Wall Street termine en hausse dans des volumes limités

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(Crédits : <small>Reuters</small>)
Les places américaines ont débuté la semaine en hausse. Mais dans l'attente d'importantes statistiques publiées ces prochains jours, les marchés ont été peu animés. Le Dow Jones prend ainsi 1,08% à 8.529 points, le Nasdaq progresse de 0,32% à 1.844 points et le S&P 500 gagne 0,91% à 927 points.

La séance, conclue en légère hausse notamment grâce aux valeurs pétrolières, a été calme ce lundi à Wall Street, en l'absence de statistiques et d'actualités majeures du côté des entreprises. Les marchés attendent en outre avec prudence les chiffres qui seront publiés dans les prochains jours, en particulier les statistiques de l'emploi, la confiance des consommateurs et l'indice ISM dans l'industrie. Les volumes sont ainsi restés faibles.

A la clôture, le Dow Jones prend ainsi 1,08% à 8.529 points, le Nasdaq progresse de 0,32% à 1.844 points et le S&P 500 gagne 0,91% à 927 points.

La semaine dernière, le S&P 500 a enregistré sa deuxième semaine consécutive de baisse, une première depuis mars dernier, où il avait touché son plus bas niveau en douze ans. Les investisseurs reste indécis quant à une reprise rapide de l'activité américaine, alors que le taux d'épargne des ménages a atteint son plus haut en quinze ans.

Du côté des valeurs, les compagnies pétrolières profitent de la hausse des cours du pétrole. Ces derniers gagnent plus de 1 dollar, repassant au-dessus de la barre des 70 dollars le baril malgré l'abaissement des prévisions de demande mondiale de l'Agence internationale de l'énergie (AIE). Exxon Mobil gagne ainsi 2,40% à 70,71 dollars, Chevron progresse de 1,53% à 66,96 dollars et ConocoPhillips prend 1,44% à 42,22 dollars.

A l'opposé, Alcoa chute de 3,07% à 10,43 dollars. Le géant américain de l'aluminium est victime d'une dégradation de recommandation de la part de FBR Capital, passée de "performance de marché" à "sous-performance". Les analystes justifient cette décision par la faiblesse du marché, où l'offre est "structurelle" surabondante.

State Street prend 0,46% à 48,54 dollars. Le groupe de services financiers est la cible d'une enquête menée par la Securities and Exchange Commission (SEC). Le gendarme boursier américain le soupçonne d'infractions à la réglementation liées aux "subprimes", ces prêts hypothécaires à risques à l'origine de la crise financière mondiale.

Toujours dans le secteur financier, Bank of New York Mellon s'adjuge 1,19% à 29,71 dollars. Son directeur général, Robert Kelly, a indiqué qu'il s'attendait à de nouvelles dépréciations liées à des prêts immobiliers titrisés figurant toujours dans ses comptes. Ces actifs représentent entre 3 et 4 milliards de dollars, soit 2% du bilan de la banque. Cependant, l'établissement devrait rester bénéficiaire cette année, a-t-il assuré au journal suisse Finanz und Wirtchaft.

Microsoft progresse de 2,18% à 23,86 dollars. Le premier éditeur mondial de logiciel profite d'un relèvement de l'objectif de cours de Deutsche Bank, passant de 22 à 30 dollars. L'établissement allemand estime que Windows 7, la dernière version de son système d'exploitation, devrait connaître une adoption rapide. Par ailleurs, la firme de Redmond a engagé la banque d'affaires Morgan Stanley pour vendre Razorfish, son agence de publicité numérique. Cette opération pourrait lui rapporter entre 600 et 700 millions de dollars, selon le Financial Times.

Du côté des baisses, Apple recule de 0,33% à 141,97 dollars. Les investisseurs ont été insensibles à l'annonce du retour aux commades de Steve Jobs, l'emblématique directeur général du groupe à la pomme, après un congé maladie de près de six mois. La semaine dernière, Steve Jobs avait franchi une première étape en étant cité dans un communiqué de presse, dans lequel il se félicitait des ventes de l'iPhone 3Gs, la dernière version du téléphone multifonctions d'Apple. Il s'en serait écoulé un million d'exemplaires en trois jours dans huit pays.

Accenture perd de son côté 0,77% à 33,46 dollars. L'hebdomadaire financier Barron's estime pourtant que le groupe de conseil de services informatiques pourrait bénéficier d'une reprise de l'économie dans les prochains mois. De plus, le titre est sous valorisé par rapport au secteur. La semaine passée, Accenture a publié un bénéfice net supérieur aux attentes, à 443,97 milliards de dollars, et a relevé sa prévision de profits annuels.

Enfin, Watson Wyatt Worldwide plonge de 7,70% à 38,01 dollars. La société de conseil aux entreprises a annoncé dimanche son intention de fusionner avec Towers Perrin, opération intégralement payable en actions d'un montant d'environ 3,5 milliards de dollars. Un tel rapprochement créerait un groupe de plus de 3 milliards de dollars de chiffre d'affaires combiné employant plus de 14.000 personnes.

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