rôle prépondérant de la conjoncture économique lors des élections : la personnalité et l'usure des sortants, la qualité des opposants, les sujets non-économiques qui peuvent agiter le débat public, les évolutions démographiques du corps électoral, les spécificités des scrutins et des institutions politiques concernées… Certains adorateurs de la chose politique imaginent même sûrement un lien de causalité inverse, alors que tout tend à montrer le contraire (et par exemple la corrélation des conjonctures des pays d'une même zone économique, qui ne tiennent pourtant pas leurs élections au même moment).

La situation économique est en fait décisive lors d'une échéance électorale. Tandis que les politiques ont de moins en moins d'influence sur cette conjoncture, surtout à l'horizon de quelques trimestres ou années. Voilà pourquoi une (ré)élection tient plus à la chance et au timing qu'à l'action. Pour 2017, François Hollande peut donc encore y croire.

 

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a écrit le 01/10/2013 à 8:20 :
la conjoncture pourrait effectivement devenir plus favorable et favoriser donc une reelection . Mais il serait tout de même plus sur de faire une alliance avec les " capitalistes" , ou du moins d'arrêter le matraquage fiscal les concernant . De toutes façons , aujourd'hui , comment peut on envisager une économie qui marche sans capital et sans actionnaires individuels ? et pour avoir du capital ( et les investissements) , il faut respecter le profit et les dividendes , juste rémunération du risque . Et même pour les grands groupes ( que ferons nous quand ils seront détenus au 2/3 par les étrangers alors qu'on a déjà dépassé les 50% ? ) .
Réponse de le 05/10/2013 à 9:21 :
Il ne faut pas méler le sort fiscal des personnes morales et celui des personnes physiques : d'abord il faut en effet cesser de matraquer les entreprises (notamment en charges salariales) en transférant les prélèvements sur les particuliers, car d'une part, des entreprises qui ne sont pas compétitives ça n'est jamais bon pour le peuple qui ne trouve pas de travail ou paye les services trop chers et d'autre part ça n'attire pas les investisseurs...après si en France les entreprises sont compétitives ça attirera les investisseurs et là on se fiche pas mal que ceux-ci soient français ou étrangers pourvu que les emplois soient en France (voir Toyota versus Peugeot). Quant aux particuliers français, ils devront payer les impôts qu'il doivent sur leur revenu et leur patrimoine car c'est une condition d'appartenance à une nation.
a écrit le 28/09/2013 à 20:35 :
Le chômage a fortement baissé en France de 1997 à 2002, à l'époque de Jospin.
Le gouvernement Jospin a pleinement bénéficié de la croissance mondiale du début des années 2000.
Donc cette théorie est tout simplement fumeuse.
Réponse de le 29/09/2013 à 15:52 :
Regardez le graphe plus haut : tout se retourne début 2001, un an avant l'élection, et c'est même rappelé dans le texte ! Il aurait fallu mieux lire avant de commenter...
a écrit le 28/09/2013 à 8:58 :
ET sans doute pensez-vous que Hollande est si naïf qu'il n'aurait pas intégré une telle évolution? Lorsque Sarko a été élu en fin de cycle haussier, il pouvait compter sur une reprise 2011/2012 lui permettant la réélection après la "crise" 2008/2010. Sauf que 2011 est passé par là et que Sarko n'avait pas la taille
a écrit le 27/09/2013 à 12:52 :
C'est un scénario qui est malheureusement vrai pour toutes les tendances politiques ! Le paradoxal est qu'ils n'y peuvent strictement rien, n'y sont pour rien, mais peuvent être réélus ou destitués sur cette simple perception de maitrise de la situation économique quotidienne (hors tremblement de terre ou conflit armé lors des élections!...)
Le pire est que l'on entend régulièrement des journalistes annoncer que la France n'a jamais emprunté à des taux historiquement aussi bas au printemps dernier, malgré la perte de son triple A sans jamais comparer les taux pratiqués dans les pays voisins ou sans jamais expliquer que quand les chiffres tendent vers zéro se produit un écrasement des échelles de comparaison et des différentiels moins discriminants psychologiquement ...
Donc tant que l'information économque sera galvaudée parcellaire imprécise, le sentiment des électeurs sera inepte et peu éclairé...
L'homme est imparfait... ;-)
a écrit le 25/09/2013 à 20:58 :
Si il y a bien une chose que je partage dans votre hasardeuse théorie, c'est bien que si François HOLLANDE est réélu en 2017, ce ne pourra être qu'en raison d'un coup de chance incroyable mais en aucun cas en raison de son action ou de celle de son gouvernement de pieds nickelés.
a écrit le 25/09/2013 à 10:01 :
Bah espérons que l'économie lui donne raison.
Enfin tout de même si toutes les bonnes volontés de ce pays voulaient travailler ensemble au lieu de se battre pour s'accaparer le pouvoir, la France s'en porterait mieux.
Si ce climat GAUCHE- DROITE devait se poursuivre il mènera le pays à la faillite.
Evitons les idéologies !!!!!!
a écrit le 25/09/2013 à 9:13 :
Enfin un article amusant et intéressant. Qui explique bien pourquoi les politiciens français se sont toujours dispensés de faire les vraies réformes : la conjoncture repart, ils sont réélus, et vogue la galère !
a écrit le 25/09/2013 à 8:12 :
Et le Président pourra quelques semaines avant les élections embaucher quelques centaines de milliers de fonctionnaires. Faire ainsi baisser le taux de chômage, endetter un peu plus la France, gagner des voix... comme aux USA et après, le français sera encore plus pauvre et avec un avenir de plus en plus médiocre!
a écrit le 23/09/2013 à 16:36 :
avec les allemands derrière Merckel,la reprise va prendre une sacrée gifle, adieu veau,vache, cochon
a écrit le 23/09/2013 à 16:34 :
l'economie et francoise Hollande, vous rogilez, ce mec nousmène droit à la famille,et vous continuez à nous raconter des balivernes.
OU Hollande vous paient pour cela, ils se contredisent les uns les autres, mensonges apres mensonges, cet homme est un dictateur extrêmenent dangereux; C le moins qu'on puisse dire, il devrait être destitiuer avant de vouloir destituer les autres.
a écrit le 20/09/2013 à 15:45 :
Il parait egalement que DSK a des chances d ' etre elu pape!
a écrit le 20/09/2013 à 12:09 :
Je pense qu?il existe également une corrélation très étroite entre l?indice de confiance et le cours du brut.
Aussi pour que M. Hollande gagne en 2017, si le cours du brut est élevé à l?approche de cette échéance, il faudra que l?économie soit beaucoup moins dépendante du cours du pétrole qu?actuellement.
La montée du prix du baril avait certainement joué sur le 1er tour de la présidentielle de 2007. Sa modération au moment de l?élection pourrait également expliquer le score honorable de M. Sarkozy au deuxième tour.
a écrit le 19/09/2013 à 22:58 :
Donc Sarko n'a pas eu de chance en 2012, et Flanby risque d'en avoir en 2017. Ainsi va l'économie. Une condition est bien sûr que chacun joue son rôle jusqu'au bout en étant raisonable et en respectant ceux qui produisent la valeur. Mais les socialistes vont jouer le FN contre l'UMP. Ils vont continuer à appauvrir la France comme ils l'ont décrit dans leur vision pour 2025. Et la France va se traîner à 1% de croissance alors que le reste du monde tournera autour de 5%. Le fait nouveau est la marginalisation politique de la France par rapport à l'Allemagne, le Japon, les US, et la Chine.
Réponse de le 20/09/2013 à 22:14 :
La France s'est malheureusement appauvrie sous tous les régimes de la même façon depuis 30 ans. Pour repartir il va falloir croire de nouveau à la production française et c'est loin de n'être qu'une affaire de partis politiques. Quant aux politiques, ils doivent se moderniser un peu : nous avons la droite ET la gauche les plus ringuardes de la planète sans aucune idée intéressante ni d'un côté ni de l'autre
a écrit le 19/09/2013 à 22:24 :
Il faut toujours croire au pere Noel mais en fait de pere Noel,NONO Hollande ne fait pas le poids.
a écrit le 19/09/2013 à 21:15 :
Il n'aura pas échappé à l'auteur que beaucoup (pour ne pas dire tout) s'écroule en France et à vitesse grand V ... Je suis souvent à l'étranger mais nul part où je vais il y a autant de difficultés ou autant de pessimisme pour l'avenir. Avec Hollande et so matraquage fiscal, il a cassé la machine croissance et la confiance. Quasiment plus personne en France ne croit ce qu'il dit ou son gouvernement déclare. On en est arrivé à une défiance systématique. Alors dire que Hollande sera ré-élu en 2017, moi je parierai qu'il sera destitué dans peu de temps par le ras-le-bol généralisé des français.
Réponse de le 20/09/2013 à 13:20 :
destitué, vous revez !
Si Hollande n a pas un accident ou decide de violer une femme de chambre aux USA, il restera president jusqu en 2017.
Ensuite, evec comme le dit l article avec un peu de chance, la croissance mondiale va lui sauver la mise (avec surement l aide du FN qui lui permettra de reediter le cout de son maitre en politique: l immobiliste J Chirac)
a écrit le 19/09/2013 à 14:26 :
le mur de Berlin est tombé
a écrit le 19/09/2013 à 13:23 :
sauf que les français se foutent de la macro-économie, ce qui les intéresse c'est la vie au quotidien, et flanby n'est pas près de réduire les impôts, c'est même tout le contraire.
a écrit le 19/09/2013 à 13:13 :
C'est en faisant n'importe quoi qu'on devient n'importe qui ... Dixit Rém Gaillard...
a écrit le 19/09/2013 à 12:46 :
Je ne suis pas convaincu du tout que l'économique soit le critère principal d'une élection présidentielle. Jospin avait un bilan macro-économique très correct, et il a chuté sur des questions annexes de sécurité et d'éparpillement des voix au premier tour. Sarko avait un bilan catastrophique mais il a surtout chuté sur son style personnel et de gouvernement. Hollande pourrait bien avoir un bilan économique correct après avoir assaini la dette et réduit le chômage, mais pourrait chuter sur des questions annexes qui sont encore imprévisibles aujourd'hui. Sauf bilan économique exceptionnel, Hollande sera réelu (ou pas), sur sa stature présidentielle, son bilan politique, et la qualité des autres candidats. il est clair que s'il n'a en face de lui qu'un exprésident poursuivi par les affaires politico financières et qu'une enragée nationaliste, ce sera plus simple pour lui que s'il a Juppé et un FN en perte de vitesse.
Réponse de le 20/09/2013 à 13:22 :
Juppe ?
Un type qui a ete condamne pour avoir tape dans la caisse et qui aura presque 80 ans ?
En admettant que Cope et Fillon passent leur tour, c est sur que Hollande a toute ces chance face a un type qui a montre comme premier ministre qu il etait nul (avant Hollande, la derniere hausse massive d impot c etait Juppe (le createur du RDS))
a écrit le 19/09/2013 à 12:34 :
...sans parler du suicide politique de l'UMP qui va soutenir Sarkozy en 2017,,,
a écrit le 19/09/2013 à 12:24 :
Bof, à quoi sert une projection en 2017? Quand on voit la masse de sujets, bien ou mal traités en France, et les soubresauts intenses des 99 autres pour cents de la population mondiale, on a largement le temps de voir arriver des éléments influençants complètement hors de propos actuellement.
a écrit le 19/09/2013 à 11:23 :
"pourquoi cela risque d'arriver"... Au niveau objectivité on a vu mieux...
Réponse de le 19/09/2013 à 13:46 :
Malheureusement, ce n'est que trop souvent que les auteurs d'articles de LaTribune.fr ne prennent même plus la peine de se soucier de l'objectivité quand il s'agit du gouvernement actuel.
Réponse de le 19/09/2013 à 16:13 :
Mais où voyez-vous un truc positif pour le gouvernement dans tout ça ??? Je trouve au contraire que c'est hyper saignant...
a écrit le 19/09/2013 à 11:22 :
Article tout à fait réaliste. En 2017, si une timide reprise se confirme, Hollande pourra mettre en avant une dette et un taux de chômage élevés, mais dont la tendance sera à la baisse. Qu'il en soit responsable ou non, ce sera largement suffisant pour transformer le rejet dont il fait l'objet actuellement en une neutralité relativement indifférente, c'est-à-dire exactement le sentiment qu'il inspirait aux Français juste avant la sortie de piste de DSK, à un an des présidentielles. D'un point de vue politicien, il a déjà neutralisé la concurrence à gauche, qui a tiré presque toutes ses cartouches (ne reste que la sortie des écolos du gouvernement, annoncée tellement de fois que si jamais elle a lieu un jour elle figurera à la rubrique faits divers des journaux) . Le principal problème de Hollande, c'est de passer le premier tour et de ne pas se laisser avoir comme Jospin par la division des voix à gauche. Or en ralliant Taubira et Montebourg, en ridiculisant les écolos, en laissant Mélenchon s'égosiller dans son coin tout en marchandant très habilement avec les syndicats, Hollande a déjà réglé une grande partie du problème. Pour le deuxième tour, la droite aura énormément de mal à se mettre en ordre de bataille, il est même probable que les succès électoraux qu'elle obtiendra logiquement en 2014 ne feront que confirmer les ses problèmes de positionnement idéologique, compte tenu des scores également très élevés du FN. Si l'économie est sur une pente légèrement positive, les thèmes fédérateurs vont s'amenuiser comme peau de chagrin, personne n'imaginant sérieusement gagner la présidentielle en faisant campagne contre le mariage gay. On aura donc une fois de plus une campagne très à droite -avec les grands classiques insécurité, immigration, assistanat, dont Hollande fait le pari qu'elle suffira à mobiliser l'électorat de gauche autour de lui et même à lui faire passer la pilule d'une alliance plus ou moins déclarée avec le centre, ou tout du moins une partie de celui-ci. Le calcul général est loin d'être idiot et lui conserve des chances de réélection bien meilleures que s'il s'était lancé dans de grandes réformes qui n'auraient portées leurs fruits qu'à long terme - en clair il ne veut pas d'un sort à la Schröder.
En fait la plus grande menace pour Hollande, c'est par exemple si Manuel Valls décide de torpiller sa candidature pour tenter sa chance lui-même.
Réponse de le 20/09/2013 à 20:44 :
Super! On n'est même pas capable de prévoir ce qui va se passer dans 3 mois, mais le monsieur rêve à ce qui va se passer dans 4 ans...
a écrit le 19/09/2013 à 11:19 :
Sarko s'est fait dégommé car il a osé lancer la réforme des retraites. Il ne l'aurait pas fait les français auraient été contents et le déficit retraite aurait empiré.
Réponse de le 19/09/2013 à 22:12 :
En tout cas la dette publique, elle par contre elle à un fait un bon avec lui.
Réponse de le 25/09/2013 à 17:29 :
euh sarko a plongé parceque ce traitre a modifier la constitution pour faire passer le traité de lisbone, alors qu'on avait dit non par referundum ! Ca je ne l'oublierai JAMAIS !
a écrit le 19/09/2013 à 11:15 :
le tout est de savoir si les francais souhaitent toujours exister en tant que peuple souverain
ou bien finir, comme le predit Attali, assujetti a l'Empire dont la capitale serait Jerusalem...
Réponse de le 19/09/2013 à 12:20 :
La capitale s'oriente plutôt du coté de Doha ...
Réponse de le 19/09/2013 à 15:11 :
pourquoi jerusalem???
a écrit le 19/09/2013 à 10:42 :
Jean Charles se fait plaisir à bon compte en écrivant " parce que la crise a durée...n'en déplaise ...rien ne sera plus comme avant .."
Je l'inviterai à prendre connaissance du texte de la conférence que Laurent Fabius a donnée en juin dernier devant les élèves de Polytechnique dans lequel il explique que nous ne vivons pas une crise ni même une série de crises mais une mutation nationale et mondiale et que rien ne sera plus comme avant !!!!
Pour le reste qui peut dire ce que sera la situation politique 6 mois avant la présidentielle ?
a écrit le 19/09/2013 à 10:16 :
2017 dites-vous c'est une échéance qui me parait bien éloignée,il y a le temps d'en avoir des soubresauts d'ici là en France comme en Europe.Je verrais bien en outre Angéla Merkel lui remettre le prix Nobel d'économie à Oslo ça aurait une sacrée gueule,pour le prix Nobel de la paix c'est plié (on peut pas être partout)
a écrit le 19/09/2013 à 9:47 :
Monsieur Simon devrait lire la F.A.Z. de ce matin: "Der industrielle Niedergang Frankreichs setzt sich fort" (le déclin industriel de la France continue)
a écrit le 18/09/2013 à 21:21 :
Il faut arrêter le pastis ! Le seul précédent réaliste est celui de M. Lionel Jospin qui après avoir bénéficié d'une phase économique favorable, s'est retrouvé éjecté au premier tour...alors bonjour la prévision !
Réponse de le 18/09/2013 à 22:08 :
Au contraire, l'exemple que vous donnez valide la théorie de l'article puisque la conjoncture s'était retournée violemment un an avant la présidentielle de 2002 (y a même le graphique sur cette page !)...
a écrit le 18/09/2013 à 16:57 :
Drôle.
Réponse de le 19/09/2013 à 10:38 :
@Houla : houlala, arrêtez le chocolala, ça déborde !
a écrit le 18/09/2013 à 16:00 :
alors on fait dans le délire .????............non il ne sera jamais réélu tout simplement parce que les français n'en peuvent plus et ne peuvent plus le supporter, il a tellement trompé son monde. Dans l'ombre, quelqu'un attend à droite , fin prêt et très capable . toutes les prévisions dans le mare de café et les courbes graphiques de tous genres ne sont qu'illusions et n'y feront rien même avec une reprise économique. Rappelons que si la croissance revient, ce ne sera absolument pas du fait de FH mais d'une reprise générale logique et normale dans tous les pays d'Europe après une récession. Un simple phénomène de vases communicants.ou plus imagé encore: après la pluie vient le beau temps et après le beau temps viendra la pluie encore et rituellement.
Réponse de le 18/09/2013 à 19:26 :
FH sera élu dans un fauteuil!! Car il fera bien mieux que le. Président précédent. Quand le très capable a droite, il a ete plus que mauvais meme désastreux quand on perd toutes les élections et que tous les pouvoirs sont ainsi concentres , l'analyse est simple, il n'est pas bon et ne peut échapper a son bilan.
Réponse de le 19/09/2013 à 10:36 :
@Quelblabla : A droite et à l'extrême droite, il n'y à plus que des incapables : Copé et Fillon sont aussi nul l'un que l'autre et Sarkozy a doublement prouvé son incompétence ultime en gouvernant la France pendant les 10 dernières années sur 11, et tout le monde maintenant sait que c'est lui qui a plongé la France dans la misère. Mais je vous rassure, après avoir rétabli les comptes et les finances de la France, relancé l'économie et redonné l'espoir et le courage, François Hollande sera ... Éjecté ! Comme Lionel Jospin qui avait sauvé la France en 2002. Pourquoi ? Parce que les français sont stupides, ingrats et malfaisants de nature pour la plupart. Nous sommes comme cela, c'est plus fort que nous... Ce sont belles et bien les actions concrètes du gouvernement Hollande qui remettent la France à flot, en stabilisant les comptes de l'Etat, ce n'est pas "la chance". Et ces actions courageuses mais nécessaires vont coûter chère à Hollande politiquement. Ce n'est pas grave, car il sert la France et non pas ses petits intérêts particuliers. L'élection de 2014 ou de 2017, laissez moi rire ! Cela ne compte que pour les fonctionnaires municipaux ! François Bayroux qui crie depuis 15 ans qu'il faux s'occuper de la dette publique de la France, meilleure recourt pour la diriger, est-il seulement entendu ? Non, les français sont ainsi. Finalement nous avons ce que nous méritons après 10 ans d'UMP.
Réponse de le 19/09/2013 à 11:29 :
"les actions concrètes du gouvernement hollande qui remettent la france à flot en stabilisant les comptes de l'état"
Bien, puisque vous le dites, ça me redonne de l'espoir.
J'en conclus qu'en 2017, la france sera remise à flot et les comptes de l'état stabilisés...
Quand à moi, en 2017, j'ai décidé de marcher sur l'eau...
Réponse de le 19/09/2013 à 11:47 :
On peut avoir une liste des "actions concrètes du gouvernement Hollande qui remettent la France à flot"?
Les comptes de l'Etat stabilisés? avec un déficit de 30% du budget de l'état??? C'est une blague???
F. Hollande n'a JAMAIS servi les intérêts de la France: sa seule compétence est son sens de la "diplomatie politique" : arriver à rassembler dans un grand tout des gens qui sont diamétralement opposés politiquement (typiquement les écolos et les socio-démocrates). Toutes ses décisions politiques sont prises dans ce seul but, sans tenir aucunement compte des intérêts du pays.

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