Chagrin d'honneur à La Tribune

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Alors que La Tribune vit ses dernières heures de quotidien national, c'est au nom de toute une équipe atteinte dans sa dignité et lourde de chagrin que cette chronique "Mieux dans mon job" tire son chapeau à ses lecteurs.

Depuis le début de la crise, on n'échappe plus à l'équation chinoise crise = opportunité, tentant de trouver un coin de ciel bleu dans un horizon gris et plombé. L'exercice n'est cependant pas toujours si facile. Après avoir semé, semaine après semaine, quelques graines à faire pousser dans vos esprits pour considérer la vie au travail sur son versant le plus prometteur, voilà que ces "Mieux dans mon Job" sont en deuil. Vous le savez, La Tribune vit ses derniers jours de quotidien national économique. C'est toute une page de l'histoire du journalisme qui se tourne, un métier qui change de contours, une équipe qui va se séparer, non sans tristesse et douleur. "Cela n'arrive pas qu'aux autres". C'est souvent ce que l'on se dit le jour où l'on fait l'expérience d'un traumatisme. L'actualité est de plus en plus féconde en plans sociaux. Nous en sommes aujourd'hui un exemple de plus.

Bien sûr, il y a le principe de réalité, celui imprimé désormais par la vie économique. Bien sûr, il y a tous les discours et toutes les méthodes pour prendre un nouveau départ, se prendre en mains, aller vers de nouveaux horizons, cette fameuse opportunité comme on le rabâche à foison dans les manuels de développement personnel. Et bien sûr, ceux qui partiront comme ceux qui seront dans la future équipe s'en relèveront. "La réforme de vie ne peut qu'être accompagnée par une réforme de la mort", écrit Edgar Morin, liant la métamorphose qu'il appelle de ses voeux à une acceptation de notre condition de mortel. "Qui a appris à mourir a désappris à servir", disait de son côté Montaigne. Autrement dit : pour vivre libre, il faut apprendre à ne pas craindre la mort.

Perte de dignité

Il n'empêche. On ne se confronte pas impunément à ce qui relève de la perte, de la disparition, de la séparation et pour tout dire la mort. Alors oui, nous allons devoir faire un travail de deuil. Un deuil d'autant plus particulier qu'il ne touche pas seulement celui d'une entreprise, mais aussi celui d'un métier, fabriquer tous les jours un quotidien papier en vu dans les kiosques. Ici, à La Tribune, ce sont des dizaines de salariés qui vont dire adieu au métier de leur jeunesse. Celui qu'ils ont choisi avec c?ur et dont le labeur jour après jour a construit leur fierté. Chagrin d'honneur donc. Car il relève de la perte de dignité de l'être et de son honneur, lié à ce que l'on fait, et de la reconnaissance par autrui de ses actes.

"En ce sens la disparition d'une entreprise indique de manière sibylline qu'on ne reconnaît plus la qualité et la valeur des individus qui la composent et provoque chez eux une perte de l'image de soi. C'est la légitimité du collectif qui est ici atteinte. A la fois parce qu'appartenir à un groupe en échec ébranle chacun dans sa valeur personnelle, mais aussi parce qu'un collectif dissout laisse les individus dans un sentiment d'abandon et de rejet. D'habitude l'individu part mais le collectif perdure. Ce dernier en disparaissant envoie un signal fort proche de l'anéantissement", analyse le psychiatre Davor Komplita, spécialiste de la souffrance au travail.

Travail de deuil

Chacun se voit alors dans l'obligation de revisiter ses référentiels, de réétudier ses besoins et ses marges de manoeuvre. Faire son deuil c'est pouvoir passer de la perte à l'adoption, franchir les cinq étapes définies par la psychiatre Elisabeth Kübler-Ross : le déni : "non, ce n'est pas possible", la colère : "ce n'est pas juste", le marchandage : "puisque c'est ainsi", la tristesse : "rien ne sera plus comme avant" - étape décisive où intervient le rebond -, l'acceptation : "c'est difficile, mais la vie continue". Mais autant ces étapes sont souvent bien accompagnées dans la vie personnelle par les proches lors d'un décès, autant la vie professionnelle dresse un voile pudique sur toutes les émotions attachées à la perte. "Si la souffrance d'un individu ne suscite aucun signe de compassion, son "je" n'existe plus. On ne souffre pas du travail, on souffre de n'être plus rien aux yeux des autres. Façon de dire aussi "je n'ai pas ma place dans ce monde là". Il y a beaucoup de tristesse, celle de l'effort fourni. Car il y a une trahison au sens clinique du terme. Quand on impose à quelqu'un un paradoxe on le trompe. On accule les individus à trahir leurs valeurs. Seuls règnent en maître les processus", poursuit Davor Komplita.

Tracer sa route

Ne reste plus alors qu'à tracer sa route en faisant preuve de sérendipité, c'est-à-dire en combinant intelligence des situations et attitude d'ouverture devant ce qui surgit. Il ne s'agit pas de "rebondir" comme on l'entend partout, comme si nous étions des ballons, des ballons de Baudruche. Mais de se (re)trouver et d'avancer. C'est l'occasion de penser notre rapport au travail et de le partager avec d'autres, de "revaloriser l'actuel", comme disait Freud. Pas seulement avec Pôle Emploi. Parler de nos projets, de nos désirs, de nos envies est la première manière de les faire exister. En gardant à l'esprit que les plus grandes opportunités ne se présentent jamais là où nous les attendons et sous la forme que nous attendons. Prenons acte de la phrase de Mao : "quand la situation est bloquée ou dangereuse, agissez ailleurs". C'est désormais ailleurs que nous allons agir.

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Commentaires
a écrit le 01/02/2012 à 13:12 :
Je vous signale (vous devez l'avoir vu) cet article du Monde : (merci de ne pas trop supprimer les passages à la ligne)
http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/02/01/la-tribune-et-le-pluralisme_1637353_3232.html
Et j'en retiens ceci car c'est votre CAPITAL :
""le journal de l'honnête homme intéressé par l'économie"."
Et, ils vous enterrent en première classe par la suite :
"pour compenser la place laissée vacante par La Tribune."
VOUS devez continuer à exister sur le net car VOUS êtes une référence bien plus que les autres journaux propagandistes. Restez FACTUELS.
a écrit le 31/01/2012 à 17:54 :
Je vous souhaite sincèrement à tous de pouvoir agir dans un ailleurs bien plus favorable, loin des imbéciles et des escrocs qui ont bousillé votre ailleurs précédent qui a fait si longtemps notre plaisir . Courage !!!!
a écrit le 31/01/2012 à 12:07 :
Un commentaire sur certains postulats des dits-psychiatres :
"En ce sens la disparition d'une entreprise indique de manière sibylline qu'on ne >>>> reconnaît plus la qualité et la valeur des individus qui la composent" : C'est totalement débile, faux et cynique quant à votre valeur dont tout les commentaires attestent. Votre travail est formidable, et j'en veux pour témoin l'ancienneté et la fidélité de nombre de vos lecteurs (dont moi depuis +20 ans). Je pense que pas un seul d'entre nous, ni même de vos confrères n'a un instant songé à remettre en cause la qualité de votre travail dont nous nous sentons les prochains orphelins. Ce dénouement provisoirement douloureux ne vous rend que plus dignes, à la hauteur du travail accompli. Franchement, vous êtes mon journal de confiance en matière économique. Mais c'est un symbole qui tombe et qui finalement fera réfléchir, précisément par votre valeur symbolique.
Dans l'air du temps, et même à l'ère du temps électronique, c'est la simple équation du papier contre l'électron qui vous rend victimes collatérales de notre sur-consommation déraisonnable où les mathématiques financières écrasent le même individu qui les a inventé. Groupez-vous en coopérative et montez le médiapart économique des ex-Tribuns :-), lancez la Fribune (Ça aussi c'est dans l'ère du temps) ! A voir les témoignages que vous récoltez, gageons que vous aurez des souscripteurs et de fidèles soutiens et abonnés d'un seul coup d'un seul. Surement des sponsors...et peut-être des mécènes. Profitez d'un dernier n° pour que l'on vous attribue une énoooorme page de pub, pour nous communiquer l'adresse ! Je sais que les conseillers ne sont pas les payeurs, mais tout de même, n'entamez pas votre dignité, ni votre VALEUR. Courage, on vous adore ! A tout de suite dans la Fribune, avec abonnement NewsLetter ! Courage, courage, courage !
a écrit le 28/01/2012 à 17:56 :
(-86 jours avant) Mille regrets ne pourront que constater la fuite en avant de notre société. Nous devons nous habituer à perdre tout ce qui fait notre culture et la qualité de nos vies. Les économies libérales, poussent à resserer tous les budgets et les gens sont conduits à une vie restrictive, canalisée. Le journal en fait les frais aujourd'hui. Cela n'est qu'une étape, où bien d'autres viendront s'échouer sur l'écueil de ce libéralisme.
a écrit le 28/01/2012 à 14:59 :
Ceux qui trouvent que la comparaison avec le deuil n'a pas lieu d'être ont tort. Toute perte renvoie à la mort. D'autre part, vivre un échec est être humilié ou autrement dit, même si l'expression est un peu passée "mortifié". Je souhaite donc bon courage aux personnes restant dans la Tribune, et surtout, ils en ont plus besoin, aux autres. Et à tous, merci.
Réponse de le 28/01/2012 à 18:23 :
Sans doute ne connaissez-vous pas les services d'oncologie et de traitements palliatifs.
Réponse de le 30/01/2012 à 16:38 :
@Oncologie. On ne connait jamais que sa souffrance. Mais il n'y a pas que celles provoquées par la maladie. Sinon pourquoi les harcellés au travail se suicideraient-ils ? Les amoureux éconduits ? Les dépressifs ? Les paysans endettés de l'Inde ? La liste serait sans fin.
a écrit le 28/01/2012 à 14:36 :
En se faisant l'avocat du diable, on peut ainsi dire que vous expérimentez le cycle complet de vie d'une entreprise...
Votre regard sera désormais différent sur l'actualité financière, sur les plans sociaux visant à maintenir une rentabilité supérieure à 10%...
J'espère que cette mésaventure renforcera chacun de vous et lui permettra de prendre recul sur l'actualité, sur ses choix personnels et politiques qui finissent toujours par avoir un impact sur la vie économique réelle.
Bon courage à tous !
a écrit le 28/01/2012 à 14:28 :
j'ai l'impression qu'aujourd'hui vous etes plutot en train de boire l'apero que de valider les commentaires !! ! ! !
a moins que le valideur soit deja parti ?
courage a vous ... vous etiez bon, restez le . !
a écrit le 28/01/2012 à 13:47 :
Suis d'accord pour souscrire à une édition électronique payante car votre journal est de loin le meilleur dans sa catégorie. Il faut continuer absolument. Nous sommes nombreux à vouloir vous venir en aide car c'est vraiment pour nous des informations indispensables.
a écrit le 28/01/2012 à 13:43 :
.............Je suis de gauche mais je dois admettre que "la Tribune" est un bon quotidien et très supérieur à son rival sarkophile "les Echos"
J'espère qu'elle trouvera un repreneur .........étonnant paradoxe ce quotidien est victime du système qu'il illustre sinon défend!
a écrit le 28/01/2012 à 13:17 :
Bonne chance à tous et courage.
a écrit le 28/01/2012 à 13:12 :
Putain lutter!..........
a écrit le 28/01/2012 à 13:09 :
Rien à dire. Le meilleur journal économique français du net. J'ai 21 ans. j'ai appris à me passioner de l'économie grâce à votre travail quotidien. Merci de perdurer ce plaisir encore lontemps. Un lecteur fidèle.

Bon courage à vous.
Réponse de le 29/01/2012 à 14:19 :
Salut Jordan - Pourquoi écrire un commentaire moi-même alors que je pourrais reprendre le tien mot pour mot? Toutefois, je ne suis pas sûr que les mauvaises surprises s'arrêtent à la disparition progressive de la presse écrite. On passera à des écrans de plus en plus petits, de l'ordinateur à la tablette, de la tablette au smartphone, avec des articles de plus en plus réduits, moins nombreux, moins coûteux à produire par deux ou trois google, et qui tendront vers le twitt pas cher. Alors, vu ton âge, bon courage!
a écrit le 28/01/2012 à 10:57 :
DEVENEZ LE MEILLEUR JOURNAL ECO DU NET , OU PLUTOT RESTEZ LE ! LA VIE NE S'ARRETE PAS , LES TEMPS CHANGENT ET LES SUPPORTS AUSSI;
a écrit le 28/01/2012 à 10:54 :
Nous continuerons à vous lire sur le net et encouragerons d'autres personnes à le faire.
Merci pour votre travail.
a écrit le 28/01/2012 à 10:48 :
Vieil adage et sempiternelle vérité:"Ce sont toujours les meilleurs qui partent."
Encore mille fois merci et bon courage.
a écrit le 28/01/2012 à 10:39 :
Merci. La version numérique est très bonne. Par contre, la comparaison avec le "décès d'un proche", "faire le deuil", ... n'est pas très appropriée. Il faudrait un jour dans ce pays que l'on comprenne (surtout pour des journalistes de presse économique) que les choses se créent, disparaissent sans arrêt. Il faut savoir rebondir. En vous souhaitant d'y arriver. Merci.
a écrit le 28/01/2012 à 10:17 :
vraiment le meilleur journal ! articles gratuits et bien détaillés.
a écrit le 28/01/2012 à 10:08 :
Des dizaines d'années au service de la propagande du capital et ça découvre la vraie vie
a écrit le 28/01/2012 à 9:53 :
Merci et bon courage à vous tous
a écrit le 28/01/2012 à 9:51 :
Je lisais avec plaisir tous les jours la version électronique. Je suis aujourd'hui attristé de cette nouvelle mais aussi culpabilisé, car je n'ai jamais contribué aux finances du journal puisque la version électronique, gratuite, correspondait exactement à mes attentes. Je ne peux m'empêcher de penser à Kodak qui, dit-on, a périclité parce qu'ils n'ont pas su prendre le virage numérique. Est-ce comparable ? Mes pensées vont d'abord et avant tout à l'équipe du journal. Bonne chance! Mais la chance ne suffit pas.
a écrit le 28/01/2012 à 9:46 :
Bonjour a toutes et a tous,je pense être raisonnable en prédisant la reprise de votre journal dans de bonnes conditions,je souhaite que votre aventure perdure,vous le méritez!!du fond de ma bourgogne cernée de vignes,je suis de tout c?ur avec vous!!
je croise les doigts!!!
a écrit le 28/01/2012 à 9:36 :
c une perte de plus pour la presse libre. ne reste plus que l autre journal, propriete du grand capital, ami du fouquet's...j achetai regulierement la tribune justement pour echaper a cet autre. j espere que la version electronique continuera encore longtemps a porter cette autre voie et suis pret a payer plus pour lire plus et différent.

a écrit le 28/01/2012 à 9:11 :
Voilà je suis triste. La Tribune, rare quotidien économique et souvent de grande rigueur intellectuel va fermer. Je suis à la fois triste et en colère. Contre moi. Car comme tout un chacun je préférais lire les articles de La Tribune sur internet que d'acheter le quotidien. Aujourd'hui c'est la Tribune, demain sera un autre. Il restera Le Figaro, Les Echos, Métro et autres gratuits, tous ceux qui ont su si bien démontrer leur servitude envers le pouvoir dominant et la domination des masses.
Alors oui, je suis triste mais je vous dit merci. Un grand merci pour votre rigueur intellectuelle c'est si rare dans le métier.
a écrit le 28/01/2012 à 8:47 :
Merci ; soyez assurés de toutes mes pensée pour que chacun retrouve une activité
et de la sérénité.
a écrit le 28/01/2012 à 8:41 :
Je vous souhaite bonne chance, mais quand on connait un les principes de Kubler Ross et qu'on les a vu en oeuvre à plusieurs reprises chez ses proches, on ne peut pas être d'accord avec cette analogie. La perte d'un job n'est pas la perte d'un être aimé.
a écrit le 28/01/2012 à 8:36 :
Je vous lis tous les jours. Avant de vous connaitre je ne lisais plus de quotidien. Gardez la foi car ce que vous avez fait de ce journal est ce dont ce pays a besoin. Je ne sais pas pourquoi la tribune est dans cet etat. Mais je suis certain que ce n'est pas a cause de vos talents. Votre avenir est pave d'or meme aulleurs. N'en doutez pas une seconde. Bravo a tous. Je suis desole de voir ce qui arrive a ce journal mais continuez sur la meme voie vous trouverez votre espace je n'ai pas l'ombre d'un doute. Gardez la foi !
a écrit le 28/01/2012 à 8:35 :
Tout d'abord merci d'avoir permis à mes voyages de passer un bon moment avec le papier. Pour l'avenir car il y a un avenir voir demain avec un nouveau ciel plus bleu pour certain moins animé pour d'autres. Un arrêt permet parfois de se poser la question sur un choix de vie.
Pour tous je souhaite un avenir qui laissera de cette expérience une épreuve qui a permis de mieux rebondir. Une pensée pour vos familles qui elles aussi vivent une épreuve, différente mais pour certaines plus dure car il ne leur restera pas l'amitiè au travail.
a écrit le 28/01/2012 à 8:25 :
Merci pour le travail accompli et le plaisir donné jour après jour au lecteur que je suis.
a écrit le 28/01/2012 à 7:55 :
Merci à tous vous allez nous manquer
a écrit le 28/01/2012 à 7:54 :
Raah quelle tristesse , je m'en veut de n'avoir jamais acheté la tribune version papier . Je lisais régulièrement la version iPhone et en étais parfaitement satisfait ( surtout depuis la dernière mise à jour ).
La version électronique continuera t'elle d'exister ? Je serais prêt à payer chaque mois pour pouvoir continuer à lire vos articles de qualité.
Bon courage et bonne chance pour la suite à toute l'équipe !
a écrit le 28/01/2012 à 7:51 :
Dommage
un journal que j'appréciai vraiment sur le fonds et la forme
bonne continuation a chacun d'entre vous
a écrit le 28/01/2012 à 7:35 :
Mais l édition numérique devrait très bien marcher, bien faite.
C mieux que disparaitre totalement.
L'édition papier, me paraissait pas assez étoffé et un peu cher...
Bon courage.
a écrit le 28/01/2012 à 6:48 :
Merci !
a écrit le 28/01/2012 à 6:34 :
Ce que vous vivez est insupportable ,cette nouvelle société du temps compte et des fonds de placements volatils est suicidaire, comment faire ? Courage .
a écrit le 28/01/2012 à 6:17 :
un de plus qui degage, le ciel s'eclairci et nous debarasse petit a petit de ces medias desinformateurs
Réponse de le 28/01/2012 à 18:31 :
Je crois que devant le désarroi que vont connaître les familles un peu de recul est toujours bon. Concernant la désinformation pour avoir, pour mon job, à une époque, vécu dans les pays de l'est je ne crois que l'on puisse dire désinformation car un pays qui va de l'Huma financé par TF1 et autres médias plus de droite que de gauche et le Figaro notre pays a encore un peu de démocrtaie dans l'information m^me si le politique tous bords confondus souhaite mieux "gérer" cet outil INDISPENSABLE A LA DEMOCRATIE.
a écrit le 28/01/2012 à 6:14 :
lecteur depuis le "nouveau journal", la tribune papier etait un rituel de chaque jour.

merci et bravo
a écrit le 28/01/2012 à 6:02 :
Il ne s 'agit pas de mon " pseudo " ( sic ! ) , mais de mon nom véritable .
Merci à toute l ' équipe pour ce trés bon journal , au moins aussi bon que
l ' " autre " !
Bon courage à chacune et à chacun , ainsi qu ' à vos familles et à vos
proches ; bien cordialement .
a écrit le 28/01/2012 à 5:12 :
C'est de loin le meilleur journal économique français. Je ne comprends pas pourquoi la Tribune n'a pas fait appel à l'aide de ses lecteurs. J'aurais volontiers souscrit même habitant à 3500 km de la France ! Ne peut-on pas reconsidérer le problème ?
a écrit le 28/01/2012 à 4:58 :
2012 ANNEE DU CHANGEMENT:ON PERD SON JOB;COURAGE DIGNITE PERSEVERANCE.
MERCI A VOUS
a écrit le 27/01/2012 à 23:33 :
dans quel monde vit-on, bonne chance a toute l'équipe un lecteur fidèle
a écrit le 27/01/2012 à 23:12 :
Tenez bon gardez espoir la roue tourne
a écrit le 27/01/2012 à 22:57 :
j'éprouve beaucoup de compassion pour vous tous et vos familles ...........
depuis plusieurs années ,je fais tous les matins une revue de presse ,vous allez énormément manquer. merci pour votre travail, je vous souhaites à tous de rebondir vu vos compétences incontestables, allez courage , restez groupés dans l'épreuve .....
a écrit le 27/01/2012 à 22:43 :
Je vous fréquente depuis 1995 . Merci, pour ces années . Je suis désolé aussi de voir la presse française s'éteindre .
a écrit le 27/01/2012 à 22:32 :
votre journal et à travers lui votre équipe allez me manquer, la tribune se meurt vive la tribune!
a écrit le 27/01/2012 à 22:19 :
Merci pour tout et bon courage
a écrit le 27/01/2012 à 21:56 :
Bonne continuation à tous, en espérant que ceux qui seront débarqués pourront rapidement retrouver du travail. La disparition de la Tribune papier va créer un vide dans le paysage de la presse éco française.
a écrit le 27/01/2012 à 21:33 :
Bigre, tout est dit. Je pense en particulier au paragraphe sur le travail de deuil... Et c'est un journaliste (non pas licencié mais qui a démissionné, ce qui change certes un peu la problématique) qui peut en témoigner. Je me retrouve totalement dans ces propos, je les vis. Je n'avais pas formulé les cinq étapes du deuil ainsi ; je serais en l'occurrence entre le marchandage et la tristesse en l'occurrence... Bon courage à ceux qui vont connaître cette très douloureuse épreuve, plus ou moins longue à passer selon les aléas, la part de chance et, surtout, la résilience de chaque individu. C'est en ce sens d'ailleurs que le tout libéralisme ne peut être la solution en matière de recherche d'emploi ou de reconversion professionnelle : pour une même bonne volonté, deux individus n'auront pas les mêmes ressors intérieurs pour rebondir. Question de mise en confiance enfant, de vécu, mais aussi de génétique. Ce qui est certain, c'est que l'on ressort profondément changé d'une telle expérience.
Concernant La Tribune, je l'ai déjà exprimé ici : c'est l'un de mes titres français de prédilection, vraiment. Je le lis même bien plus fréquemment que les quotidiens généralistes (tant leur niveau a baissé, malheureusement). J'espère que l'aventure continuera sous une forme ou une autre. Bon vent à tous !
a écrit le 27/01/2012 à 21:26 :
Une bien triste journée pour l'information et la démocratie. Libération a publié un article très touchant sur cette journée mais bizarre... la fin de La Tribune est assez peu relayée dans les autres médias... Une pensée amicale à toute l'équipe de La Tribune et bon courage à tous pour la suite!
a écrit le 27/01/2012 à 20:57 :
et MERCI a vous tous de ns avoir jusqu'a present toujours bien informe -
a écrit le 27/01/2012 à 20:55 :
J'avais plaisir a lire "LA TRIBUNE" meilleur journal du net , tres interessant , ou allons nous puiser des informations maintenant? - Je souhaite a tous de trouver un job rapidement , bon courage a vous-
a écrit le 27/01/2012 à 20:47 :
Merci pour tous ces articles publiés au long des années
Que le dragon vous souffle sur une nouvelle voie dans ce monde sinistré de l'info.
a écrit le 27/01/2012 à 20:42 :
Merci à tous, et ne lachez pas le morceau. Vos articles de bien loin les meilleurs ou parmi les meilleurs des grands médias sur l'économie et la finance.
a écrit le 27/01/2012 à 20:30 :
mon dieu que vous allez nous manquer,un jounal qu'on lisait avec .plaisir ,avec de bons renseignements de bonnes enquetes,un journal que l'on voyait .couramment dans les salons d'attente des banques.... ce n'etait pas pour rien!!!bonne chance a tous, revenez nous vite tous meme sous un autre titre ce n'est je l'espere qu'un aurevoir......
a écrit le 27/01/2012 à 20:29 :
vous allez me manquer, je suis l'actualité de l'économie grâce à vous, même si je suis loin (en Bolivie). bonne continuation à tous!
a écrit le 27/01/2012 à 20:26 :
Dommage que vous ne l'ayez pas communiqué à François Hollande, il a plein de solutions dans son chapeau magique. Bon courage à tous et merci.Nous vous rejoindrons là où vous recommencerez.
a écrit le 27/01/2012 à 19:36 :
Bien du courage à tous ceux qui ont contribué à toujours informer une population qui également vit des parcours professionnels parfois difficiles. La fin du journal est toujours une perte pour tous ceux qui veulent vivre l'actualité au quotidien. Il n'est jamais facile de quitter une entreprise qui nous a fait vivre, pas plus qu'il n'est facile de quitter les collègues. Nous vivons tous une drôle d'époque où les certitudes s'écroulent jour après jour. Mais dites vous que demain est un autre jour que je vous souhaite meilleur que ces derniers jours. Bien cordialement. JPS
a écrit le 27/01/2012 à 19:09 :
A toute l' équipe,de journalistes,
Depuis quelque temps j' ai suivi des articles de Séverine Sollier qui informait ( et je n' ai toujours rien compris) du chassé croisé à qqs centaines de milliards d' euros entre les banques privées de la zone euro et cette B;C;E ,des records absolus à chaque fois!. Comme je constate les casses multiples de ces 5 dernières années nous mettant dans une situation catastrophique et qu'il est grand temps de passer à une Sixiéme République de Révolution Citoyenne avec le Front de Gauche nous avons dans notre Programme entre autres la création d' un Pôle Public financier et bancaire avec des propositions de Caisses spécifiques concernant les PME/PMI; Le contrôle citoyen de la monnaie et des banques ainsi que des secteurs entiers stratégiques doivent être la feuille de route pour voir un peu de lumière dans cette économie capitaliste financiarisée mortifère très opaque. Certes il faut compter sur ses propres forces mais un collectif déterminé pour un mouvement d' émancipation où l' Humain est avant les finances ,reste supérieur à tout individualisme accapareur.
Dans cet article S.Freud est cité ,lui qui a écrit Malaise dans la Culture et Civilisation , nous avons avec l' Ecole de la Cause Freudienne, créé le CPCT Centre Psychanalytique de Consultations et de Traitement 40 rue de Chabrol 75010 Paris ,gratuit et limité dans le temps pour avoir constaté sur le terrain les dérives dite de la "libre-entreprise" et les terribles exclusions de ce système. Maintenant il en existe dans beaucoup de régions et même à l' étranger.
Solidaires et avec tout le Personnel ,
Salutations Fraternelles et Militantes
Michel Berdagué
Réponse de le 28/01/2012 à 6:13 :
Apres les prédateurs ,les chrarognards!!
Tous pareils!!
a écrit le 27/01/2012 à 18:15 :
Vous avez beaucoup donné pour vos lecteurs et ce, à toute heure du jour et de la nuit. Merci.
Réponse de le 27/01/2012 à 22:06 :
Et oui
a écrit le 27/01/2012 à 18:07 :
Triste jour pour la Tribune et pour le petit monde de l'Edition...
Bon courage à tous!!!
a écrit le 27/01/2012 à 18:07 :
très bon courage à vous tous : je suis passé par là !! je connais
a écrit le 27/01/2012 à 17:57 :
NOUS PERDONS UN BON JOURNAL DE LA FINANCE , VOUS ALLEZ NOUS MANQUER
Réponse de le 27/01/2012 à 21:49 :
C'est une très triste nouvelle pour moi. Bonnne continuation et tenez nous au courant.

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