Paresseux les Français ? Simplement épuisés !

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Ezequiel SCAGNETTI/REPORTERS
Ezequiel SCAGNETTI/REPORTERS (Crédits : Ezequiel SCAGNETTI/REPORTERS)
Haro sur le "French bashing" ou cette hexagonale manie d'autodénigrement systématique. A force d'asséner aux Français qu'ils sont cossards, peu autonomes et qu'ils ne prennent pas leurs responsabilités, on épuise le peu d'énergie qu'il leur reste... pour bien travailler.

Il y a quelques semaines Le Point titrait en couverture "Les Français sont-ils paresseux"? Et l'hebdomadaire d'y répondre chiffres à l'appui que les "français travaillent en moyenne annuelle moins que leurs voisins européens. Retraite à 60 ans, 35 heures et privilèges catégoriels aberrants...encore une exception française qui plombe l'économie". Autrement dit, la rengaine est toujours la même : nous sommes des cossards et finalement si notre économie se porte aussi mal c'est parce que vous et moi nous nous tournons un peu trop souvent les pouces. L'article débute même avec une citation de Victor Hugo de 1848 "la monarchie avait les oisifs, la République aura les fainéants". Comme une sorte de prophétie auto-réalisatrice.

N'en déplaise à notre confère, en 2013 l'économie a changé radicalement de visage et chacun devient expert à faire dire aux chiffres ce qu'il veut. D'une part, parce qu'il faut opposer la durée annuelle moyenne de travail où la France est au 7ème rang mondial, à la productivité horaire hebdomadaire où la France se situe au 3ème rang mondial derrière la Norvège et les Etats-Unis. La productivité française est donc l'une des plus élevées au monde. Les Français travaillent environ 1500 heures par an pour un revenu annuel par tête de 36.500 dollars quand les Américains travaillent 1800 heures par an pour un revenu annuel par tête de 44.150 dollars par an.

La France détient le record de burn-out
D'autre part, parce que tenir un tel discours par ces temps épouvantables et terrifiants de chômage et de souffrance au travail, est une insulte à ceux qui ne demandent rien tant que de travailler et de bien travailler. Dire aux français qu'ils sont paresseux, c'est comme asséner à un gamin qu'il est irrémédiablement méchant ou mauvais en classe. C'est une guillotine qui tombe comme un couperet. Comment dans ces conditions redonner un tant soit peu d'espoir à des millions de travailleurs salariés en souffrance qui ont le sentiment que ce qu'ils font n'est ni jamais suffisamment bien, ni jamais suffisamment assez ? Et les Français d'avoir été publiquement accusés par la lettre du PDG américain du fabricant de pneus Titans International. Dans sa lettre adressée fin février à Arnaud Montebourg, Maurice Taylor évoque "ces salariés français qui ont une heure pour leurs pauses et leurs déjeuners, discutent pendant trois heures et travaillent trois heures". La méthode de Taylor, surnommée le "grizz" en référence au grizzly, n'est pourtant pas aussi exemplaire. Et sa critique n'est pas justifiée. Les Français produisent 25 dollars par heure travaillée quand les américains produisent 24,60 dollars. Ce chiffre suggère que nos ouvriers ne sont pas systématiquement en train de faire une pause.

Le travail est un générateur de liens sociaux

Faut-il le rappeler ? Les Français détiennent le triste score d'un des taux mondiaux de burn out et de stress les plus élevés. Pourquoi ? Parce qu'ils sont parmi les plus engagés et les plus soucieux dans l'envie de faire du bon travail. Alors, oui, ils discutent. Mais souvent de leur job, de comment le faire mieux ou du comment on leur empêche de le réaliser aussi correctement qu'ils le souhaiteraient. Oui, ils discutent, parce que le travail est un créateur et un générateur de liens sociaux. Oui, ils font grève parce qu'ils défendent des communautés de travailleurs, leurs collègues et amis. Non, ils ne sont pas paresseux mais très affectifs et craignent, non pas que le ciel leur tombe sur la tête, mais de perdre leur travail.

A ces arguments psychosociologiques, il faut ajouter en guise de chiffres qu'avec seulement 3,7 jours perdus par an pour cause de grève dans le secteur privé les Français sont loin d'être les plus grévistes. On est même derrière les Etats-Unis ou le Royaume-Uni (IMD 2008). Le taux d'absentéisme ne cesse de reculer depuis 2007 avec 3,84% par ce qui fait seulement 14 jours seulement (Alma Consulting 2012). Notre pays est la troisième destination mondiale des investissements directs étrangers (AFII). Les Etats-Unis et l'Allemagne sont les premiers à choisir la France. Et seuls 3% des chercheurs s'expatrient hors de France, il s'agit du plus faible taux d'Europe. Enfin, une étude Regus de 2011 révèle que 50% des Français travaillent plus de 9 heures par jour et 83% d'entre eux emportent du travail à la maison. Ce taux grimpe pour les salariés des PME, soit la majorité des entreprises.

Des français épuisés... par la peur du chômage
Alors non les Français ne sont pas particulièrement paresseux...mais épuisés. L'intensification du travail et la précarité des situations créent chez nombre de salariés un état de stress préoccupant, au point que le Conseil Economique et social a décidé d'en faire un enjeu de santé publique. "Un être humain ne peut pas tenir les rythmes en étant en état de crise de nerf permanent" souligne Marie Pezé auteur de "ils ne mourraient pas tous mais tous étaient frappés". Psychologue clinicienne et psychanalyste, cette spécialiste de la souffrance au travail relève dans ses consultations un nombre croissant de salariés paniqués à l'idée de perdre leur emploi. Quant à la sociologue et directrice de recherche au CNRS, Danièle Linhart, elle évoque le concept de « précarité subjective ». Un état entretenu par les techniques actuelles du management, qui cherchent à déstabiliser, à mettre le salarié dans une situation inconfortable. Plutôt que de dénoncer la pseudo-paresse hexagonale, il faudrait veiller à faire passer des messages bienveillants et rassurants comme ceux qui veillent à féliciter et à reconnaître plutôt que de fustiger.

La viscosité du marché du travail et l'incapacité des salariés à se projeter qui en découle, appellent un changement de posture de la part des organisations. Le "soyez acteur de votre carrière" sonne comme une injonction paradoxale à l'heure où le système ne donne plus à l'individu les moyens de son autonomie. Désormais, comme dans une agriculture raisonnée, il faut aider à prendre soin des collaborateurs. Non pas par une démarche "psychologisante" mais concrète et centrée sur le travail, faite d'attention et de valorisation de la part du management, de solidarité (travailler ensemble) et de capacité à donner des signes de reconnaissance mais aussi de l'information : partage des enjeux, des difficultés, débat autour du comment on travaille ensemble et surtout du pourquoi on agit ainsi.

La démarche des petits pas responsables

C'est dans ce "pourquoi" que les objectifs pourront être partagés et la confiance nourrie. Mais c'est aussi dans la capacité à élaborer des propos autour des dysfonctionnements. Enfin, comme dans la démarche écologique des petits pas responsables, il s'agit de s'appliquer à soi-même, entre collègues une bienveillance quotidienne. Vous savez la fameuse blague lancée à celui ou celle qui court à 18h chercher son enfant à la crèche "tu prends ton après-midi?" qui n'est rien d'autre qu'une mauvaise graine plantée dans un sol déjà surchargé en culpabilité.

De simples maladresses comme celles-ci aux changements imposés d'en haut sans concertation aucune, à ces couvertures de magazine accusatrices, ce sont tous ces champs qu'il faut veiller à cultiver autrement. "Nous pouvons manger bio, recycler notre eau, nous chauffer solaire et...exploiter notre prochain. Ce n'est pas incompatible", constate Pierre Rabhi dans son "Manifeste pour la Terre et l'Humanisme" (Poche Actes sud). "Seul le changement par l'éveil de la conscience nous sauvera", conclut-il. A condition de mutualiser nos efforts. Et de refuser les étiquettes inappropriées.
 

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Commentaires
a écrit le 28/03/2014 à 18:59 :
Il et de notoriété internationale, qu'à part leur arrogance, la paresse fait partie intégrante des caractéristiques du caractère des Français. Fatigués ??? Normal, moins on travaille, moins on s'y habitue ! Donc un travail court et simple est déjà à l'origine d'une fatigue considérable chez les Français, naturellement vite stressé, donc ! Les 35 heures, le plus grand nombre de jours de vacances, d'absentéisme, de chômage, la retraite à 55 ans, etc.... ne peuvent qu'illustrer de manière significative leur paresse génétique !!!
a écrit le 21/08/2013 à 16:45 :
Nous n'en finissons pas de pleurer sur les trente glorieuses. Une époque carrément révolue.
Aujourd'hui en France, un chômage de masse, cinq million de travailleurs potentiels sans boulot, sans avenir : tous ne sont pas des fainéants. Une acculturation progressive qui n'aide pas l'ensemble des Français à prendre les bonnes décisions. Un capitalisme massif, de tout droit qui fait fi des contrôles internationaux ou des lois locales. Une terre (celle des gens : le genre humain) qui part à sa perte tellement retournée.

Oui, personnellement, je l'ai vu de mes propres yeux, les français sont de vrais bosseurs. J'ai 51 ans et j'ai pratiqué bon nombre d'entreprises dont la majorité des capitaux étaient internationaux. Ils n?avaient rien à redire sur la capacité de travail, les compétences voir la docilité de leurs employés : dans le cas contraire ils seraient partis. Et je peux vous dire qu'à 51 ans en 2013 je bosse beaucoup mieux que dans les années 80. Il faut le dire, notre productivité c'est accru de 30 à 40% en seulement 30 ans ;
Mais qui en profite vraiment ?
Nous travaillons mieux et plus vite. Mais évidement, cela à forcément des limites physiques que nos manageurs doivent comprendre. La saturation est là. C'est général. Celle des chinois ne l'est pas encore tellement leur force est inépuisable, mais elle arrivera aussi.

Il est temps de choisir vraiment le monde dans lequel nous voulons vivre. Suis-je plus riche qu?à vingt ans, non certainement pas. J?ai seulement appris car la vie est un long apprentissage. Mais la richesse sonnante et trébuchante, celle qui peut retourner un gouvernement n?est pas la mienne. Aurais-je du suivre une autre philosophie, plus hédonique ? Je ne l?ai pas fait et me suis donné corps et âme pour le travail et sa subsidiarisation promise par ma société. Le travail est une construction, une production pour l?avenir pas seulement un échange de monnaie, un salaire intemporel. Le seul problème (français) c?est que cet avenir n?a pour l?instant plus aucun sens.

C?est le mur qui nous attend. Un mur d?autant plus absolu qu?il n?est pas seulement français mais que toutes les nations s?y collent : Par tous les moyens, c?est la destruction in fine de notre habitat (notre maison) pour asseoir le pouvoir de quels uns parmi la masse. Ce n?est pas la science ou la technique qui évitera ce naufrage.
a écrit le 24/06/2013 à 10:06 :
Ha les feignants !!!,ils n'en foutent pas une ramée,et ils sont la deuxième puissance économique de la zone euro,feignants va.Vous avez comme moi traverser la France,c'est pas le Bengladesh,les propagandistes de BFM Bussiness me font rire,tiens ce matin Marcus Kerber était là,toujours du petss le prof de finances publiques.
a écrit le 09/06/2013 à 19:22 :
Le problème du temps de travail est typiquement le type de problème très mal posé. Les français travaillent quand il y a du travail d'une part et pour gagner plus d'argent d'autre part (c'est pour cela qu'il y a les heures supplémentaires) sinon ils prennent un temps partiel (comme beaucoup d'allemands). Quant aux RTT des cadres ça me fait bien rigoler ; qui compte encore les heures de travail des cadres français aujourd'hui ? Ca ne vous arrive jamais de répondre le we à votre patron avec votre smartphone parce qu'il y a eu un incident SAV ou un appel d'offres à boucler ? D'ailleurs les français travaillant à l'étranger le savent bien : quels sont ceux qui restent le plus tard le soir après les autres ? Devinez ! Evidemment que les deux seuls chiffres qui comptent sont d'une part la productivité (combien d'unités d'oeuvre produit-on à l'heure) et d'autre part le coût horaire chargé du travail. Sur le premier point on est très bon, sur le second très mauvais...et chacun sait pourquoi : on est le seul pays au monde à faire payer l'équivalent de la sécu (2/3 du budget public) avec les seuls salaires en obtenant le beau résultat que pour donner un euro à un salarié il faut que l'entreprise en dépense 2.
a écrit le 31/05/2013 à 16:37 :
Bouffée d'oxygène cet article, qui rompt avec la culpabilisation et l'auto flagellation savamment entretenue par les chefs d'entreprise. Bien argumenté et conceptualisé.
a écrit le 30/05/2013 à 21:17 :
Pour avoir ces dernières années beaucoup travaillé avec et en Pologne je peux témoigner à la fois de l'image tenace et négative de Français "toujours en vacances" et/ou "en grève". Cette caricature est malheureusement largement diffusée à l'étranger.
Dans les faits j'ai également pu faire un constat : S'il y a certes moins de jours de congés en Pologne la productivité est loin d'être celle des salariés Français et, si les RTT n'existent pas officiellement, il est très difficile de planifier une réunion ou d'avoir un interlocuteur un vendredi après midi.

En revanche une dernière caractéristique saute aux yeux: Quand les Français semblent tétanisés par la morosité et le pessimisme je ressent tout le contraire à Varsovie. Dynamisme, optimisme, assurance que demain sera meilleur qu'hier. Ce qui manque à la France ce n'est pas des jours travaillés en plus mais de la confiance. Avant tout.

a écrit le 30/05/2013 à 9:13 :
Je confirme a 100% les commentaires de "Balzac" et "Je travaille en Chine"...puisque j?y travaille également (a Hong Kong exactement)...et ils n'ont pas parlé du fameux "sick leave"...le recours au congé-maladie très utilisé dans tout le Sud Est Asiatique, comme pour se faire justice soi-même, ultime échappatoire vu les salaires et les horaires que les patrons pratiquent dans cette région du monde. Quand je demande a mes collaborateurs combien de "jours de congés maladie" ils ont « droit », ils me répondent naïvement: "environ 2 par mois"....édifiant ! Et je vous promets qu?ils les prennent?difficile d'avoir une équipe complète...

Hong Kong est pourtant a la pointe en matière de droit du travail: le salaire minimum vient de passer a 3 Euros de l'heure (ca fait rêver tous les stagiaires français qui s?expatrient en masse vers Hong Kong)...pas d'horaire hebdomadaire maximum, ni de limite d?âge pour la retraite (la quoi ?)...Travailler plus, pour...pour quoi déjà??? Le modèle rêvé des nostalgiques de l'ère Sarkozy, qui ont d'ailleurs la tête un peu trop relevée en ce moment, soit dit en passant?certains dinosaures ont du mal a s?éteindre?
Merci pour cet article qui rétablit un peu de justice et j'espère redonnera un peu de lumière aux esprits embrouillés.
Réponse de le 30/05/2013 à 9:42 :
Il y a des pays en UE ou les salariés ont droit a 2 jours de congés maladie... par an. Reveillez-vous, la France est l'eldorado du droit des travailleurs (et souffrent du burn-out quand meme!), mais il est maintenant le temps de rivaliser avec les pays de l'est de l'Europe. Bon courage!
Réponse de le 30/05/2013 à 10:26 :
Mon Cher Michel, je suis bien reveillée et le decalage horaire entre nos deux pays me donne meme 6 heures d'avance sur vous.... Je ne fais pas partie des 60 millions d'experts economiques que compte la France, mais je regarde avec curiosité et humilité ce qui se passe dans les autres societes, celles dans lesquelles j'ai eu la chance de vivre. Je constate que le modele chinois est en limite de rupture en termes sociaux (greves, accidents du travail, travailleurs pauvres, exode rural massif, catastrophes ecologiques....) et economiques (faillites d'entreprises, croissance ralentie, epuisement des ressources...). Je ne souhaite pas que l'on revienne a ce modele du 19e siècle, ni pour nous, ni pour nos enfants. On en connait les degats. Meme la chere Europe de l'Est, nouveau modele des neoliberaux et pourtant forgée avec les outils industriels et les normes sociales de l'ex-Bloc de l'Est en reviendra....
Réponse de le 30/05/2013 à 11:42 :
Si on compare avec les Chinois, les employés et ouvriers de l'Europe de l'est sont surement plus dociles et plus desespérés, et on est loin d'etre contre le mur en terme sociaux. Cela veut dire qu'un Polonais ne va pas faire la greve, car il a un credit immobilier a payer jusqu'a sa retraite, et une dixaine de candidats attendent pour prendre son poste. Le modele du 19e siecle peut etre brutal, mais il ne faut pas oublier, qu'il etait la principale source de richesse des pays occidentaux, richesse que ces pays sont en train d'epuiser en ce moment.
Réponse de le 01/06/2013 à 14:31 :
La principale source de richesse des pays occidentaux au 19e siècle, c'est les colonies.
Réponse de le 01/06/2013 à 19:10 :
Vous avez vu cela où dans le manuel du parfait Front de Gauche, ou bien dans le bréviaire de Jean Monet ? Les colonies coutaient cher et rapportaient peu, le reste est de la légende. Regardez les budgets de l'époque et en particulier les droits de tirages spéciaux.
"l?argent de la France pour la Corrèze, pas pour le Zambèze" tonnait Clemenceau, d'ailleurs le bradage de De Gaule à son origine principale dans le besoin de libérer des capacités d'investissements.
a écrit le 29/05/2013 à 14:36 :
on confond souvent le Français et le soixante -huitard, ce dernier etant effectivement, paresseux!
a écrit le 28/05/2013 à 0:09 :
Et donc voilà pourquoi, dans ces conditions, il nous faudra travailler plus longtemps puisque nous travaillons comme des chefs en vivant plus longtemps.
La politique du jusqu'à l'os.
Je ne conçois pas le dédain et la condescendance des capitalistes du CAC et de Mme Parisot qui ne semblent tenir compte d'aucun autres paramètres que les leurs. Chez eux pas de progrés de l'esprit. Seul le compte de résultat sanctionne l'humain. Le paradoxe des bourgeois ayant abolis les privilèges par la guillotine pour en inventer d'autres à leur image.
a écrit le 27/05/2013 à 17:54 :
Excellent article qui décrit des faits facilement observables pour l'expat. Il faut rappeler qu'il existe quatre types de Français: ceux qui bossent dans le prive, souvent pour des boites multi-culturelles parfois étrangères ou a l'étranger ou la Qualite du travail et la performance sont très importantes, ceux qui travaillent dans le public et semi-public (je me passerai de décrire comment ils travaillent), ceux qui en font le stricte minimum (pour qui les 32 ou 35 heures sont applicables) et enfin ceux qui ne travaillent pas du tout!!! Ces deux dernières catégories étant grandissantes, cela fait encore plus de stress a la Premiere catégorie!!!
Réponse de le 27/05/2013 à 21:05 :
au contraire vas-y décris comment ils travaillent vu qu'apparemment tu as l'air de bien connaître, sûrement pour y avoir travaillé toi-même ?!?
Réponse de le 29/05/2013 à 18:06 :
Quel dalle. On balance des poncifs et on évite de répondre. Dans un cas comme dans l'autre on montre le vide de sa pensée.
a écrit le 26/05/2013 à 11:55 :

Bravo, enfin un peu d'honnêteté intellectuelle dans un océan de "pétainisme" médiatique !!! Étant expat (professionnel) depuis plus de 30 ans, je puis vous dire que les français sont particulièrement appréciés pour l'ensemble de leurs qualités notamment leur engagement professionnel. Alors, SVP, en France, cessez ce stupide auto-dénigrement.
Réponse de le 26/05/2013 à 17:54 :
Ce stupide harcèlement médiatique
a écrit le 26/05/2013 à 3:40 :
J'ai 700 collègues chinois et côtois de nombreuse nationalités durant mon temps libre, et je peux largement vous dire que le français est perfectionniste, très engagé et ne compte pas ses heures. Après, ce n'est pas parce qu'il exige en contrepartie que son engagement soit reconnu (heures sup payées, vacances) qu'il est un mauvais salarié. De toute façon, avoir 5 semaines de congés par an n'est pas le vrai problème de l'économie française. Venez bosser avec les chinois ou les japonais, vous verrez que derrière des airs de stressés disciplinés, ils sont en général peu compétents et passent la plus grande partie de leur temps en ligne plutôt qu'à travailler. C'est peut-être d'ailleurs aussi pour ça qu'ils acceptent tout sans broncher : car au fond, ils savent que ce ne serait pas très légitime pour eux de l'ouvrir. Le seul point noir des français est leur état svt légèrement dépressif, qui fait qu'ils s'embourbent et prennent tout changement mal, comme une lourde contrainte (haaa bah ils ont encore changé le système interne de mails, encore un truc à apprendre, c'était mieux avant blabla). En Chine, on leur dit, hier c'était noir, aujourd'hui c'est blanc, ils diront tous "blanc"...MAIS continueront à faire noir (enfin gris, car ils ne savaient même pas comment faire noir en fait...). Mais ils ont la volonté de s'améliorer et de rester humble. Alors que le français, étant affectivement très engagé, aura tendance à vouloir faire son petit chef et à prendre mal chaque remarque, car elle le blessera dans son engagement. Après, ce n'est que le fruit de mes maigres observations...
Réponse de le 26/05/2013 à 9:40 :
votre observation est très exacte ,les asiatiques ne veulent pas faire d'esclandres , ils préfèrent s'adapter mais en silence , le français lui va râler , c'était mieux avant alors cela c'est le leitmotiv français , je connais des salariés qui devant l'informatique sont dépassés et des qu'on change ne ce serait ce qu'un windows hou là là , heureusement des jeunes passionnés eux informent et ne comptent pas leur temps ni leur énergie pour faire progresser les autres , meme des personnes handicapées qui se dévouent totalement a leur entreprises et aux rapports aux autres , mais les petits chefs alors là aussi c'est français , c'est un esprit de compétition et l'air de dire ' je suis plus compétent que toi et pas reconnu a ma valeur ' , en gros un chef qui serait pas a sa vraie place , je l'ai constaté aussi , mais aussi j'ai constaté avec le temps que les erreurs qui peuvent conduire a des tragédies sont souvent la faute a une inconscience ou bien encore plus sordide lié a des acquis sociaux ou là phrase laconique ' j'ai cotisé alors j'y ai droit ! , alors cela m'énerve au plus haut point , quand a la paresse que j'entend ici et là , ben faut relativiser , certains avec des salaires de 800 euro ne sont pas du tout motivés et l'image qu'ils ont de leur emploi sont souvent négatifs , les images peuvent être meme caricaturales , enfin les français eux sont des recordmans de produits antidépresseurs
a écrit le 25/05/2013 à 14:55 :
Chacun a droit d'etre épuisé, c'est naturel. Si bosser rend les francais tellement épuisés, j'ai une bonne nouvelle : vos postes de travail partent en destination pour des pays ou les citoyens sont plus resistants. Le calcul est simple - il suffit de 5-6 employés étrangers [tcheque, slovaque, polonais, hongrois], pour remplacer 10 francais dans les taches d'administration de bureau. Et en plus, ils bossent avec determination pour un salaire d'un tiers du SMIC francais. Alors... 2x moins effectifs, au moins 3x trop onéreux... mes chers amis francais, bientot vous n'aurez plus a vous fatiguer au travail, parce qu'il n'y en aura plus.
Réponse de le 26/05/2013 à 16:51 :
On parlait de vous plus haut . C'est sympa d'être venu vous vous appelez comment ?
Réponse de le 28/05/2013 à 15:48 :
Je m'appelle Michel et je suis responsable pour la relocation des postes de RH, comptabilite, service clients dans les pays de l'est de l'Europe.
Réponse de le 29/05/2013 à 9:36 :
d ailleur c est pour ça que les entreprises arrêtent de délocaliser dans l est... Que certaines sont revenus...
Au lieu de dire de grosses betises, il faut discuter avec les entreprises et se rendre compte de la réalité du marché...
Et avant de dénigré le français comme tu le fais , ils sont tres bien vu a l etranger, et oui, car plus productif, plus attentionné et capable d aidé a l evolution entreprenariale grace a sa grande gueule! en tout cas c est ce que j ai appris de mes experiences a l etranger...
Réponse de le 29/05/2013 à 15:15 :
Ah bon, les entreprises arretent de delocaliser dans l'est... eh ben elle est bonne celle-la, car depuis le debut de cette année j'ai assisté a la délocalisation de 4400 emplois environ dans 53 entreprises dites "francaises". Ceux qui ont delocalisé en 2012 avouent manquer de mots pour me remercier de les avoir aidés dans cette procedure. Alors vraiment, pas besoin de dire que je devrai discuter avec les entreprises, je le fait au quotidien, c'est une partie de mon job. L'image des francais a l'etranger c'est autre chose, ici je parle plutot de la réalité des entreprises. Et malheuresement, on peut trouver des milliers d'excuses pour les francais, mais finalement, les entreprises qui decident de delocaliser les postes administratifs n'ont qu'un seul regret - celui de ne pas l'avoir fait plus tot.
Réponse de le 29/05/2013 à 19:37 :
XD baaaaahahahahaha! je ne sais pas avec les quelles tu discutes mais dans le secteur logistique les chefs d entreprises se plaignent de la mauvaise qualité du service et de compétences offertes et ce qui a amené certaines a bougé de la bas ou pour certains la faillite...(une erreur de calcul est vite arrivé)
Il faut tout de meme faire attention a se vanter a ce genre de chose... je dis ca pour vous...( ce qui m etonne c est qu une personne travaillant dans l aide a la délocalisation se tarde a lire ce genre de magasine car ayant deja a lire alternative economique ou encore logistique magasine et bien sur le monde ce ne sont que la minorité a lire pour un professionnel comme vous etes... je dis ca je dis rien... car meme en étant étudiant dans un domaine touché par la délocalisation je le sais). Nan serieusement, mais arretons de faire du diffamatoire et disons la vérité, de l écho que j ai de la part des entreprises dans des pays étranger, le francais n est pas mauvais travailleur... ( sinon il n investirait pas en france).C est les vendeurs comme vous qui donnez cette image negative... mais bon comme on dit:" y a toujours le retour du baton!" je rapelle que les demandes de revalorisation des salaires dans ces pays ont commencé même en chine! d autre part je viens de voir les chiffres de la délocalisation en france POUR 2012: 52 entreprises, ce qui comprend :3296 emploi et pour la relocalisation: 12 entreprises avec : 245 postes et oui meme si les nombres ne sont pas important car étant un phénomene "marginal" ca montre que la qualité n y est pas mais aussi que le made in france est plus vendeur (ratio qualité/prix)...
Réponse de le 30/05/2013 à 9:12 :
Je ne travaille que tres rarement avec les entreprises du secteur logistique, la plupart c'est de l'administration RH, IT et service-client. Et vous avez raison, d'habitude je ne lis pas ce type de presse, mais un de mes clients m'a envoyé le lien de cet article. Je suis aussi tres curieux au sujet des chiffres que vous avez évoqué, car ils me semblent fortement sous-estimé, peut-etre certaines entreprises cachent leur vraies motivations de strategies RH? En tout cas, je trouve qu'apart d'etre en general parresseux, les francais ont encore un autre probleme - ils ne connaissent aucune idée de leur performance en comparaison avec le reste de l'Europe. Vous parlez de revendications d'augmentation de salaires... bien sur, on les voit ici a l'est. On trouve de plus en plus de candidat futurs-cadres, qui ne veulent plus bosser pour 400 euros pas mois... Les plus exigents demandent 700 euros et le droit a une pause dejeuner de 40 minutes [au lieu de 30 obligé par la loi]. Ca vous dit quelque chose?
a écrit le 25/05/2013 à 14:44 :
Epuisés en cette fin du mois de mai, oui ! Après le 1er mai, l'ascension, la pentecôte, les ponts et le solde de congés et RTT à prendre avant la fin du mois, on les comprend !
Réponse de le 27/05/2013 à 20:12 :
Ha ça c'est brillant comme commentaire ! On voit que tu as bien cerné la finesse du propo...
Réponse de le 28/05/2013 à 19:53 :
C'est tout simplement la réalité.
a écrit le 25/05/2013 à 10:28 :
Cela fait plaisir de lire un article objectif sur la situation du travail dans notre pays dans la tribune des capitaleux; que la preuve de du manque de compétitivité des entreprises vient de la frilosité et l' autisme des entrepreneurs et des banques franchouillards, qui sont plutôt dans la rente de situation que dans l' entreprenariat...
Réponse de le 25/05/2013 à 20:55 :
Ouch ! C'est sévère mais tellement juste ! Et je dis ça en étant entrepreneur moi-même :-)
a écrit le 24/05/2013 à 14:39 :
L'ARTICLE LE POINT S'ADRESSE A LA FONCTION PUBLIQUE ET TERRITORIALE IDEM ENTREPRISE PUBLIQUE : Semaine de 18 à -32 heures, taux d'absentéisme record (Éducation nationale 7% contre 2,9%) que des primes ont été mis en place par certaines régions pour faire venir les agents au travail, semaines supplémentaires de congés au dessus de la légalité, travail au noir, grève à répétition, etc. sans parlé qui sont surpayés pour la faible productivité et rentabilité et des super privilèges non justifiés, contrats surprotégés... Voir les nombreux rapports des économiste et cours des comptes. Très couteux et scandaleux pour notre pays en faillite cela finira aux oreilles de la société civile et là l'explosion aura lieu contre cette catégorie à la charge de l'état qui ne participe pas à l'effort de modernisation et de redressement de la France. Cette situation très inégalitaire ne peut plus durer...
Réponse de le 24/05/2013 à 15:15 :
la france est un pays très inégalitaire. le monde du travail n'y 'échappe pas aux détriments des 27 millions de salariés actifs du privé, à l'avantage de 5 millions de fonctionnaires avec un statut très discriminatoire contre la société civile... Des réformes structurelles dans l?administrations et entreprises publiques ainsi que dans les collectivités territoriales sont nécessaires si notre pays ne veut pas rejoindre l'Italie, L?Espagne, Irlande, Islande, Chypre, Grèce... mais Hollande adopte le déni de réalité de son prédécesseur par manque de courage de réformer l'état...
Réponse de le 25/05/2013 à 13:47 :
Quand vous allez dans une administration publique observez bien les personnes visibles sur place et revenez écrire que c'est des fainéasses. Le seul truc qui les fait encore tenir c'est le sens du service public. Par contre bien camouflé derrière vous trouverez pléthore de chefaillons qui en plus de ne servir à pas grand chose sont toujours derrière le cul des subordonnés. Ne confondez pas les lampistes et les hauts gradés. Seules solutions si vous ne voulez plus des fonctionnaires : ou ne voulez plus de leur activité (police, carte grise, subventions aux particuliers, dossiers personnes âgées APA, infirmières, inspecteurs sanitaires etc) ou vous les remplacez par le privé (aussi cher pour moins d'efficacité). Vous ne débitez que des lieux communs que vous avez lu et pris pour argent comptant sur le Point. Réfléchissez un peu sur ce que englobe la fonction publique et au lieu de traiter le catégorie C au SMIG de parasite regardez un peu plus, vers vos élus pour commencer et ensuite descendez petit à petit. Maintenant évidemment qu'il y a des instances et des personnels qui ne servent à pas grand chose et qu'ils faudraient déplacer dans d'autres services. Et évidemment aussi que certains (peu) abusent du système. Mais arrêtez de généraliser, de vous laisser dicter votre raisonnement par des pseudos reportages.
a écrit le 24/05/2013 à 14:39 :
C'est vrai que construire sa maison ou de la rénover ou de l'entretenir avec les collègues et les moyens de la collectivité qui nous payent c'est épuisant.On a vite mal au dos mais l'arrêt de "travail" qui suit sans jour de carence a aussi du bon.
a écrit le 24/05/2013 à 13:50 :
Les francais sont les plus engagés et les plus soucieux dans l'envie de faire du bon travail. comment le faire mieux .C'est Incroyable de tels propos car ce sont des qualites purement allemandes et non francaises. Il ne s'agit pas de travailler plus mais d'etre effecient, un mot inconnu en France.Pincement de rire de ma part.
Réponse de le 24/05/2013 à 14:27 :
mais bien sur . ! l'article est tres bien fait, chiffres a l'appui ... vous reconniasez vous dans l'intro? ou dans le dernier paragraphe sinon ?
bravo a l'auteur qui remet les pendules a l'heure. !
a écrit le 24/05/2013 à 13:47 :
Monsieur le journaliste il ne faut pas critiquer votre confrère car il a raison et vous aussi
par contre quelle est la logique du phénomène?
deux précisions en préambule

1/ Il y a deux mondes en France, ceux au 35 h ou 32 h (certains fonctionnaires) et ceux qui n'ont pas d'horaire (cadres 35% des emplois) artisans qui 60h semaine font votre "productivité".

2/Vous mélangez la situation de la personne privée et des stats macro économiques et la psychologie jusqu'à l'écologie sans transition : l'un n'a rien avoir avec l'autre, Bien sûr l'un à un influence sur l'autre mais en tirer des règles générales...non

Effectivement les français sont très productifs et travaillent peu d'heures et cela créé le burn out pour certain .... tout cela n'est pas incompatible.

la logique
financière en premier
- une entreprise est en concurrence, cela impose des prix de vente, les matières premières ont un cout , et entre ces deux contraintes ce qui est entre doit s'adapter.
- d'où un niveau cout salarial qui peu a peu se fixe au milieu, l'entreprise qui ne s'y plie pas meurt ( voir les compagnies aériennes américaines il y a quelques années)
- le cout salarial n'est pas le salaire, et en France sur un cout salarial de 100 le salarié a un pouvoir d'achat réel de 35 une fois déduits prélèvements et taxes ( IR, Foncier, TVA...)
d'où le premier facteur de burn out et de problème d?ascension sociale
En aparté, l'Allemagne est à 45 ce qui fait un pouvoir d'achat de 25% supérieur !!

En terme de relations humaines
la pression financière devient si forte dans les entreprises que qu'elle se transmet au salariés : les entreprises "riches" sont généreuses et sereines et les "pauvres" sont dures et inhumaines.

je seul facteur sur lequel on peut jouer pour donner de l'air est de baisser les charges sur les salaires...

tonton
Réponse de le 25/05/2013 à 13:50 :
Oui trop de charges. Et trop de dépenses somptuaires pour l'Etat et les Collectivités Locales (comme la propagande par exemple, oui on dit "la com". Sans parler des créations de regroupements de communes juste pour donner des postes aux barons locaux.
a écrit le 24/05/2013 à 13:40 :
Comme le dit l'auteur les chiffres on leur fait dire ce qu'on veut. La productivité, si souvent mise en avant par les rouges et syndiqués, peut se lire totalement dans l'autre sens. Elle est calculé par PIB crée par heure de travail, hors dans un pays ou les ouvriers (emplois à basse valeur ajoutée) sont tous au chomdu la productivité grimpe... ça ne veut pas dire que les français bossent, juste que ce qui devrait être au charbon sont à pôle emploi. D'un autre côté, ceux qui dessinent les voitures et ont une forte valeur ajoutée à l'emploi bossent.
a écrit le 24/05/2013 à 13:38 :
C'est hilarant de prendre de leçon de maintien d'internautes qui sont déjà sur la Tribune à 12h19, déja finit le taf ? ou 13H11, pas encore au taf ?
Marina, les français claquent leur sous comme ils le veulent. On ne vous demande pas ce que vous faites du vôtre (on s'en fout totalement je vous rassure) , on se passera de votre avis sur l'utilisation du nôtre... Vous devriez mieux surveiller votre conjoint, si ses petits yeux du matin vous intriguent (pensez au contrôle parental) , évitez de faire de sa tête béate exténuée (d'ailleurs que ne lui promettez vous pas qu'un site de cul lui promet ? ) une généralité !
Par contre, vous oubliez que le french bashing nous fatigue plus que les retours de week-ends et de RTT... La promiscuité avec la bêtise est effectivement lassante.
a écrit le 24/05/2013 à 13:37 :
Dès que nous parlions de "productivité" dans ce pays, nous sommes dans le déni des facteurs qui puissent influencer ce ratio. La façon la plus primitive de comparer la productivité d'un pays par rapport à d'autres et d'analyser le PIB / habitant en SPA (standard de pouvoir d'achat). Donc la production par habitant: Et déjà la France se positionne certes au-delà d'une moyenne européenne, mais tend à regresser par rapport à celle-ci. Puis maintenant les vrais questions se posent; pourquoi la productivité horaire est-elle si élevée et clairement supérieur à la majorité (hors lux comme d'habitude) des pays à PIB/ habitants en SPA plus élevés que la France? Je donne vite quelque exemple: 1. la réduction unilatérale du temps de travail de 39 H à 35 H par sem augemente mécaniquement la productivité de +11.4% (s'il n'y pas eu d'embauches ce qui était le cas!). 2. Chaque réduction d'effectif augmente la productivité horaire.3. Les jeunes chômeurs et retraités ne pésent pas sur les nombres d'heures et augmentent la productivité (pas à long termes, nous le verront!) 4. Le recul spectaculaire de l'activité manufacturière en France de 18 % à environ 11 % du PIB en 10 ans relève la moyenne de productivité car les autres activités sont plus productives 5. La production d'un croissance fictive du PIB par la dette de l'état augmente la productivité (par la production intérieur brut de l'état) 6. Si mme Péter dit que ", une étude Regus de 2011 révèle que 50% des Français travaillent plus de 9 heures par jour et 83% d'entre eux emportent du travail à la maison. Ce taux grimpe pour les salariés des PME, soit la majorité des entreprises.": Et bien cela veut dire que ces français travaillent plus que les statistiques officielles calculent et ainsi cela veut dire que la productivité réelle par temps de travail et bien inférieure. En résumé, si nous ne voulons pas partager le travail avec les moins productif (jeunes moins expérimentés, vieux trop nombreux ou trop usé, handicappés, travailleurs peu qualifié) en les excluant du monde nous serons pas de plus en plus stressé et tellement productif, à long termes la France regressera encore plus rapidement par rapport à nos voisins européens déjà plus productif dans l'absolu mais moins productif /h. Sortez du déni!
Réponse de le 24/05/2013 à 14:27 :
@déni...: comme quoi quand on ne reflechit pas trop on fait dire ce qu'on veut aux chiffres...commentaire ridicule et bourré d'erreurs, d'aproximations,...Vous ne savez même pas ce qu'est la productivité....Je prend juste comme exemple votre premier point : passer de 39 à 35 heures augmente automatiquement la productivité de 11.4%, ah bon ?! Vous savez faire une division c'est bien ok mais ensuite il faut bien qu'en 4 heures de moins les français produisent autant pour que la productivité augmente mais ça, ça doit être trop compliqué à comprendre. Le reste du commentaire est du même accabi. Triste. Ou vous n'avez jamais travaillé ou alors vous êtes un retraité qui n'a aucune idée du marché du travail aujourd'hui. Dans tous les cas la prochaine fois abstenez vous.
Réponse de le 24/05/2013 à 15:28 :
En réalité, mes reflections sont très intéressantes: L?effet escompté des 35 h/sem était de partager un volume de travail donné au sein de la population active. S'il y aurait eu pas, ou peu ou pas beaucoup de création d'emploi, bien inférieur à ce ratio 39/35 = 11.4 %, et bien la productivité horaire a dû augmenté, car la production, Le PIB n'a jamais baissé de 2000 à 2007 par exemple. Donc lla productivité horaire élevé en France est un symptome que la production est peu partagée. La corrélation peut se faire avec une autre mesure: le taux d'emploi qui regresse en France. De même pour le chômage; l'augmentation du chômage augmente la productivité, système de retraite: départ jeune; hausse de la productivité; diminuation de l'activité industrielle et concentration sur les derniers acteurs survivants: hausse de la productivité; exclusion des faiblement qualifiés (smic): hausse de la productivité; relance d'une croissance de la production intérieur brut par l'état et par la dette :hausse de la productivité.
Réponse de le 26/05/2013 à 9:54 :
ce que vous dites dans votre commentaire est helàs assez vrai , on maintient une pression énorme sur les salariés avec le spectre du chômage , hausse des charges ? ben le problème c'est qu'on met quand meme des salariés a la porte , il y'a quelqu'un qui paie la casse a un moment c'est l'assedic puis ensuite c'est l'état via le social qui met la main au pot , au japon on garde des salariés improductifs dans les placards , les pdg japonais disent que si ils ne faisaient pas cela le chômage serait comme chez nous a des taux de 8 a 10% , pire que cela encore cela aurait un impact négatif sur leurs charges , certes il y'a du chômage et de la pauvretés aussi au japon , mais quand meme l'état d'esprit est plus sain , meme si je déplore là aussi les otaku du travail qui vont jusqu'à se suicider pour l'entreprise , en france on y est on l'a vu depuis l'an 2000 , l'exclusion des chômeurs de longue durée , RSA , Handicapés , s'expliquent bien , on ne veut pas embaucher ces gens là et en plus on leur met des étiquettes sur le dos , en prime au delà de 6 mois de chômage pour un salarié lambda il passe pour un feignant donc on ne veut pas dans l'entreprise ou qu'il se présente , quand aux handicapés ils sont au chômage a une hauteur plus effrayante qui est de l'ordre de 27% des chiffres qui viennent de pole emploi et malgré des aides a plus soif et l'état qui en a rajouté une louche en supprimant certaines barrières , mais en imposant un BAC+2 minimum et en prime l'éviction de la catégorie C des fonctionnaire , donc avoir un diplômé handicapé qui a 45 ans et qui n'a pas eu de chance dans la vie d'avoir pu faire des études longues du a ses problèmes de santé il y'en a légion , mais nos fonctionnaires haut placé ne savent pas ce qu'est le handicap , d'ailleurs ils ne représentent pas assez d'individus a l'échelle d'un pays .. la productivité française n'est qu'un citron pressé , pressé jusqu'à plus soif au nom du dogme des charges , mais il suffit d'aller a l'étranger pour comprendre et surtout de voir que ce dogme n'est que français , car aux USA des entreprises travaillent moins de 30 heures par semaines et les salariés terminent a 16H et c'est dans le PRIVE , alors les faux problèmes .. il faut reformer le public mais aussi le privé au niveau des mentalités toutes faites et façonnées depuis 1914 ..
a écrit le 24/05/2013 à 13:11 :
fatigues de glander sur le net sur les sites de cul et de rencontre jusqu'à 5h du mat.......
fatigues des retours de WE..
fatigues des retours de rtt.....
fatigues des retours de vacances ....
fatigues de claquer ses sous en frigues et divers merdes made in china ou made in romania....
Réponse de le 24/05/2013 à 13:25 :
Bien vu, marina ! Il suffit de se rendre dans à peu près n'importe quelle entreprise le lundi matin pour constater (déplorer) le nombre d'absents (trop... "épuisés" !! par leur week-end ??) et le nombre de glandeurs qui commentent leur minable week-end autour de la machine à café... à peu près jusqu'au moment du petit break de 10 heures qui, avec un peu de bonne volonté, durera jusqu'à la pause demidi. Et après... Pffff... C'est la digestion, le verre de vin en trop bu à midi... Il n'y a plus qu'à somnoler gentiment jusqu'au moment de se tailler. Et là, surprise ! un subit regain d'énergie...jusqu'au moment de s'avachir devant les conneries à la télé. En voilà une vie intéressante, n'est-il pas ? puisés, les p'tits franchouillards ? Allons donc ! jamais "franchouillard" n'a aussi bien rimé avec "foutard". Un véritable "art de vivre" à la française, en quelque sorte !,
Réponse de le 25/05/2013 à 14:03 :
Pas grand monde sur ce forum qui a travaillé chez Mac Do ici, ou en usine à travailler à la chaine, à décharger des camions entre 10 heures et 6 h du matin, ou faire de la mise en rayon en Grande Surface, travaillé sur les chantiers, travailler en métallurgie dans un hangar ouvert à tout vent, surveillé par une machine qui compte seconde par seconde vos gestes tandis que vous êtes à la caisse en train de passer les produits de gens désagréables, dans un bureau les yeux collés sur un écran en train d'essayer d'enregistrer une montage de dossiers qui jamais ne descend, etc, en touchant un petit salaire tout en mal traité par un employeur qui ne voit en vous qu'un salaire + charges et pour qui vous n'en faites jamais assez.
Tout ça pour qu'on vous lance à longueur de journée que vous plombez le pays par votre indolence. Je ne sais ce qui est pire : les médias qui sans cesse l'affirme ou les lobotomisés qui reprennent benoîtement ce qu'ils ont lus ou entendus.
a écrit le 24/05/2013 à 12:59 :
Epuisés ? peut-être ! mais par quoi ? Trop d'heures passées à glander autour de la machine à café ou à surfer pour le plaisir sur Internet ? trop de temps consacré à essayer de se trouver une bonne excuse pour ne pas aller au boulot et pour carotter toujours un peu plus ? On savait déjà que les p'tits français moyens étaient totalement nuls en langues, pas d'une compétence débordante, aussi aimables et polis que des portes de prison (chouette, les commerçants français !) et un tantinet voleurs dans leurs prix. Maintenant on nous dit qu'en plus d'être des foutards, ces pauvres petites choses sont épuisées. C'est vrai qu'à force de glander, ça fatigue !
Réponse de le 24/05/2013 à 16:24 :
Ne prenez pas votre cas pour une généralité mon brave.
a écrit le 24/05/2013 à 12:46 :
Merci pour cet article qui va enfin à l'inverse d'un tendance fallacieuse qui se retrouve hélas dans certains médias et discours très convenus. Ce que vous énumérez à la fin est du bon sens de management qui permet de titrer le meilleur de son équipe, quel que soit le contexte. Le management, c'est au moins un profile et un métier, d'autant plus dans un environnement difficile. Votre analogie avec un enfant à qui on ne ferait que des reproches me semble très pertinente, d'autant qu'on sait ou imagine l'effet dévastateur que cela peut avoir. Tout l'enjeu dans cette période difficile est de résister à l'adversité et se serrer les coudes. Je sais, facile à dire, et pourtant ...
a écrit le 24/05/2013 à 12:22 :
Oui, sauf que travailler, même avec la meilleure des productivités, ne suffit pas. Faut-il encore travailler dans le bon sens. Et quand on une économie paralysée par un excès d'Etat et de collectivités locales, dont les services travaillent sans cohérence et pas toujours de manière utile, la création de richesse est vaine et l'on s'épuise effectivement au travail. Que l'Etat et les collectivités commencent par remettre à plat le travail de leurs services pour économiser (ou faire mieux sans plus de budget) et les français seront moins stressés et démoralisés. Alors certes, tous les problèmes de la France ne viennent pas de la sphère public, loin de là, mais ils sont directement sous la responsabilité des hommes politiques qui feraient mieux de commencer par là au lieu de prodiguer leurs bons conseils au secteur privé qu'ils étouffent sous les charges sociales et administratives.
Réponse de le 24/05/2013 à 14:04 :
la premiere phrase est juste "Faut-il encore travailler dans le bon sens". par contre vu mon experience perso, le princpal responsable n est pas l etat mais le top management des societes francaises. economie de bout de chandelles, primaute du court terme et de l esbrouffe, dirigeant heritiers (type arnaud lagardere) ou ne connaissant rien au domaine (comparez le parcours du pdg de psa et celui de VW), merpis de la technique ... tout ca nous a envoyé dans le mur
a écrit le 24/05/2013 à 12:19 :
ha! ha!qu'est ce qu'il ne faut pas lire après un mois de vacances pour tous en mai!allez faire un stage en chine ou au japon mme Péters
Réponse de le 24/05/2013 à 13:30 :
Allez y vous meme voir si à 12H19, un chinois parcours les sites économiques... D'ailleurs je suis assez étonné que les donneurs de leçon soient devant leur écran et pas au boulot, Faites ce que je dis pas cre que je fais...
a écrit le 24/05/2013 à 12:07 :
Merci pour cet article, enfin un peu de bon sens dans le french bashing ambiant. Ce dernier vient de la droite et du MEDEF dans le but d'obliger les salariés à travailler plus pour gagner autant (faut pas rêver non plus) car vous comprenez "vous êtes heureux comparé à ailleurs alors ne vous plaigniez pas" et "travaillez plus pour nous, comme ça on s'en mettra encore plus plein les poches et vous n'aurez pas un rond".

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